Qu’est-ce que le conformisme social et pourquoi nous conformons-nous aux opinions de la majorité

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Avec la date limite conformisme social nous entendons un phénomène psycho-social qui, en résumé, conduit àadaptation des goûts et des comportements de l’individu unique à la majorité présente au sein un ou plusieurs groupes sociaux dans lequel la personne est impliquée ou se sent impliquée. Avez-vous déjà porté, par exemple, un certain vêtement parce que « tout le monde le fait » ? Ici, un tel geste, même limité, est justement l’illustration de la façon dont le conformisme influence notre vie quotidienne et nos pensées, souvent sans qu’on s’en rende compte. La conformité peut se manifester dans différentes formes: quand on s’appuie sur les autres pour comprendre une situation incertaine, quand on suit la majorité pour éviter l’inconfort psychologique de la dissidence sociale, et quand l’acte de se conformer nous permet d’accéder à une identité ou un rôle souhaité au sein d’un groupe. Réfléchir sur le conformisme ne signifie pas nécessairement le juger. Des expériences comme celle de Salomon Asch ou les théories des sociologues comme Émile Durkheim Et Pierre Bourdieu ils démontrent ce que peut être la conformité être un force positivequi promeut la cohésion sociale et l’identité, est négatifconduisant à la standardisation et au renoncement à la pensée critique.

Ce que cela signifie et comment le conformisme social entre en action

Nous appelons cela du conformisme changement profond, personnel et durable dans les comportements et les attitudes en raison de pression de groupe. Cependant, la manière dont cela prend forme Cela dépend des circonstances. Lorsque nous nous trouvons dans une certaine situation, nous devons avoir confiance que nos perceptions, nos croyances et nos sentiments sont « corrects » ; quand cependant le la situation est incertaine (parce que les stimuli externes sont ambigus ou parce qu’il existe un désaccord social), nous commençons à chercher « des contrôles objectifs »mais si cela ne suffit pas, nous mettons en pratique des « comparaisons sociales », mettant en œuvre ce qu’on appelle l’influence informative.

LEinfluence informationnelle c’est cet acte qui nous amène à accepter les informations provenant d’une autre personne ou d’un groupe de personnes comme preuve de la réalité. A l’inverse, parlons de influence réglementaire lorsque nous nous conformons aux attentes positives des autres pour obtenir l’approbation sociale (et ainsi éviter la désapprobation). Enfin, parlons de influence informative du référent en référence à la pression que nous ressentons lorsque nous sentons que nous devons nous conformer pour faire partie d’un groupe : se conformer nous permet d’accéder à un rôle et à une identité qui nous étaient auparavant exclus.

L’expérience d’Asch

LE’Expérience Asch est un exemple clair de influence réglementaireplutôt qu’informatif ou informatif du référent, parce que les participants ont tendance à se conformer aux réponses incorrectes de la majorité pour éviter l’inconfort de la dissidence sociale, non pas parce qu’ils croient que la majorité a raison ou parce qu’ils sont motivés par le besoin d’appartenance identitaire au groupe expérimental. LE’influence réglementaire se produit lorsqu’une personne se conforme pour être acceptée ou pour éviter le rejet par un groupe, même si elle sait que l’opinion majoritaire est fausse. Dans l’expérience, 75 % des participants se sont conformés au moins une fois au groupe, en choisissant une réponse manifestement incorrecte pour ne pas aller à l’encontre du jugement collectif.

Le conformisme est-il une attitude négative ?

Bien que beaucoup attribuent une signification négative au conformisme, en réalité ce phénomène il n’a en soi ni une signification positive ni négative: par exemple, ceux qui se conforment ne sont pas plus faibles que les autres. En outre, en approfondissant les mérites de la discipline sociologique, il est possible de lire le conformisme comme une tâche importante cohésion Et solidarité social : les individus, en s’adaptant (se conformant) aux valeurs et règles collectives, contribuent à la stabilité de la société et préviennent le chaos réglementaire (anomia). Ou encore, pour Pierre Bourdieu, le conformisme a une fonction importante distinction sociale: l’appartenance à son groupe de référence (qui se manifeste par l’adhésion à des normes précises comme la manière de s’habiller ou de parler) renforce à la fois l’identité chorale du groupe et l’identité personnelle de chacun des membres. Nous nous souvenons certainement que le conformisme peut avoir des conséquences négatives lorsqu’il conduit à abandonne la pensée critique et la perpétuation des erreurs collectives.

Dissipons certains mythes sur le conformisme social

  • Il ne faut pas tomber dans l’illusion de croire que seule la majorité a le pouvoir d’influence : leexpérience de Serge Moscovici surl’influence des minorités démontre que les groupes minoritaires peuvent avoir un impact significatif sur le changement des opinions et des comportements de la majorité. Un exemple historique est l’impact des minorités dans les mouvements pour les droits civiques ou les batailles pour l’égalité des sexes.
  • Il ne faut pas croire que dans les groupes où règne un haut niveau de conformisme, ils n’existent pas conflits ou de toute façon quelqu’un qui sort des normes: outre le conformisme, en effet, il est possible d’observer des attitudes de médiation Et innovation.
  • Ceux qui se conforment ne sont pas nécessairement des personnes faible estime de soi et/ou fort besoin de soutien ou d’approbation sociale. D’après les études menées, il semblerait que les personnes qui se conforment dans une situation ne le font pas nécessairement dans une autre : cela nous explique que dans le conformisme, les caractéristiques de la situation comptent plus que la personnalité de la personne.

Bibliographie

Pierre Bourdieu, La distinction : critique sociale du goût (1979)

Émile Durkheim, Les règles de la méthode sociologique (1895)

Hogg, MA, Graha, MH, Vaughan, GM et Morando, MH, Psicología sociale (2010)