
Au plus profond de Salentoau large de Sainte Catherine de Nardòment depuis plus de quarante ans épave ancienne d’une grande importance. C’est un cargoc’est-à-dire un cargo, naufragé entre le IVe et le IIe siècle avant JC (fin de la période républicaine), officiellement immatriculé au Catalogue général du patrimoine culturel du ministère de la Culture. L’épave a été identifiée au début des années 1980 lors d’une plongée sous-marine et d’une reconnaissance ultérieure par la Surintendance. Aujourd’hui, l’épave et les fonds marins environnants ont pu enfin être nettoyés et sécurisés, devenant ainsi un véritable « musée sous-marin« .
Le navire, d’environ 23 mètres de long, transportait une charge impressionnante de Amphores gréco-italiques (un type d’amphore d’origine Magna Grecia, produite entre le IVe et le IIe siècle avant JC), probablement destinée au commerce du vin. Le chargement initial aurait peut-être pu dépasser un millier d’amphores, dont beaucoup reposent encore aujourd’hui sur le fond marin, ainsi que des parties en bois de la coque.
Les archéologues confirment la présence d’un site archéologique sous-marin d’une grande valeur scientifique, datable entre 400 et 100 avant JCpleinement inclus parmi les biens archéologiques submergés protégés. Il ne s’agit pas d’une découverte occasionnelle ou mal documentée, mais d’une site officiellement reconnu et étudiéquoique de manière fragmentée. Malheureusement l’emplacement de l’épave est connu du public pilleurs de tombes (personnes qui fouillent et creusent illégalement dans des zones archéologiques découvertes ou non pour voler des biens anciens), que pour tenter de récupérer des amphores pour les revendre, ils ont quelques endommagé plusieurs, se brisant le cou.
Ce patrimoine submergé est en ruine depuis longtemps impasse bureaucratique. Contrairement à des découvertes similaires le long de la côte des Pouilles, qui ont fait l’objet d’interventions de protection ciblées, l’épave du Santa Caterina n’a jamais été intégrée dans un projet de récupération scientifique. Le complexités techniques et l’énorme engagement économique requis ont jusqu’à présent empêché la sécurisation définitive du site, le laissant vulnérable à la dégradation de l’environnement et au pillage. Pourtant, son potentiel est énorme : l’étude complète du navire pourrait fournir de précieuses informations sur routes commerciales de la Rome républicainesur les techniques de construction navale et l’économie de la Méditerranée antique.