Le retour de Lidia Poet sur Netflix est plutôt décevant : voici pourquoi
Lidia Poet est de retour sur Netflix avec sa troisième et dernière saison. La série italienne qu’il a vue Mathilde De Angelis dans le rôle du premier avocat italien se termine avec six nouveaux épisodes disponibles à partir du 15 avril.
Un drame procédural d’époque qui, depuis ses débuts en 2023, avait conquis par sa fraîcheur et son courage, se distinguant des standards sériels du moment. Une histoire d’indépendance féminine racontée sans trop de clichés. Cette fois, cependant, quelque chose n’a pas fonctionné et l’histoire de Lidia Poet, à sa fin, nous a laissé un mauvais goût dans la bouche.
Lidia Poète 3 : l’intrigue
Nous sommes à Turin, en 1887. Enrico, le frère de Lidia, est devenu député alors qu’elle se bat dans une relation secrète avec le procureur Fourneau, qui a eu une promotion à la Cour d’assises et se retrouvera à travailler sur une affaire impliquant le meilleur ami de Lidia, accusé de meurtre.
Pendant ce temps, Jacopo revient à Turin avec une nouvelle petite amie : une chanteuse d’opéra espagnole.
Lidia Poète 3 : tout ce qui n’a pas fonctionné
Cela aurait dû être une finale de série puissante, originale et courageuse, mais Lidia Poet 3 s’est avéré être une opportunité manquée. Le dernier chapitre de la série réalisée par Matteo Rovere se perd en effet dans une histoire trop précipitée, peu incisive, presque apathique. Comme si cette histoire avait été achevée plus par devoir que par réelle nécessité narrative.
Ce qui avait été l’une des séries italiennes les plus fortes de ces dernières années a perdu une grande partie de son identité précisément dans son final. Et quel dommage.
La protagoniste, qui dès la première saison nous a été présentée comme une héroïne moderne rebelle et combative, perd dans ces nouveaux épisodes tout son charisme, son caractère entreprenant et cette envie de se battre pour son plus grand amour : le métier d’avocat.
Et c’est ainsi que la série cesse d’être ce qu’elle était, se transformant d’un drame juridique historique sur les droits des femmes en un énième conte romantique à la Bridgerton. L’attention, en fait, est entièrement concentrée sur un triangle amoureux entre les protagonistes, si prévisible qu’il est vraiment peu engageant.
Une fin hâtive et peu impressionnante
Il y a trop de précipitation dans la fin de Lidia Poet, peu de tension narrative et trop peu d’attention portée à la composante juridique. Bien qu’il y ait des cas canoniques à résoudre, ceux-ci prennent une place totalement secondaire par rapport à l’aspect romantique du récit.
L’ajout de nouveaux personnages au casting n’enrichit pas la série, au contraire, c’est souvent un expédient pour « étendre l’intrigue ». Les dynamiques les plus intéressantes des saisons passées, comme la relation entre Lidia et son frère Enrico, perdent en effet leur centralité, appauvrissant l’histoire du point de vue de l’implication émotionnelle.
Surtout, Pier Luigi Pasino et Sara Lazzaro se démarquent, offrant les moments les plus authentiques et forts de la saison. En fait, à travers leurs personnages et leurs talents d’acteur, il y a une réflexion intéressante sur le mariage et c’est l’une des rares répliques vraiment réussies.
Le verdict
Les mémoires télévisées de Lidia Poët auraient mérité une fin plus forte, plus consciente, plus conforme à son esprit originel mais, malheureusement, elle s’est réduite à une énième histoire d’amour. Et cela ne peut que nous décevoir.
Note : 6