« The End of Oak Street » avec Anne Hathaway et Ewan McGregor : une aventure terrifiante entre dinosaures et tensions cachées
Cet été 2026 est vraiment très chaud, non seulement en termes de températures mais aussi en termes de fréquentation du cinéma. La programmation et la proposition de titres de grand attrait pour le public cette année ne s’arrêtent pas et, cette semaine aussi, un titre qui mérite d’être vu arrive en salles, notamment sur grand, grand écran.
En effet, le 12 août sortira dans toute l’Italie « The End of Oak Street », le nouveau film réalisé par David Robert Mitchell et produit par JJ Abrams qui est une aventure à couper le souffle entre sauts dans le temps, réflexions sur la société et la famille contemporaines et divertissement de haute qualité.
« The End of Oak Street », de quoi parle le nouveau film avec Anne Hathaway
Les protagonistes du film sont deux acteurs très appréciés : le premier est Anne Hathaway, qui vit véritablement un moment en or dans sa carrière (et dans sa vie privée étant donné qu’elle attend un enfant) et, après les gloires du Diable s’habille en Prada 2, elle continue d’être protagoniste sur grand écran pendant des mois avec des films tous importants (et The End of Oak Street n’est même pas le dernier). On est sûr que l’actrice, qui incarne ici Denise Platt, une épouse insatisfaite et ennuyée, qui rêve de déterrer son « grand roman » enfoui trop longtemps dans un tiroir pour oublier la frustration d’une vie coincée dans la routine habituelle. A ses côtés, dans le rôle de Greg Platt, son mari, on retrouve Ewan McGregor, toujours très présent sur scène, qui se retrouve ici dans le rôle d’un homme d’âge moyen, lui aussi un peu fatigué comme l’épouse d’un mariage où la magie s’est perdue et qui s’en sort après avoir abandonné ses rêves et ses ambitions, essayant de s’en sortir en livrant des pizzas à domicile malgré avoir la possibilité de faire autre chose.
Le couple a également deux enfants adolescents, Audrey et Brian, interprétés par Maysi Stella et Christian Covery, totalement conscients de la situation précaire du mariage de leurs parents et donc inquiets et agités. Cependant, les inquiétudes de tous les membres de la famille Platt, même s’ils ne peuvent l’imaginer au début du film, sont sur le point d’être énormément réduites par ce qui va leur arriver.
Le film de Mitchell commence un beau dimanche de printemps des années 1980, un de ceux où, dans une banlieue américaine typique, est célébrée une fête de quartier, un événement qui nous permet de comprendre immédiatement quel genre d’endroit est Oak Street, le pâté de maisons où vit la famille Platt. C’est un quartier très propre, soigné, bien rangé, où vivent des familles de petite bourgeoisie qui n’aspirent qu’à la bienséance, au calme et, en conclusion, à ne se laisser déranger par aucun événement soudain de la vie. Il y a donc les petites familles apparemment harmonieuses et heureuses comme les Platt, qui en réalité sont rongées par le silence et la frustration, les voisins ennuyeux qui ont toujours de quoi se plaindre, la vieille femme qui a eu une vie aventureuse et connaît bien le monde, à qui on peut demander conseil et avec qui on peut espérer ouvrir des horizons qui dépassent son petit jardin très propre. Tout comme prévu.
Adreanlina, spectacle et citations
Et, comme le veut le scénario de tant de films à haut rythme d’action et de suspense, à un moment donné, tout à coup, cette quiétude apparemment placide est bouleversée par un événement incroyable. Ce beau quartier peuplé de bonnes gens est projeté dans une préhistoire terrifiante peuplée de monstres primordiaux, des dinosaures réalistes, énormes, horribles et, pire encore, perpétuellement affamés.
Et c’est à ce moment que commence l’aventure époustouflante pour la survie de Denise, Greg, de leurs enfants et de leur quartier. Loin d’une fête de quartier avec des limonades et des courses en sac : il faut maintenant dépoussiérer le sentiment de famille et de communauté et mettre en pratique, dans les moments les plus désespérés, le concept de « l’unité fait la force ».
En une heure quarante minutes d’aventure il y a tout ce qu’on peut demander dans un film en salles le 15 août : du divertissement, sauter sur la chaise, d’horribles et énormes monstres primordiaux sans cerveau mais avec un estomac insatiable, une esthétique années 80 qui lui donne un autre élément troublant, entre le parfum de la nostalgie et celui de la catastrophe qui se préparait. Et encore : des citations cinéphiles (à commencer par les plus évidentes qui rendent hommage à Spielberg, mais pas seulement) et quelques protagonistes qui font toujours leur part, avec Anne Hathaway qui contribue à donner une touche d’éloignement supplémentaire, ne dédaignant pas finir à certains moments volontairement par excès en se plongeant dans la terreur de Denise, mais s’arrêtant toujours un instant devant la caricature.La fin d’Oak Street c’est un film qui implique et divertit sans prétention d’approfondir mais avec un grand côté spectaculaire : parfait pour cette saison.
Note : 6,8
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