La saison des classiques printanières de cyclisme sur route se terminera le dimanche 26 avril 2026 avec le Liège-Bastogne-Liègeune course de 259 km et 4300 mètres de dénivelé entre les Ardennes, avec des montées courtes et difficiles, dans les bois belges. Il s’agit du Liège-Bastogne-Liège, le la plus ancienne course cycliste sur route toujours actif dans le monde, né en 1892 et surnommé pour cela « La Doyenne des classiques» (le doyen des classiques).
Favoris en 2026 : Pogacar pour le poker
Le favori pour 2026 est, comme dans toutes les classiques du printemps, Tadej Pogačar, qui court après son 4e succès à Liège. Après avoir terminé deuxième de Paris-Roubaix, le rêve de remporter les 5 Monument Classics (Milan-Sanremo, Flandre, Roubaix, Liège et Lombardie) en une seule saison s’est évanoui, mais il peut encore en gagner 4 sur 5, jamais réussi à n’importe quel cycliste.
Les principaux adversaires du Slovène sont les vainqueurs des deux autres classiques ardennaises disputées ces derniers jours : Remco EvenepoelBelge né en 2000, qui a déjà remporté La Doyenne en 2022 et 2023 et sera poussé par le public local, après avoir remporté l’Amstel Gold Race dimanche dernier.
L’autre adversaire à surveiller est le nouveau et très jeune phénomène du cyclisme mondial : Paul Seixas. A 20 ans de l’arrivée, le talent français est le nouveau nom chaud de l’avenir du cyclisme mondial, il a remporté ces derniers jours le Tour du Pays Basque et la Flèche Wallonne et pourrait être le challenger idéal sur les côtes courtes et escarpées des Ardennes.
Comment est née la race la plus ancienne du monde
L’histoire commence de la manière la plus banale possible : essayer de vendre davantage d’exemplaires d’un journal. En 1892, l’Union cycliste liégeoise, club amateur lié au cyclisme, organise la première édition de la course pour favoriser les ventes du journal L’Express. Trente-trois coureurs se sont présentés au départ, tous belges, tous amateurs, circulant sur des motos très lourdes sur des chemins de terre. Seulement 17 d’entre eux ont réussi à franchir la ligne d’arrivée, après plus de dix heures de course. La course est immédiatement devenue une épreuve fixe, le départ s’est déplacé à Liège et le parcours s’est arrêté sur ce que l’on connaît aujourd’hui : environ 260 km qui descendent vers Bastogne, presque jusqu’à la frontière luxembourgeoise, puis remontent vers le nord à travers les vallées des Ardennes.
Parce que les Ardennes rendent cette course épique
Les Ardennes ne sont pas des montagnes au sens alpin du terme. Il s’agit d’un ancien plateau creusé par des rivières qui, avec leur incidence, ont créé des parois très abruptes. Le résultat, pour les cyclistes, est le côtes: ascensions qui dépassent rarement 2 kilomètres de longueur, mais présentent souvent des dénivelés au dessus de 10%. La difficulté des Liège ne réside donc pas dans une seule longue montée, mais dans leur répétition rapide. Dans les derniers 90 km du parcours, les coureurs font face à des neuf en séquencesans jamais pouvoir vraiment s’en remettre. Quiconque franchit la ligne d’arrivée à Liège après six heures de ce traitement fait véritablement partie des meilleurs coureurs du monde. Dans l’édition 2026, le parcours sera légèrement Plus fort par rapport aux dernières éditions grâce à deux nouvelles ascensions, le Col du Maquisard et la Côte de Desnié, juste avant la séquence finale, anticipant potentiellement le moment où les favoris attaqueront.

Italie et Liège : une histoire de champions
Liège-Bastogne-Liège est souvent appelée « la course des Italiens ». Il ne s’agit pas seulement de palmarès (où l’Italie compte 12 victoires, soit plus que toute autre nation à l’exception de la Belgique), car le surnom trouve ses racines dans l’histoire sociale de la Belgique d’après-guerre : des milliers de familles italiennesfuyant la pauvreté de l’Italie d’après-guerre, émigre en Wallonie pour travailler dans les mines de charbon. Ils ont apporté avec eux leur passion pour le cyclisme et ont envahi pendant des décennies les rues de Liège pour encourager les cyclistes italiens.
La victoire la plus excitante en ce sens est celle de Carmin Preziosi en 1965. Sa famille avait quitté Sant’Angelo all’Esca, en Campanie, pour chercher fortune dans les Ardennes belges, où son père travaillait à la mine. Carmine a grandi dans ces mêmes vallées, est devenu cycliste professionnel et a gagné là-bas, sur ces routes qui étaient devenues sa maison. Parmi les victoires italiennes, la domination de Moreno Argentinavec 4 victoires entre 1985 et 1991, les deux victoires chacune pour Michele Bartoli Et Paul Bettini entre la fin des années 90 et le début des années 2000, avec l’équipe historique italienne à cinq de 2002 : Bettini-Garzelli-Basso-Celestino-Codol. L’Italie n’est plus montée sur la plus haute marche du podium depuis 2007, avec Danilo di Luca.