Troisième canicule en Italie et en Europe : plus de 40°C et chaleur étouffante prolongée jusqu’au 20 juillet

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Depuis mercredi 8 juillet L’Italie est officiellement entrée dans l’emprise de troisième canicule de la saison estivale. L’expansion deAnticyclone africain cela provoque déjà des températures élevées, avec des températures maximales atteignant i 38-39°C sur une grande partie des plaines du centre-nord. Les prévisions à moyen terme indiquent qu’il ne s’agira pas d’un phénomène passager : la phase météorologique extrême actuelle est en marche prolongé et, malgré une très légère baisse de température attendue durant le week-end, la chaleur va encore s’intensifier à partir de lundi. La stabilité atmosphérique persistera sur le bassin méditerranéen au moins jusqu’au 18-20 juillet selon les zones.

Ce qui rendra également le scénario météorologique particulièrement grave sera le phénomène de nuits tropicalesc’est-à-dire les nuits pendant lesquelles la température minimale enregistrée par les stations météorologiques il ne descend jamais en dessous de 20°C. La persistance de la couverture à haute pression empêchera le rayonnement nocturne naturel de la chaleur accumulée par le sol pendant la journée, en maintenant des taux d’humidité et des températures élevés même le soir et la nuit, augmentant ainsi la perception de inconfort bioclimatique.

Régions italiennes les plus touchées et températures attendues

La première partie de cette vague touche largement les plaines du nord et du centre, mais la deuxième phase, plus intense, attendue pour le la semaine prochaine déplacera son axe principal vers le Centre-Sud et grandes îles. Dans ces zones, la montée de l’air chaud subtropical déterminera des valeurs exceptionnelles : l’attention se portera notamment sur zones intérieures de la Sardaigne et des Pouilles mais en général du Centre-Sud, où le thermomètre peut dépasser le seuil de 40/41°C.

En regardant les cartes des principaux modèles, vous pouvez voir comment des isothermes extraordinaires sont prédites jusqu’à +24°C et localement +28°C à l’altitude de référence de 850 hPa (environ 1 500 mètres) au cours de la période 13-17 juillet. Cet excédent thermique structurel signifie que la même dynamique qui, il y a vingt ans, aurait provoqué une canicule normale avec des valeurs de +20°C ou +22°C à 1500 mètres, se traduit aujourd’hui par sommets extrêmes au sol en raison du réchauffement climatique et de l’augmentation de la chaleur emmagasinée dans les couches atmosphériques inférieures.

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L’Europe à nouveau touchée par une canicule anormale, des températures supérieures à 44°C en Espagne

L’anomalie climatique n’épargnera pas le reste du continent européen et le bassin versant de Méditerranée occidentale. La cause synoptique de cette configuration réside dans la mise en place d’une vaste zone dépressionnaire définie et isolée. goutte froidesur l’océan Atlantique, à l’ouest du Portugal et du golfe de Gascogne. La rotation dans le sens inverse des aiguilles d’une montre de cette structure de dépression fonctionnera comme une vraie catapulte thermiqueattirant et poussant l’air chaud directement de l’Afrique du Nord vers l’Europe.

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Le flux subtropical frappera d’abord complètement le péninsule Ibérique avec des températures maximales prêtes à toucher je 42-44°C entre l’Andalousie, la Castille-La Manche et l’Aragon. A partir du week-end cette masse d’air bouillante se déplacera également vers France et Allemagne: Paris pourrait connaître à nouveau des valeurs de 37/38°C pendant plusieurs jours avec un pic attendu le lundi 13, tandis que dans la région bordelaise et dans le centre de la France les températures dépasseront à nouveau les 40°C. Plus au sud, la source même de cette masse d’air, entre le Maroc et l’Algérieenregistrera les températures les plus élevées de toute la zone, avec des pics maximaux prêts à monter jusqu’à 48°C dans les zones sahariennes et subsahariennes avant que le flux ne remonte vers les latitudes moyennes européennes.

L’impact sur la santé et la déclaration de l’OMS

Les conséquences sur le terrain de cette stabilité atmosphérique et thermique prolongée ont poussé lesOrganisation mondiale de la santé (OMS) de publier une déclaration officielle très claire. L’OMS a souligné le risque grave pour la santé publique associé à ce phénomène météorologique généralisé, avertissant que des semaines encore plus meurtrières des problèmes pourraient survenir dans la région européenne si les mesures de prévention ne sont pas rapidement mises en œuvre.

Les données épidémiologiques indiquent qu’une exposition prolongée à des températures constamment supérieures 35-38°Cassocié à des niveaux d’humidité élevés qui génèrent des conditions de sensualité intenseaugmente considérablement le stress cardiovasculaire et les taux de mortalité, en particulier parmi les personnes vulnérables telles que les personnes âgées, les nouveau-nés et les personnes souffrant de maladies chroniques. Les bulletins quotidiens émis par ministère de la Santé ils s’appuient précisément sur la traduction de ces paramètres physiques (température, humidité et rayonnement solaire) en indices d’inconfort bioclimatique, afin d’alerter les systèmes de santé locaux avant que la structure du bloc anticyclonique ne soit définitivement rompue.

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Combien de temps durera la canicule et quand finira-t-elle ?

Pour un changement de décor globalement et le retour à des températures plus douces devra peut-être attendre le début de la saison troisième décade de juillet, environ à partir du 19-20. En fait, les projections de modélisation à long terme montrent un possible changement dans la circulation générale : ces mêmes dépressions atlantiques qui resteront isolées à l’ouest de l’Europe jusqu’au milieu du mois – agissant comme une pompe à chaleur – pourraient enfin percez au cœur du Vieux Continent. Si cette tendance se confirmait, l’entrée de ces distorsions bariques entraînerait une plus grande dynamisme atmosphériquece qui se traduirait par une première baisse marquée des températures et le retour des pluies et des orages dans toute l’Europe et le nord de l’Italie.