Un nouveau étudepublié le Nature de Xavier Landreau, Guillaume Piton et Sayed Hemeda, propose que le paysage autour de la Pyramide rouge de Dahchourdans Egypteétait équipé d’un système sophistiqué système de gestion de l’eau déjà pendant laAncien Empire (2700-2200 avant JC). Les chercheurs ont identifié les restes de deux barrages possibles qu’ils auraient pour tâche de vérifier les crues saisonnières venues des reliefs du désert oriental, protéger l’ensemble monumental et les environs.
La pyramide rouge du pharaon Snefrou jugée « parfaite »
Là Pyramide rougeconstruit par Pharaon Snéfrou autour du 2600 avant JCest considérée comme la première pyramide « parfait« , aux faces lisses et à l’inclinaison constante. Il se dresse sur le plateau de Dahchour, une zone aujourd’hui aride mais qui a été autrefois affectée par voies navigables temporairesappelés oueds, capables de transporter de grandes quantités d’eau lors de fortes pluies. Analyser images satellitesmodèles numériques de terrain et relevés géomorphologiques, les auteurs ont identifié deux structures linéaires transversales aux principaux canaux de drainage.
La leur positionla forme et la relation avec le paysage hydrographique suggèrent qu’ils ont pu être créés pour ralentir ou dévier l’écoulement des eaux avant qu’elles n’atteignent la plaine de Dahshur.

La découverte des barrages un Dahchour
Selon l’étude, ces travaux auraient contribué à réduire les risques d’érosion et d’inondation dans une zone qui abritait non seulement la pyramide, mais aussi templesle infrastructure relative et les zones fréquentées lors de la construction du complexe et en fonction de culte funéraire du souverain. Les barrages auraient également favorisé le stockage des sédiments transportées par les inondations, limitant l’impact des événements les plus violents.
Les auteurs soulignent toutefois que l’interprétation reste préliminaire. Les structures ont été identifiées principalement grâce à données de télédétectionc’est-à-dire des observations sur le terrain, mais aucune fouille archéologique n’a encore été réalisée pouvoir confirmer sa nature avec certitude artificielchronologie et techniques de construction. Il est donc possible que de futures investigations modifient ou clarifient cette hypothèse.

Si elle est confirmée, la découverte élargirait nos connaissances sur capacités d’ingénierie des anciens Egyptiens. En plus de construire les grandes pyramides, les communautés de l’Ancien Empire planifieraient travaux hydrauliques conçu pour gérer un environnement dynamique et protéger les monuments et les infrastructures des effets des crues soudaines. Plus que réécrire l’histoire des pyramides, l’ouvrage nous invite à considérer ces monuments comme faisant partie d’un paysage soigneusement planifiédans quelle architecture, géologie et gestion des ressources en eau ils étaient étroitement liés et pris en considération pour le but monumental ultime. Cependant, de nouvelles fouilles et analyses géologiques seront nécessaires pour établir si les deux structures étaient réellement des barrages construits il y a plus de 4 500 ans.