Qui est le Merle, symbole des jours les plus froids de l’année ?

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Les trois derniers jours de janvier sont connus comme « les jours du merle » et il existe de nombreuses traditions et légendes liées à cette période : c’est pourquoi il est naturel de se demander qui est le merle. En quelques mots, on pourrait simplement dire que le merle n’est autre que la femelle du merlemais en réalité il y a beaucoup plus à dire. Pendant ce temps, le nom même de « merle » dérive de mérula qui en latin indique précisément le merle commun: en fait, le nom scientifique de l’espèce est Turdus merula. Ensuite il faut noter qu’en italien peu d’espèces d’oiseaux ont une distinction entre les noms féminins et masculins, dans la plupart des cas elle est grammaticalement fixée : disons le pic, la calotte noire, le faucon, l’hirondelle. Blackbird et blackbird sont justement une des rares exceptions : les Anglais, en revanche, ne font aucune distinction et l’appellent Merle, oiseau noir. Le merle et le merle sont donc les deux sexes d’un oiseau passereauLe Merle communtrès répandu en Italie et en Europe et appartenant à Famille des Turdidés : une famille présente dans presque tout le monde sauf l’Antarctique et ça compte 45 genres et environ 300 espècesqui occupent une grande variété d’environnements terrestres.

Les différences physiques entre les merles et les merles

Les deux sexes de cette espèce diffèrent non seulement par le nom italien, mais aussi par l’apparence : en effet, ils présentent un dimorphisme (différence d’aspect entre les deux sexes) très marquée. Le mâle a plumage noirpaupières jaunes et bec jaune-orange. La femelle a le plumage brun avec un dos plus foncé et une poitrine plus claire, la gorge et le menton avec des stries blanc grisâtre, le bec variant en couleur du brun foncé au jaune : caractéristiques qui lui permettent de se camoufler bien mieux dans l’environnement que le mâle.

Ils ont tous les deux pattes sombres et robustesadapté pour chercher de la nourriture en creusant un peu le sol et la litière à la recherche de petits organismes. Bien qu’ils se nourrissent à la fois de sources animales et végétales, les merles préfèrent, surtout pendant la saison de reproduction, insectes, araignées, mille-pattesvers de terre et escargots qu’ils tentent de capturer en creusant dans le sol et parfois même dans la neige jusqu’à 5-7 cm de profondeur. Avoir une excellente auditionils parviennent à capturer et capturer des organismes même dans les premières couches du sol. Ils ont un vol agile et rapide, mais se déplacent souvent au sol ou entre les branches avec des sprints rapides. Ils ont un chant modulé et cannelé, avec quelques différences entre mâle et femelle qu’un bon ornithologue (spécialiste des oiseaux) pourra distinguer.

Une relation égalitaire, avec une certaine répartition des tâches

Il a été observé que les femelles passent plus de temps à chercher de la nourriture que les mâles, notamment avant le frai afin d’accumuler l’énergie nécessaire. Leur plumage plus énigmatique (mimétique) réduit le risque d’être une proie alors qu’ils recherchent de la nourriture dans les clairières et les espaces ouverts. La couleur jaune et noire des mâles est très attractive pour les femelles, mais peut aussi facilement attirer les prédateurs. Les deux sexes s’occupent du couvainmais les mâles semblent nourrir les poussins plus que les femelles, tout en surveillant et en défendant le territoire également en chantant. En étudiant une population de merles urbains, il a été constaté que les mâles ont un bec orange particulièrement brillant ils ont aussi un plus de poids corporelils sont donc « en forme » et les femelles ont tendance à les préférer pour l’accouplement : essentiellement les merles choisissent les plus belles.

merle commun

Où vivent les merles et où ils construisent leurs nids

Le merle commun a un comportement migratoire assez variable en fonction de la latitude et des conditions climatiques changeantes d’une région. Généralement, les populations qui nichent dans les régions du nord de l’Europe ou dans les zones montagneuses ont tendance à migrer avec la saison plus froide, tandis que celles qui vivent dans le sud de l’Europe et dans le bassin méditerranéen sont majoritairement sédentaires. Ils choisissent environnements avec arbres et arbustesmélangés à des clairières et des terrains ouverts où ils recherchent de la nourriture et s’adaptent très bien aux environnements anthropiques. Ils construisent des nids parmi les branches, même à quelques mètres du sol, en tressant de l’herbe, de la paille et des brindilles et en les recouvrant intérieurement de boue. Le merle joue le rôle principal dans construction d’un nid et commence généralement à le faire dès le début du mois de février. Les premiers œufs sont déjà observés fin février, mais la période de reproduction maximale se situe entre avril et fin mai.

Pourquoi est-ce noir ? Entre nature et légende

La légende des « Jours du Merle » raconte que les merles étaient à l’origine blancs, mais un jour, dans la dernière période de janvier, un merle et ses poussins, pour se mettre à l’abri du froid particulièrement intense, se sont réfugiés dans une cheminée et en sont ressortis tout noirs à cause de la suie : depuis lors, le merle est devenu noir. Cette légende ça pourrait avoir une explication scientifique: les pigments les plus importants pour la coloration des oiseaux sont les caroténoïdes pour le jaune et le rouge et le mélanine pour le noir et le marron. Le noir intense du merle et le brun du merle dépendent donc de quantités de mélanine produite par chaque spécimen. Il n’est pas rare de trouver des merles entièrement ou partiellement blancs en raison d’un phénomène évoqué plus haut. leucisme, due à une mauvaise production de mélanine et qui peut résulter d’un défaut génétique ou d’une alimentation carencée en protéines qui provoque une dépigmentation du plumage. Le phénomène est particulièrement fréquent dans créneaux qui peuplent les environnements urbains soit parce qu’ils peuvent être exposés à des mutagènes ou à des régimes alimentaires pauvres en nutriments, soit parce que, bien qu’ils soient blancs et clairement visibles, ils ont moins de prédateurs naturels en ville. Il est donc probable que quelqu’un ait observé des merles blancs en janvier et ait inventé une histoire fascinante.