Nous sommes à Brêmeen Allemagne, où le Conseil ministériel 2025 de l’Agence spatiale européenne. Deux jours au cours desquels la haute direction de l’ESA, ainsi que les ministres des politiques spatiales des pays membres – dont l’Italie – sont décider de l’avenir de l’Europe dans l’espace dans les 15 prochaines années.
Le directeur général de l’ESA Joseph Aschbacher proposé le plan d’action le matin Stratégie2040divisé en cinq objectifs clés:
- Observation de la Terre pour la surveillance environnementale et climatique ;
- recherche scientifique et exploration spatiale à travers des missions spatiales dans le système solaire ;
- autonomie pour l’accès à l’espace avec le développement des lanceurs européens ;
- compétitivité économique et industrielle européen et, enfin et surtout
- inspirer et engager la citoyenneté et la sphère politique.
Pour atteindre cet objectif, l’ESA a demandé un budget de 22 milliards d’euros aux États membres, soit une augmentation d’environ 2 milliards par rapport à ce qui avait été demandé lors du dernier Conseil il y a trois ans, également motivée par la rôle de plus en plus stratégique de l’espace et ses infrastructures sont particulièrement utiles dans le domaine de la défense nationale, dans cette période historique particulière, où l’Union européenne se trouve coincée à l’est entre la guerre en Ukraine et les menaces sécuritaires croissantes venant de Russie, et à l’ouest par les menaces de retrait du soutien à la défense européenne par les États-Unis.
Comme le rappelle Aschbacher, nous nous trouvons aujourd’hui dans une « tempête parfaite » et pour cette raison, plus que par le passé, l’espace joue un rôle de plus en plus crucial dans un grand jeu géopolitique, économique et industriel dont dépendent non seulement la sécurité nationale mais aussi les questions environnementales, surtout à la lumière de l’échec relatif des pays. COP30 au Brésil pour « maintenir en vie » l’Accord de Paris. La nouvelle stratégie de l’ESA, selon Aschbacher, servira à faire de l’Europe un protagoniste de ce défi qu’il considère comme le principal « concurrent » Le USA (actuellement engagé dans le retour des humains sur la Lune avec le programme Artemis) et le Chinequi a connu ces dernières années des progrès énormes et rapides dans le secteur spatial.