Le tombeau d’un prince guerrier du 6ème siècle avant JC qui a réécrit la carte de l’antique Picenum a été découvert

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Un nouveau complexe funéraire monumental du VIe siècle avant JC a été découvert à Sirolodans les Marches, dans la zone de la nécropole Picena de Conero. La découverte, révélée lors d’enquêtes d’archéologie préventive coordonnées par la Surintendance d’Archéologie, des Beaux-Arts et du Paysage des Provinces d’Ancône et de Pesaro et Urbino et réalisées par ArchéoLab en collaboration avec la municipalité de Sirolo, offre une opportunité importante d’approfondir la connaissance de Aristocraties picènes et leur organisation sociale il y a au moins 2500 ans.

LE Picéni ils faisaient partie des peuples italiques qui peuplaient la péninsule avant la conquête romaine. Ils vivaient parmi le présent Marches et Abruzzeset pendant l’âge du fer, entre le Xe et le IIIe siècle. à. C. ils développèrent une civilisation originale et raffinée, qui vint plus tard intégré avec l’expansion romaine. Les Piceni étaient connus pour leur tradition guerrière et pour leur animal totem, le pic, d’où ils tiraient leur nom, également représenté sur les armoiries de la région des Marches.

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La découverte de Sirolo a permis dans un premier temps de réinsérer le tombeau du célèbre guerrier trouvé ici en 2020. Le personnage a été enterré avec un riche mobilier funéraire composé d’un casque, d’une lance, d’une épée, d’un poignard, d’une cruche en bronze de tradition gréco-étrusque et d’un très rare diphrosun tabouret pliant symbole de prestige dans l’Italie préromaine. De nouvelles investigations démontrent désormais que cette sépulture faisait partie d’un cimetière noble plus vaste développé autour d’un tombeau princier monumental.

Au centre du complexe on a identifié grande sépulture masculine contenant les restes d’un currusun char à deux roues probablement placé intact dans la fosse funéraire. Le char représente l’un des principaux symboles du haut rang du défunt. Le kit comprend également un casque, une hache et d’autres armes, ainsi que quelques trouvailles encore en cours de restauration qui pourraient offrir de nouvelles informations sur les formes de représentation du pouvoir dans le Picenum du VIe siècle avant JC.

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Les fouilles ont également révélé un élément inédit. Contrairement aux autres grands cercles funéraires de la région, délimités par un fossé circulairele nouveau monument trouvé à Sirolo était entouré d’un palissade en boisdocumenté par une succession régulière de trous de poteaux dans lesquels des fragments de céramique sélectionnés avaient été déposés. Certains grands récipients en bronze trouvés dans le tombeau princier sont également particulièrement intéressants. Encore fermés par des couvercles en céramique, ils conservent des matières organiques, des fragments de céramique et des restes d’ossements d’animaux, probablement liés au banquet funéraire ou aux offrandes alimentaires destinées au défunt. À côté de la sépulture principale, a également émergé une riche tombe féminine, avec des fibules avec des éléments en ambre encore dans leur position d’origine sur les vêtements, des restes de tissus et des chaussures. Ces éléments contribueront à reconstituer les pratiques rituelles et les manières dont le prestige féminin s’exprimait au sein de l’élite picène.

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Selon les archéologues, le nouveau complexe monumental élargit considérablement l’extension connue de la nécropole de Conero et offre, pour la première fois, la possibilité d’étudier l’ensemble d’un noyau aristocratique, en reconstruisant son organisation, ses relations hiérarchiques et son rôle au sein des réseaux d’échange qui reliaient la moyenne Adriatique à l’Italie centrale.

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