Quand prendra fin la troisième canicule africaine : où seront les pics de 45°C et les orages ce week-end

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

La troisième vague de chaleur de cet été 2026 est en cours, même si elle pourrait facilement être confondue avec une nouvelle poussée thermique d’une seule et géante bulle de chaleur qui nous étreint depuis près de deux mois. L’Italie est située à l’intérieur d’un « four statique » dû à un immense promontoire anticyclonique de matrice subtropicale continentale, l’anticyclone africain, avec 7 villes à couvrir. point rouge demain mercredi 15, avec des pointes de 45°C en Sicile, et 15 le jeudi 16, même si pendant la un net changement de scénario est attendu ce week-end à partir des régions du Nord, avec un changement de températures, des orages et des averses – les orages commenceront dès demain, dans le Triveneto.

Mais vous êtes-vous déjà demandé pourquoi ce phénomène est si oppressant et prolongé ? Ce n’est pas seulement de l’air chaud qui vient du désert du Sahara vers nous. Le secret réside dans un mécanisme thermodynamique précis appelé affaissement atmosphérique: l’air, écrasé vers le sol par les mouvements descendants générés par les hautes pressions, subit une « compression adiabatique ». Cela signifie que la masse d’air, comprimée par le poids de la colonne atmosphérique au-dessus, se réchauffe et se déshumidifie, emprisonnant et accumulant la chaleur jour après jour dans les couches inférieures de la troposphère. Le résultat ? Un dôme thermique statique.

Une valeur exceptionnelle : +30°C à 1500 mètres d’altitude

Pour comprendre l’ampleur d’une canicule, un paramètre fondamental est analysé : la température à l’altitude de référence. 850 hPa (environ 1500 mètres d’altitude), utile pour estimer la température réelle de la masse d’air sans l’influence de l’échauffement direct du sol ou des variables orographiques. Eh bien, ces jours-ci, les cartes montrent une température de +30°C à 1500 mètres d’altitude juste au-dessus de la Sardaigne. Il s’agit d’une valeur exceptionnelle, presque inédite pour la climatologie estivale de cette latitude, qui montre combien d’énergie thermique est réellement emprisonnée au-dessus de nos têtes avant même de toucher le sol.

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Thermomètres de sol : où seront enregistrées les températures les plus élevées ?

Cette énorme bulle chaude en altitude se traduit, au niveau de la mer, par des températures au sol extrêmement élevées. Demain les villes avec l’autocollant rouge pour eux vagues de chaleur il y en aura 7 (Bologne, Brescia, Florence, Frosinone, Pérouse, Rome, Turin) et ceux avec la vignette orange seront 12 (Ancône, Bolzano, Cagliari, Campobasso, Gênes, Latina, Milan, Palerme, Pescara, Rieti, Vérone, Viterbe). Jeudi 16 juillet les villes avec le point rouge deviendront 15 (aux déjà mentionnés s’ajouteront Cagliari, Campobasso, Gênes, Latina, Palerme, Pescara, Rieti et Viterbo) ; ceux avec un autocollant orange tomberont à cinq (Bolzano, Milan, Trieste, Venise et Vérone).

Voici quelques-unes des températures les plus élevées attendues entre le mardi 14 et le vendredi 17 juillet : contrairement aux précédentes canicules, cette fois les pics les plus extrêmes seront forcément concentrés entre le Sud et les Grandes Îles. Les températures les plus élevées jamais enregistrées seront enregistrées dans les zones intérieures de la Sardaigne et de la Sicile. À Catenanuovadans la région d’Enna, les sommets du puits seront atteints 45°C et restant sur les îles, la plaine de Oristano je vais me toucher 41°CAlors que Nuoro va même atteindre 42°Cavec Carbonie et la côte de Cagliari qui s’installera sur 39-40°C.

Passant au secteur péninsulaire, la situation reste brûlante. Dans les Pouilles, la ville de Foggia pourrait enregistrer des pics de 42°Csuivi de Caltanissetta à 41°C et de Matera à 40°C. Même en revenant vers l’Italie centrale, vous ne trouverez pas de répit : l’air bouillant rebondira dans les vallées intérieures, vous apportant 40°C à Florence, Terni Et Ascoli PicenoAlors que Frosinone il s’arrêtera juste un pas en dessous, un 39°C. Et le Nord ? Dans les régions du nord, les valeurs maximales se stabiliseront à des valeurs apparemment inférieures, oscillant entre 35°C38°Cmais avec une précision fondamentale qui changera complètement les cartes sur la table, à savoir un taux d’humidité plus élevé.

L’anomalie thermique : nos mers sont à 30°C

Si vous pensez trouver un rafraîchissement en vous baignant dans la mer, vous risquez d’être déçu. La température de surface des bassins marins autour de l’Italie a atteint le seuil critique de 28-30°C selon les zones.

Pourquoi ces données sont-elles si pertinentes du point de vue de la physique thermique ? L’eau a une chaleur spécifique très élevée : elle accumule de gigantesques quantités de chaleur pendant la journée et la restitue extrêmement lentement. Ce phénomène annule l’effet atténuant de la mer. La nuit, l’eau chaude libère de la chaleur dans l’air côtier, empêchant ainsi la température de baisser. C’est pourquoi nous enregistrons en continu nuits tropicales ou nuits super tropicalesavec des températures minimales qui ne descendent pas en dessous de 25-27 °C et une humidité constamment élevée.

Combien de temps durera la troisième canicule : le dépaysement du mercredi 15

Alors que le Centre-Sud sera englué sous l’emprise de l’anticyclone, les tout premiers signes d’instabilité extrême apparaîtront dès le milieu de la semaine. L’après-midi et le soir de mercredi 15 juilletle Triveneto entrera dans une zone à haut risque de tempête : les modèles montrent en effet cartes à grande échelle sur l’énergie potentielle convective disponible (CAPE) et les valeurs de tourbillon. Tout cela pourrait déclencher localement des orages violents, accompagnés de grosses tempêtes de grêle et de fortes rafales de vent.

En revenant au scénario national et non régional, selon les simulations des modèles à moyen terme, les jours de cette situation sont comptés, du moins pour une partie de l’Italie. Pendant le un net changement de scénario est attendu ce week-end à partir des régions du Nord. Un profond creux d’origine atlantique, rempli d’air plus frais et plus instable, pourra percer la bordure nord du dôme anticyclonique.

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Mais l’arrivée de l’air frais effacera-t-elle la chaleur sans conséquences ? Malheureusement, la transition ne sera pas du tout indolore. L’air frais et dense entrant sapera l’air chaud et humide préexistant au sol, le poussant violemment vers le haut. Nos mers à 30°C agiront comme un immense réservoir de vapeur d’eau et d’énergie potentielle pour d’intenses phénomènes de tempêtes, d’abord au Nord puis aussi au Centre et sur les régions de l’Adriatique, plus loin au Sud et dans les régions tyrrhéniennes. La première véritable baisse de température ne se fera sentir qu’à partir du début de la semaine prochaine.