Pas un pays pour les célibataires, l’interview du casting. Matilde Gioli : "Être une femme forte ne signifie pas renoncer à l’amour"

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

« Ce n’est pas un pays pour les célibataires » est un film qui sonne presque comme une provocation dans une Italie où, compte tenu des faits, il y a de plus en plus de célibataires. Basé sur le best-seller de l’auteure de romans Felicia Kingsley, le titre arrive sur Prime Video le 8 mai avec Matilde Gioli et Cristiano Caccamo comme protagonistes. La protagoniste de l’histoire est Elisa (Gioli), une jeune mère célibataire (et de façon convaincante) qui gère le domaine « Le Giuggiole » en Toscane : sa vie va changer lorsque Michele (Caccamo), une vieille amie d’enfance qui va bouleverser ses sentiments, revient au village.

Bref, l’histoire se déroule fidèlement en suivant les canons de la comédie romantique classique, tout en recherchant une touche de modernité. « Mon personnage », explique Gioli, « croit qu’être une femme forte signifie nécessairement renoncer à la possibilité de vivre l’amour, mais c’est faux : moi aussi, j’ai vécu ces pensées dans le passé, mais j’ai compris qu’une chose n’exclut pas l’autre ». Caccamo ajoute : « Aujourd’hui, nous avons moins tendance à rêver, mais les comédies romantiques existent précisément pour cela : nous rappeler comment rêver. »

Pas un pays pour les célibataires, l’interview de Felicia Kingsley : « La romance aujourd’hui ? Des femmes qui ne cherchent pas le bonheur chez quelqu’un d’autre »

En fait, ces dernières années, la comédie romantique a connu un regain de popularité, après avoir connu un âge d’or entre les années 1990 et 2000. Mais, à la lumière de ce retour, quels sont les ingrédients de la parfaite comédie romantique contemporaine ? « Felicia est parfaite », explique la réalisatrice Laura Chiossone, « car elle travaille sur les canons du genre mais aussi sur le renversement des stéréotypes. Elle met souvent en scène des femmes très fortes et des hommes fragiles, prêts à aimer à tout prix. De plus, les femmes de Felicia sont finalement un sujet érotique, pas un objet ».