À Trieste pour voir des drones sous-marins en action sur les fonds marins : comment ils fonctionnent en direct

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Imaginez un robot travaillant continuellement pendant des mois, seul, dans l’obscurité totale à 3 000 mètres de profondeur, où la pression de l’eau équivaut à celle d’avoir 100 voitures au-dessus de votre tête. Ce n’est pas de la science-fiction : nous sommes allés à Trieste, à la base de Saipem, pour le voir en direct.

Il s’appelle Flatfish et est un drone sous-marin d’environ 4 mètres de long, conçu pour inspecter les infrastructures stratégiques situées sur les fonds marins : gazoducs, câbles de télécommunications, usines d’extraction d’hydrocarbures. Des structures essentielles et invisibles qui doivent être constamment surveillées.

Dans la vidéo, vous découvrirez tout ce qui se cache derrière cette technologie : depuis la façon dont le drone est d’abord testé dans un simulateur ultra-réaliste, qui ressemble à un jeu vidéo mais ne l’est pas du tout, jusqu’au test réel sur l’eau. Et puis le détail qui nous a le plus frappé : grâce à une station d’accueil au fond marin, le drone se recharge, à la manière d’un smartphone avec recharge sans fil, et peut rester opérationnel sous l’eau pendant une année entière.

Mais il n’y a pas que le Flatfish : dans la vidéo, nous vous montrons toute la flotte de drones, y compris l’Hydrone-R, qui a établi un record mondial en restant opérationnel pendant plus de huit mois consécutifs en mer du Nord.

Moins de risques pour les travailleurs, moins de coûts, moins d’impact environnemental : et surtout, la possibilité d’explorer l’une des régions les plus méconnues de notre planète. Regardez la vidéo pour découvrir comment fonctionne réellement cet écosystème technologique sous-marin.