Euro 2024, pour l’Italie c’est le moment de vérité
Pensez-y, sans ce but de Zaccagni à sept secondes de la fin contre la Croatie, pour l’Italie, l’Euro 2024 serait déjà terminé. Oui, car en cas de huitième de finale contre les Croates, compte tenu des résultats des autres groupes, l’équipe de Spalletti n’aurait même pas figuré parmi les meilleures troisièmes. Une véritable défaite, évitée seulement à la dernière minute et qui permet encore à notre équipe nationale de tenter de défendre ce titre conquis de manière surprenante il y a trois ans. Mais pour y parvenir, il faudra une équipe très différente de celle vue jusqu’à présent.
Faisons un bref récapitulatif du parcours des Azzurri jusqu’à présent. Lors de ses débuts, malgré l’émotion initiale suscitée par l’hommage aimable de Dimarco à Bajrami, une victoire globalement convaincante a été remportée contre l’Albanie, un adversaire (comme le démontreront plus tard les autres résultats) de valeur modeste. Avec l’Espagne, cependant, un coup terrible est arrivé, pas tant dans le résultat, mais dans la différence de valeurs qui s’est manifestée sur le terrain, l’Italie n’évitant une débâcle sensationnelle que grâce aux interventions d’un super Donnarumma. Et beaucoup d’ombres sont également apparues lors du match contre la Croatie, les hommes de Spalletti ayant longtemps laissé le ballon dans le jeu à l’équipe de Dalic, ne réagissant, sous la pression du désespoir, qu’à la fin. Bref, un parcours jusqu’ici qui n’est certainement pas des plus brillants.
Pourtant, surtout avec la formule introduite dans les dernières éditions, qui donne accès dès le départ à la phase d’élimination directe pour 16 des 24 équipes nationales, on peut dire que le véritable Championnat d’Europe ne fait que commencer. Il suffit de regarder la prestation des autres grands noms, qui, après avoir tous gagné (à l’exception de la Belgique) dès leurs débuts, ont ensuite joué avec le frein à main serré, pensant avant tout à ne pas gaspiller d’énergie compte tenu de la phase chaude de la tournoi. Et le moment de vérité, pour tous, n’arrivera qu’avec le début des huitièmes de finale.
Suisse-Italie, composition probable et où voir le match à la TV et en streaming
Un destin auquel, évidemment, l’Italie n’échappe pas. Il y a beaucoup de points d’interrogation, voire de réelles perplexités, à ce jour : à commencer par l’anémie offensive, avec les différents Scamacca, Chiesa et Retegui toujours sans but, pour continuer avec le manque de créativité de Jorginho et la modeste poussée sur le voies latérales de Di Lorenzo et Dimarco. Les quelques notes positives jusqu’à présent viennent plutôt de Donnarumma, qui, bien que trop souvent critiqué de manière peu généreuse, se confirme comme l’un des meilleurs gardiens du monde, et du cœur que cette équipe, malgré toutes les difficultés techniques, a démontré avoir. Deux (quelques) certitudes pour repartir.
On a alors de quoi sourire quand on regarde le tableau d’affichage. Pensez-y, pour les Azzurri, au final, il valait mieux terminer deuxième que premier du groupe. En fait, regardez où en est l’Espagne aujourd’hui, dominant le groupe B : les Red Furies, après une douce huitième place sur le papier avec la Géorgie, pourraient être contraintes d’affronter l’Allemagne en quarts de finale et la France, la Belgique et le Portugal en demi-finale. . Pratiquement tous les favoris pour le titre. La route semble cependant décidément plus difficile de l’autre côté du tableau d’affichage, où, outre l’Italie, le seul autre grand joueur présent est l’Angleterre, que Donnarumma et ses coéquipiers pourraient affronter en quarts de finale et qui , malgré l’un des meilleurs collaborateurs de tous les temps, a connu d’énormes difficultés jusqu’à présent. Bref, pour les hommes de Spalletti, en surmontant l’obstacle suisse (mais attention aux Suisses, équipe qui a également donné du fil à retordre à l’Allemagne en première phase), des scénarios impensables il y a encore quelques jours pourraient s’ouvrir. Qui sait, peut-être que ce but inscrit à la dernière minute par Zaccagni était un signe du destin…
Tableau de bord de l’Euro 2024