La Banque centrale européenne a décidé aujourd’hui, 18 décembre, de maintenir inchangés les trois taux d’intérêt de référence : 2 pour cent sur les dépôts, 2,15 pour cent sur le refinancement principal et 2,40 pour cent sur les prêts marginaux. C’est la quatrième fois consécutive que l’institution bancaire basée à Francfort décide de ne pas modifier ses taux depuis juin dernier, après les avoir réduits de deux points de pourcentage à raison de huit baisses en un an.
La BCE relève ses estimations du PIB de la zone euro : +1,4% en 2025
La Banque centrale européenne a adopté une évaluation plus optimiste de l’économie de la zone euro, qui a fait preuve d’une bonne résilience face aux chocs commerciaux mondiaux. Face à cette résilience, l’institut de Francfort a revu à la hausse ses estimations de croissance pour la zone euro et a réaffirmé que l’inflation devrait se stabiliser à l’objectif de 2% à moyen terme. Une lecture qui, en fait, semble réduire la marge de manœuvre pour de nouvelles baisses de taux à court terme.
La croissance économique devrait être plus forte que les projections de septembre, tirée notamment par la demande intérieure. Après une révision à la hausse, elle s’établirait à 1,4% en 2025, 1,2% en 2026 et 1,4% en 2027, niveau auquel elle devrait se maintenir en 2028. « La croissance économique – lit-on dans le communiqué du Conseil des gouverneurs de la BCE – devrait être plus soutenue que les projections de septembre, tirée notamment par la demande intérieure ».
L’inflation est stable à 2 pour cent à moyen terme
Les dernières projections de l’Eurosystème « indiquent une inflation globale de 2,1% en moyenne en 2025, 1,9% en 2026, 1,8% en 2027 et 2,0% en 2028 », explique la BCE. L’inflation nette de la composante énergétique et alimentaire serait en moyenne de 2,4% en 2025, 2,2% en 2026, 1,9% en 2027 et 2,0% en 2028. Les indicateurs pointent vers une « inflation conforme à l’objectif » de 2%, a déclaré la présidente de la BCE, Christine Lagarde, lors d’une conférence de presse à l’issue du Conseil des gouverneurs.
L’inflation a été révisée à la hausse pour 2026, principalement parce que les experts s’attendent désormais à une baisse plus lente de l’inflation des services. Lagarde est convaincue que « l’inflation devrait baisser à court terme et restera inférieure à l’objectif de 2 pour cent en 2026 et 2027 en raison surtout de l’effet de base des prix de l’énergie et reviendra ensuite à l’objectif en 2028 également avec le lancement du système d’échange de quotas d’émission. Quoi qu’il en soit, le niveau est proche de l’objectif de 2 pour cent, c’est-à-dire ce que la BCE considère comme adéquat par statut pour une économie en bonne santé.