Qu’est-ce qu’une faille inverse comme celle qui aurait été activée lors du tremblement de terre d’Avellino

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Ces derniers jours, on a beaucoup parlé de tremblement de terre à Avellino du 25 octobre, caractérisé par une magnitude de 4.0. et une profondeur de 14 km. Même s’il s’agit d’un site de Campanie, il vaut mieux ne pas se tromper : ce n’est pas un tremblement de terre lié au bradyséisme phlégréen mais il s’inscrit dans la sismicité normale de la chaîne des Apennins. D’un point de vue technique, selon les premières déclarations d’INGV, il pourrait s’agir d’une panne inverse. Mais en quoi cela consiste-t-il ? Et quelles sont ses caractéristiques d’un point de vue technique et géologique ?

Les failles, en général, ne sont rien d’autre que des fractures de la croûte terrestre qui provoquent un mouvement des massifs présents le long de la sol rupture (appelés blocs de défauts). En fonction du mouvement mutuel entre les deux blocs, il est possible de distinguer différents types de failles : dans le cas d’Avellino, la bloc de toit (celui du haut) en a fait un défilement au-dessus de cela, un Lit (celui du bas), soulèvement, comme le montre l’image ci-dessous.

Image

Ce type de mouvement est révélateur d’un compression et, habituellement, l’angle de ces failles est d’environ 30°. La caractéristique la plus significative de ces défauts est que, étant le produit de la compression, ils produisent chevauchements qui, à l’échelle macro et au cours des ères géologiques, sont capables de donner vie à chaînes de montagnes.

Attention: Cela signifie-t-il que seules des failles inverses existent en milieu montagnard ? En réalité non : il s’agit d’environnements extrêmement complexes et rien n’empêche une prédominance de forces relaxantes à l’échelle locale. Dans ce cas, le soi-disant « défauts normaux« , caractérisé par un angle généralement autour du 60° et par un mouvement mutuel d’écartement entre les deux blocs.

Image