Si nous publions sur les réseaux sociaux photo des nôtres cartes d’embarquement ou nos billets d’avion, un étranger pourrait annuler notre vol. C’est ce qui est arrivé en 2025 à une femme qui avait réservé un vol pour Singapour et montré le billet sur TikTok : un inconnu a utilisé le nom de la femme et le code alphanumérique figurant sur le billet pour annuler sa réservation.
L’ancien Premier ministre australien Tony Abbott a également été confronté à un incident similaire en 2020 : après avoir partagé une photo de sa carte d’embarquement sur Instagram, un hacker a réussi à découvrir son numéro de téléphone Hé données de passeport seul 45 minutes. Heureusement, il n’avait aucune intention criminelle et a contacté directement les autorités australiennes et le cabinet du Premier ministre pour signaler le problème.
Cela se produit parce que sur cartes d’embarquement sont présents informations sensibles qui permettent de modifier facilement une réservation, de l’annuler, de la reprogrammer ou d’intervenir sur le vol retour, mais aussi d’accéder à d’autres données personnelles. La publication de notre carte d’embarquement sur les réseaux sociaux fait de nous des cibles potentielles d’escroqueries et d’attaques de cybersécurité.
Voyons quelles informations sont contenues dans les cartes d’embarquement, ce qui peut être extrapolé à partir des codes présents et comment se protéger.
Quelles informations sont contenues sur les cartes d’embarquement
Sur la carte d’embarquement, ce document papier ou numérique qui nous permet de monter à bord des avions, le nom et le nom de famille du voyageur, ses deuxièmes prénoms éventuels, la compagnie aérienne, le numéro de vol, les heures de départ et d’arrivée, le siège attribué, le code du billet et le PNR (dossier du nom du passager)c’est-à-dire le code alphanumérique à six caractères qui identifie de manière unique la réservation.
Ayant accès au PNR et au nom du passager, informations également présentes sur les billets, il est souvent possible d’accéder aux portails des compagnies aériennes et de modifier ou annuler la réservation… Mais pas seulement ! Dans certains cas, vous pouvez voir que je contacts personnels (numéro de téléphone, adresse email et parfois adresse résidentielle), détails des programmes de fidélité, le cas échéant réservations d’hôtel ou des voitures de location liées au voyage, et parfois même date de naissance et les données de passeport.
Toutes ces informations peuvent être exploitées pour différents types d’arnaques. L’un des exploits les plus courants est l’ingénierie sociale, une technique qui utilise la psychologie pour manipuler les gens et les amener à divulguer des informations sensibles. Par exemple, une personne en possession de tous les détails de la réservation peut se faire passer pour la compagnie aérienne et contacter le passager par téléphone ou par e-mail pour lui demander l’information. informations de carte de crédit pour « confirmer » le vol retour.
C’est précisément pour cette raison qu’il est extrêmement Il est important de couvrir les inscriptions sur les billets. Mais même si nous pensons à tout couvrir en insérant, par exemple, le billet ou la carte d’embarquement dans le passeport et en montrant uniquement les détails, nous pourrions quand même rendre publiques les mêmes informations si nous ne le faisions pas. nous couvrons les codes-barres (ou QR codes, dans le cas des billets électroniques).
Quels sont les codes sur les cartes d’embarquement ?
Les codes-barres et les codes QR sur les cartes d’embarquement suivent une norme appelée BCBP (Carte d’embarquement à code-barres), introduit par l’IATA (International Air Transport Association) et utilisé par plus de 200 compagnies aériennes. Cette norme définit le format des codes, garantit qu’ils peuvent être lus et traités dans n’importe quel aéroport et permet d’encoder les informations requises. Les codes à barres PDF417, le code aztèque, le Data Matrix et le code QR peuvent être utilisés.

Le PDF417 il s’agit d’un code-barres haute densité, composé de plusieurs lignes empilées. C’est précisément pour cette raison qu’il peut contenir une grande quantité de données et constitue le format le plus utilisé pour les cartes d’embarquement papier.

Ensuite, il y a leCode aztèquevisuellement très similaire à un code QR, mais avec une série de carrés au centre qui rappellent la pointe d’une pyramide aztèque. Comme le code QR, il peut également être lu sur des écrans basse résolution ou s’il est partiellement endommagé ; c’est pourquoi il est très courant dans les cartes d’embarquement numériques affichées sur les smartphones.

Ils existent toujours Matrice de données Et Code QRmoins répandu mais toujours utilisé par certaines compagnies aériennes.

Quel que soit le format, tous ces codes contiennent le même informationenfermé dans une chaîne de texte et de chiffres qui suit des règles spécifiques. A l’intérieur sont encodées le nom et le prénom du passager, le PNR, les horaires de vol, la compagnie aérienne… bref, toutes les informations imprimées sur la carte d’embarquement et même bien plus encore.
Ces codes sont conçus pour être lus facilement et universellement dans les aéroports, accélérant ainsi le processus d’embarquement. Mais c’est précisément cette facilité de lecture qui les rend vulnérables : n’importe qui peut les décoder à l’aide d’un logiciel gratuit, même à partir d’une capture d’écran.
Comment se défendre et quelles mesures de sécurité prendre
La mesure de sécurité la plus efficace reste la plus simple : éviter de publier en ligne des photos de votre carte d’embarquement. Si tu décides de le faire quand même, c’est important couverture toutes les informations sensibles, y compris les codes-barres et les codes QR.
Une autre façon de réduire les risques est de ne pas perdre, oublier ou jeter votre carte d’embarquement ou votre billet papier dans les aéroports ou dans les avions, où d’autres personnes pourraient les récupérer. Aussi après utilisationEn effet, le ticket peut être utilisé pour extraire des informations sensibles.
Une précaution supplémentaire pour éviter les escroqueries et le vol est de partager vos informations. photo du voyage Seul après le retour. Publier une photo d’un billet d’avion en ligne signale que vous êtes absent de chez vous pendant un certain temps et peut augmenter votre exposition aux escroqueries ou au vol.