UN terrarium (ou terrarium) peut être considéré comme un véritable « aquarium terrestre » à l’intérieur duquel vivent non pas des créatures aquatiques, mais des plantes de toutes sortes. À l’intérieur, en fait, nous pouvons en recréer un vrai écosystème miniature presque entièrement autosuffisante, avec un microclimat précis qui régule la température interne et le cycle de l’eau et des gaz nécessaires à la survie et à la croissance des plantes. Dans certains terrariums, un microfaunec’est-à-dire de minuscules organismes qui vivent dans le sol et entretiennent la décomposition.
Mais qu’est-ce qu’au juste un écosystème? C’est l’ensemble de tous les facteurs environnementaux (tels que le sol, la lumière, l’eau, le climat) et de tous les organismes vivants qui le composent, qui interagissent dans un espace donné en échangeant matière et énergie. Une forêt, par exemple, est un écosystème, tout comme une prairie, avec ses fleurs et ses abeilles qui butinent. Un terrarium fait exactement la même chose, à plus petite échelle, avec tous ses équilibres.
Qu’y a-t-il dans le pays du terrarium
En regardant un terrarium de côté, le sol ressemble à une toile peinte, avec différents substrats superposés. Ce n’est pas un hasard : chaque couche a une fonction.
Que inférieur c’est fondamental, car dans un sol saturé l’air ne passe plus entre les pores, et les racines restent sans oxygène, un peu comme nous quand on retient trop longtemps sa respiration sous l’eau. Pour cette raison, on utilise des matériaux volumineux, poreux et stables, comme le gravier ou l’argile expansée, la fibre de coco ou la tourbe, qui retiennent l’humidité. La couche, qui peut être allégée avec de la perlite ou de la pierre ponce (utile pour favoriser l’aération des racines) est nécessaire au drainageet récupère l’excès d’eau.
Au-dessus de cette couche se trouve superficielle véritable substrat, où les racines s’ancrent et absorbent l’eau et les nutriments : un mélange de terre, de fibre de coco et de sable qui combine ancrage, rétention d’eau et aération.
Imaginons un panier de ballons : en bas il y en a de grands, qui laissent de grands espaces vides ; au-dessus des balles de tennis, plus petites et plus denses. En versant de l’eau, elle passe à travers les boules et s’accumule en dessous, entre les boules, tout comme dans le sol, où elle tombe par gravité dans la couche de drainage et empêche la stagnation au niveau des racines.
Du climat au microclimat
Un autre facteur important est le climat.
Le climat est défini par de multiples éléments – température, humidité, pression, vent, précipitations – qui, ensemble, établissent les conditions atmosphériques. Tous ces éléments, bien équilibrés, sont essentiels à la croissance d’une plante : dans les déserts africains, où le sable dépasse les 70 °C et où les précipitations sont rares, la végétation peine ; dans la forêt amazonienne, avec une humidité proche de 100 %, les arbres de la Dassociazione excelsa atteignent 80 à 90 mètres, comme un gratte-ciel de 25 à 30 étages.
Dans un terrarium, on parle cependant de microclimatcar les conditions qui s’y établissent ne valent que là-bas et diffèrent de celles de l’extérieur. C’est un équilibre très délicat : même lors de la maintenance, chaque échange avec l’environnement doit être calculé pour ne pas le compromettre. Les deux facteurs clés à surveiller sont leshumidité relative et le température.
L’humidité et le cycle de l’eau
LE’humidité est la quantité de vapeur d’eau dispersée dans l’air. Et l’eau est l’un des « ingrédients » essentiels d’une plante : elle transporte les nutriments jusqu’aux feuilles les plus hautes et permet la photosynthèse. Les plantes d’un terrarium ont cependant très peu besoin d’eau, car elles l’obtiennent presque toutes seules grâce à la transpiration. Mais en quoi consiste ce phénomène ?
Depuis les feuilles, à travers de minuscules ouvertures appelées stomates, les plantes libèrent continuellement vapeur d’eau. Cela ressemble à un gaspillage, mais c’est précisément cette lente perte qui permet à la nouvelle eau d’être absorbée du sol. Cela fonctionne comme une seringue : lorsque l’on tire sur le piston, un vide se crée, une pression négative qui aspire le liquide à l’intérieur. De même, l’évaporation des feuilles génère une pression négative qui, combinée à d’autres forces, aspire l’eau des racines jusqu’à la canopée.
