Mariage, vacances, vaisselle, obscurité, environnement : ce sont ce qu’on appelle pluralité une fois (« pluriel uniquement »), o noms défectueuxdes mots qui en italien sont utilisés uniquement, ou presque exclusivement, au pluriel. Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire qu’il partirait « en vacances » la semaine prochaine ? Cela semblerait faux. Aucune règle ne l’interdit, mais ces mots singuliers n’existent pas ou ne sont pas utilisés : ce sont souvent des mots déjà nés « au pluriel » ou qui sont conçus au pluriel selon la fonction de l’objet.
Quels sont les pluralité une fois
LE pluralité une fois (littéralement « au pluriel uniquement ») sont les mots qui sont utilisés uniquement (ou principalement) au pluriel : comme il l’explique Treccanila définition en référence au latin, avec des mots comme nuptiale (mariage), divitiae (richesse), obscurité (obscurité) et par extension s’applique désormais également à l’italien, avec mariage à titre d’exemple symbolique.
Cependant, la grammaire préfère un nom qui sonne plus sévèrement : noms défectueuxc’est-à-dire « manquant ». En italien, il existe également des verbes défectueux, c’est-à-dire ceux qui manquent de voix, comme urgere. De même, certains noms n’ont pas de numéro.
Il y a les plusieurs défautsqui n’existent qu’au singulier (singularité géante), par exemple des noms abstraits comme patience et courage. Là encore, les mois de l’année et les maladies (varicelle, rougeole, paludisme, salmonelle) manquent au singulier. Il y a les défauts du singulierc’est-à-dire ces mots « au pluriel seulement » qui ont une perception différente des pluriels classiques : quand je dis « les livres », je pense à plus d’un livre, mais quand je dis « le mariage », je n’imagine pas une collection de mariages. La forme est donc plurielle, mais le sens est « singulier ». C’est précisément cet écart entre la forme et le fond qui fait de ces mots de petites exceptions logiques.
Pas seulement le latin : les trois familles de mots « au pluriel uniquement »
Les défectueux du singulier sont divisés en trois grands groupeschacun avec sa propre logique :
- le premier est celui de objets constitués de deux ou plusieurs parties égales: pantalon, pantalon, lunettes, rênes, menottes, etc. Le pluriel a ici sa propre cohérence presque géométrique : l’objet est double, avec deux jambes, deux lentilles, deux lames qui se croisent. Le langage photographie la forme de la chose ;
- le deuxième me collecte noms collectifs qui indiquent un pluralité indistincteun tout que nous percevons comme collectif : environnement, voisinage, viscères, nourriture, coups. Cela n’a pas beaucoup de sens de parler de « un plat » ou d’un « environnement », car le mot est né précisément pour embrasser le groupe ;
- le troisième est le plus littéraire et le plus intéressant du point de vue historique : ce sont les noms qui n’étaient déjà qu’au pluriel en latin, qui n’ont jamais eu de singulier, et que nous avons emportés avec nous ainsi. On y retrouve les mariages, les ténèbres, mais aussi les gloires, les annales, la postérité et les noms des anciennes dates romaines : les ides, les calendes, les nones.
Certains de ces noms portent même le forme singulière, qui appartient pourtant à des contextes ou à des dialectes particuliers : le vendeur vous proposera d’essayer un autre modèle de « pantalon » et le collègue pourra vous demander de lui passer « les ciseaux ».
Le linguiste Luca Seriannidans sa grammaire, est prudent précisément pour cette raison : il parle de noms qui « sont utilisés Presque uniquement au pluriel », avec un « presque » qui a du poids. Certaines formes singulières, autrefois impensables, font leur chemin dans le discours ; d’autres, comme « nozza », ne sont pas utilisées pour l’instant.
L’étymologie des noms défectueux : mariage, vacances, vaisselle
LE pluralité une fois ils portent avec eux une histoire : certains sont nés de la forme même des objets (les deux lames des ciseaux), d’autres de la manière dont on perçoit un tout (la vaisselle dans l’armoire), d’autres encore sont arrivés intacts du latin.
Mariage vient du latin nuptialeà son tour lié au verbe nubére« prendre un mari ». En prenant du recul, nubére à l’origine, cela signifiait probablement « se voiler », et a la même racine que nubes, c’est-à-dire « nuage », « nuage ». Dans la Rome antique, la mariée portait un voile de couleur feu (il flammeumun drapé entre rouge et orange) qui couvrait sa tête lors de la cérémonie. Se marier signifiait littéralement « se couvrir d’un voile », comme un nuage voilant le soleil. De la même racine vient aussi la femme célibataire, la femme « capable d’être couverte par le voile », c’est-à-dire qui peut encore se marier.
Vacances vient du latin féria et dans la Rome antique, il indiquait les jours consacrés au culte des dieux : jours sacrés au cours desquels il était néfasinterdit d’exercer le pouvoir judiciaire ou de convoquer des rassemblements. Bref, les fêtes étaient des fêtes religieuses, à l’opposé du travail. Avec le christianisme le mot changea de cap : pour éviter les noms des jours d’origine païenne (dédiés à Mars, Mercure, Jupiter…), l’Église commença à appeler les jours de la semaine avec un numéro : deuxième vacances le lundi, troisième jour férié mardi, jusqu’à féria sextavendredi. L’adjectif vient de feria dans le sens de « jour de la semaine ». jours de la semainece qui signifie pour nous « travailler », c’est-à-dire exactement le sens opposé du sens d’où le mot est parti.
Treccani ça évoque vaisselle à la croisée du latin médiéval usitilia Et utilisationc’est-à-dire « utiliser des matériaux », du verbe uti« utiliser ». Dans la pratique, l’ensemble des assiettes, des verres et des tasses qui remplissent nos placards sont appelés ainsi parce qu’ils sont simplement « les choses qui servent ». Le mot décrit plus la fonction pratique que le matériel : en fait, son singulier, un plat, existe dans les dictionnaires, mais presque personne ne l’utilise dans le langage réel.
Des mots qui n’existent qu’au singulier
Comme mentionné ci-dessus, il existe également des noms qui sont plusieurs défautsc’est-à-dire des mots qui s’utilisent exclusivement (ou presque !) au singulier. Il y en a pas mal et parmi eux il y a :
- noms abstraits comme la patience, le courage, la fierté : des concepts qui, de par leur nature, ne peuvent être « comptés ».
- des choses uniques au mondedont il n’existe qu’un seul exemple (l’Equateur, le Nord, l’Est) ;
- les noms des maladies (rougeole, paludisme, typhus) ;
- produits alimentaires compris comme substance (pain, miel, riz, chocolat) ;
- noms collectifs désormais consolidés, qui indiquent déjà un tout (le peuple, la progéniture, l’étoffe) ;
- éléments chimiques et métaux (hydrogène, uranium, fer) ;
- les mois de l’année (avril, mai, juin).
Même dans ce cas il y a des exceptionspar exemple les métaux au pluriel font référence aux objets fabriqués dans ce matériau (or de la cathédrale, argent familial, outils du métier), les aliments sont transformés dans leurs variétés (chocolats de Belgique, riz de Verceil et Pavie), et même des termes abstraits comme amour sont utilisés au pluriel pour indiquer, par exemple, les amours d’une personne célèbre.