VIP et « syndrome de la Corrida » : si les célébrités deviennent des « amateurs à risque »
Il était une fois « La Corrida » à la mode, avec ses amateurs en déroute. Une fois, parce que – comme nous l’avons vu – la formule ne semble plus fonctionner, dans un monde où surprendre et s’étonner est de plus en plus compliqué.
Au contraire, ceux qui exploitent la nouvelle direction du divertissement sont les VIP, les personnages célèbres, qui se lancent de plus en plus dans des missions impossibles dans le seul but de créer cet effet de contraste qui devrait faire rire.
La mission est souvent réussie mais, comme c’est souvent le cas, le problème réside dans la « consommation » de l’idée. A force de le réitérer, ça finit par lasser et les spectateurs commencent à avoir plein de raisons de dénoncer une certaine saturation.
À la télévision, en effet, les performances horrifiques des protagonistes du petit écran sont innombrables. L’exception est devenue la règle, la découverte occasionnelle est devenue pratique.
Valeria Marini à « Domenica In »
Prenez Valeria Marini, qui est récemment apparue sur « Domenica In » dans le seul but de détruire les chansons des autres. Il commence avec « La Doll » de Patty Pravo et continue avec « La Solitude » de Laura Pausini. Des indices, des fausses notes qui, paradoxalement, représentaient le but ultime de la performance. Oui, car ce n’est qu’ainsi que vous devenez un mème, ce n’est qu’ainsi que vous obtenez la relance et le commentaire sur les réseaux sociaux.
Une stratégie, une vraie dynamique bâtie sur la table. Et donc irritant, car il manque la spontanéité qui devrait accompagner certaines scènes.
Valeria Marini rend hommage à Laura Pausini, déjà avec les Carabiniers #dimanche pic.twitter.com/N1XVWlh83d
– Le Grand Fléau (@grande_flagello) 18 janvier 2026
Les éternels gags de Carmen Di Pietro
À « Tali e Quale », par exemple, il y a Carmen Di Pietro, qui vient également de terminer deux éditions de « Tale e Quale Show », dans lesquelles elle a tenu le même rôle : dévaster les « monuments ». Peu importe qu’il s’agisse de Céline Dion, Iva Zanicchi, Loredana Bertè, Mina ou Madonna. L’ex-femme de Sandro Paternostro ne fait pas de compétition et n’a même jamais eu l’ambition de le faire. Il s’agit simplement de la « farce farceuse » d’un spectacle qui repose sur les extrêmes de l’absurde.
Un objectif qui a finalement représenté les fondements de « Ne vedo delle belle », un talent conquis par la brillante Lorenza Mario, pourtant dominé médiatiquement par tout le reste. L’objectif n’était pas de célébrer la carrière de stars historiques de la télévision, mais plutôt de créer du matériel destiné à être utilisé et consommé sur le Web. Bref, un festival de tourments étudiés et prémédités. Pour la jeter dans le pétrin de manière préméditée.
Après cette représentation, Loredana se fait exploser (au sens d’exploser).
💀💀💀#TelEtQuel pic.twitter.com/GMSZxoHAEX– SOTER (@SonoSoter) 23 janvier 2026
Le « moment Ventura »
C’est ce qu’a dû penser Simona Ventura au moment de « Citofonare Rai 2 », où le moment de la performance improbable a été identifié comme le bloc le plus attendu, à reproduire le soir également à « Che tempo che fa », peut-être en présence de Claudio Baglioni et avec Mara Maionchi prête à se boucher les tympans entre un « fuck » et un « eh aloraaa ».
Une variante de ce syndrome, dans un certain sens, englobe également « Tu si que vas », qui salue la pratique de la « lip sync battle », l’étendant à des personnalités illustres qui acceptent de monter sur scène déguisées. Dans ce cas, le playback vient à la rescousse des invités, mais la perception de la parodie maladroite est prête à apparaître, tout comme dans « Amici » lors de certains « défis » entre professeurs.
Une tendance largement répandue qui cache un message implicite : « nous n’avons plus besoin que les gens ordinaires se moquent ».