Qu’arrive-t-il à cette vapeur ? Dans une forêt, il se disperse dans l’air ; dans un terrarium fermé, il reste cependant piégé. Il rencontre les parois de verre les plus froides et se condense pour redevenir liquide. Les gouttelettes glissent jusqu’au sol, y pénètrent et s’enrichissent en nutriments : l’eau est prête à être à nouveau absorbée. C’est un système de recyclage tellement efficace que certains terrariums fermés n’ont besoin d’être arrosés qu’après des mois.
À quelle fréquence faut-il l’arroser ?
Il n’y a pas de règle unique. La fréquence dépend du climat de l’environnement dans lequel on conserve le terrarium (plus il est sec, plus il doit être humide souvent), du type de plante (une succulente nécessite beaucoup moins d’eau qu’une tropicale), de la composition du sol et de la configuration du terrarium, qui peut être ouvert ou fermé. Les terrariums ouverts, qui échangent de l’air avec l’extérieur, nécessitent des arrosages plus fréquents que les terrariums fermés, où l’humidité reste scellée à l’intérieur.
Température et lumière : le bon équilibre
Tous les terrariums partagent une caractéristique : ils sont presque toujours fabriqués en matériau transparent verre. La lumière est en effet essentielle à la photosynthèse, avec laquelle les feuilles, grâce à chlorophylletransforment le CO2 en molécules organiques – les éléments constitutifs des branches, des racines et des fruits.
Cependant, trop de lumière constitue un problème car elle augmente la température et accélère le cycle de l’eau. Avec une chaleur excessive, les feuilles transpirent davantage et la terre s’évapore davantage : l’air se sature de vapeur et beaucoup de condensation se forme sur les murs. Ce n’est pas bon signe, car l’excès d’eau favorise moule. Au contraire, un climat trop froid ralentit tout. Il n’existe pas qu’une température idéale : elle dépend de la plante et de son environnement d’origine. Le verre aide précisément parce qu’il absorbe et libère lentement la chaleur, maintenant ainsi les conditions stables.
Le cycle de la matière : détrivores et décomposeurs
Le sol stocke également les nutriments minéraux que la plante utilise pour croître. Dans la nature, lorsque les plantes et les animaux meurent ou perdent leurs feuilles et leurs racines, leur matière organique est « transformée » et restituée au sol sous forme de nouveaux minéraux, selon un cycle continu. Deux équipes y réfléchissent. LE détrivores – comme les vers de terre, les escargots, les cochons de terre – ils hachent la matière morte : dans son intégralité elle serait difficile à dégrader, un peu comme manger une pizza en une seule bouchée. LE décomposeurs les nutriments réels (en particulier les bactéries et les champignons) les transforment ensuite en nutriments inorganiques. Sans eux, le cycle s’arrêterait et, une fois les minéraux épuisés, les plantes puis les animaux disparaîtraient.
Microfaune et terrariums bioactifs
Et dans un terrarium ? Il existe deux manières : ajouter des engrais périodiquement ou en insérer un microfaunec’est-à-dire de minuscules organismes qui vivent dans le sol et entretiennent la décomposition. Dans ce deuxième cas le terrarium devient bioactif: beaucoup plus stable et presque indépendant des interventions extérieures.
Il y a deux invités typiques : les premiers sont moi Collembolespetits arthropodes qui se nourrissent de champignons et de moisissures et, grâce à leur reproduction très rapide, bloquent leur prolifération dès leur apparition. Ces derniers sont les isopodesles cochons de bois, détrivores qui fragmentent les feuilles sèches et le bois en décomposition. Ensemble, ils forment une véritable « équipe de nettoyage » qui maintient l’équilibre et enrichit le sol en azote, phosphore, potassium et calcium. Grâce à eux, nous pouvons reproduire chez nous le même cycle de la matière qui se produit dans la nature.

C’est la beauté d’un terrarium fermé et bioactif: un petit monde où la matière et l’énergie circulent par cycles, et où l’on peut garder un petit bout de nature à l’intérieur de sa maison.