comment le Foro Italico va changer de visage pour devenir une arène du futur

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

A Rome, le La manie du pécheur: une fois épuisés les quelques jours de repos après le triomphe à Madrid, le n°1 mondial débarque dans la capitale et investit la scène capitoline. Ail Internationaux italiens le bleu, grand favori de la veille compte tenu de l’absence de son grand rival jusqu’à nouvel ordre Carlos Alcaraz en raison d’une blessure au poignet, il tentera d’entrer à nouveau dans l’histoire, en essayant de battre d’autres records dans un Foro Italico qui change de plus en plus de visage, en élevant la barre des services et du prestige pour viser le rêve qui a toujours été déclaré par le président de la Fédération italienne de tennis et de padel, Angelo Binaghi: devenir le cinquième Chelem avec l’Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon et l’US Open.

Sinner poursuit Panatta, Djokovic et Nadal : les records qu’il peut battre à Rome

Dans une saison jusqu’ici caractérisée par 30 victoires et seulement 2 défaites, à Rome, Jannik Sinner vise à ramener le trophée du simple messieurs en Italie 50 ans après le triomphe de Adriano Panatta (l’année dernière, le succès de Jasmine Paolini est survenu 40 ans après celui de Raffaella Reggi). Mais dans l’assiette, il n’y a pas que la gloire « nationale »: en remportant les Internationaux italiens, le Tyrol du Sud compléterait également ce qu’on appelle « Carrière Golden Masters »ou le sceau dans les neuf Maîtrise 1000 (Indian Wells, Miami, Monte Carlo, Madrid, Rome, Montréal/Toronto, Cincinnati, Shanghai et Paris). Un seul joueur de tennis a réussi cela dans l’histoire, Novak Djokovic: le Serbe l’a même réalisé deux fois en 2018 et 2020. Pour donner une idée de l’ampleur de l’exploit, Roger Federer et Rafael Nadal n’ont jamais réussi à boucler le cercle des Masters dans leur carrière : le Suisse manque de Monte Carlo et de Rome, l’Espagnol de Miami, de Paris et de Shanghai.

Grâce à l’absence d’un spécialiste de la terre battue comme son rival Alcaraz (qui l’a battu en finale à Rome et à Paris l’année dernière) et à la conscience acquise de ses capacités sur cette surface, l’élève de Simone Vagnozzi Et Darren Cahill le mois prochain, il pourra faire leen plein air de la saison européenne sur terre battue, apposant sa signature sur l’incroyable poker de Monte Carlo, Madrid, Rome et Roland Garros. Un chef-d’œuvre créé une seule fois dans l’histoire du tennis, évidemment par le roi de la terre battue rouge, Rafael Nadal, en 2010. Si Sinner réussissait, il ne lui manquerait qu’un trophée à inscrire au tableau pour « clôturer le jeu » : la médaille d’or aux JO, épreuve à laquelle il n’a jamais participé dans sa carrière.

Le restylage à 160 millions pour le Foro Italico : ce qui change

La « maison » des Internazionalei, le Foro Italico, a subi cette année une restylagerésultat d’un investissement d’environ 160 millions d’euros. Le tournoi peut désormais compter sur 21 champs répartis sur 20 hectares : 19 au Foro et 2 à Lungotevere, auxquels s’ajoute l’emblématique de la Piazza del Popolo, protagoniste de certains matchs de pré-qualification et d’entraînement. Les plateaux se concentrent autour des trois « principaux », qui restent le cœur du Masters 1000 Capitolin : le Champ centralla nouvelle BNP Paribas Arena, qui remplace ce qu’était la Grandstand Arena l’année dernière et qui se déplace à l’intérieur du Stadio dei Marmi avec une capacité accrue pour dépasser 7 mille spectateurset enfin le Super-arène de tennisdéménagé du côté de la Centrale, à côté de l’ancienne Auberge de Jeunesse.

La capacité totale du site garantit bien 12 mille spectateurs au total plus que l’année dernière. En attendant la « nouvelle » centrale, dont les travaux débuteront en juin et comprendront la couverture, la toiture indispensable. Ce sera une bonne protection mobile 1 800 mètres carrés. Autres 6 500 sera fixe et donc la couverture, globalement, aura unextension de 8 300 mètres carrés et devrait être prêt d’ici l’édition 2028.

Cinquième Chelem en Italie : utopie ou hypothèse réaliste ?

Améliorations et investissements visant à donner du prestige au mouvement du tennis italien, en pleine expansion, également du point de vue organisationnel : notre pays accueille en effet depuis des années les finales de l’ATP (l’événement de fin d’année du tennis masculin), la Coupe Davis et a obtenu depuis 2028 la licence d’un nouvel ATP 250 sur gazon (le lieu n’a pas encore été officialisé).

À cet égard, pendant des années le président de la fédération italienne de tennis et padel, Angelo Binaghi poursuit l’idée de élever les Internationaux italiens au rang de cinquième Grand Chelem. L’objectif est d’insérer l’événement romain dans le petit cercle d’élite qui comprend l’Open d’Australie, Roland Garros, Wimbledon et l’US Open, un changement qui réécrirait plus d’un siècle de traditions mondiales du tennis. Outre la tradition et le calendrier saturé (10 Masters 1000 en Arabie saoudite seront ajoutés à partir de 2028), le rêve de Binaghi se heurte à un autre obstacle majeur : le Foro Italico a peu de marge de progression. Mais le président de la Fédération est prêt à sacrifier les statues de marbre du terrain emblématique de Pietrangeli pour créer un nouveau club « dans n’importe quelle partie du territoire national et sur n’importe quel type de surface », comme l’a déclaré dans une récente interview à l’agence de presse AP, ajoutant : « Si notre objectif est l’excellence, nous ne pouvons pas rester liés exclusivement au Foro Italico, qui souffre de graves problèmes critiques liés aux connexions et aux installations temporaires ».