Chaque fois que nous commençons à conduire en été, peut-être au retour de la mer ou de la piscine, un doute surgit toujours : est-il possible de conduire avec des tongs, ou faut-il porter des chaussures fermées ?
La réponse courte est que non, le Code de la route n’interdit pas expressément l’utilisation de tongs au volant. Par le même principe, les talons ne sont pas non plus interdits et, malgré ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas interdit même pas conduire jusqu’à pieds nussans aucun type de chaussures – ce n’est plus le cas depuis le 1er janvier 1993.
Il est donc légal de conduire pieds nus, avec des tongs et des sandales ouvertes à l’arrière, mais soyez prudent, car cela ne signifie pas que le conducteur n’a aucune responsabilité : si ces chaussures ne nous permettent pas de garder le contrôle de la voiture à tout moment, le comportement est potentiellement punissable, sur la base des articles 141 et 169 du Code de la route.
Parallèlement, en cas d’accident, les compagnies d’assurance peuvent limiter les indemnisations.
Pourquoi conduire avec des tongs, des talons ou pieds nus n’est plus interdit et que se passe-t-il si nous le faisons
Commençons par un fait historique : jusqu’en 1993, rouler avec tongs, sandales ou chaussures similaires ère expressément interditcar on pensait que ce type de chaussure n’était pas adapté pour assurer une conduite sûre. De la 1er janvier 1993avec l’entrée en vigueur du nouveau Code de la route (Décret législatif du 30 avril 1992, n. 285), cette interdiction a cependant été abrogé: aucune règle n’a été insérée dans le nouveau Code qui interdire ou limiter expressément l’utilisation de certains types de chaussure en conduisant une voiture ou une moto.
Cela signifie que ceux qui conduisent en tongs, talons ou pieds nus ne commet en soi aucune infraction – même si des risques spécifiques liés à la sécurité subsistent, ainsi que d’éventuelles sanctions discrétionnaires et d’éventuels problèmes avec l’assurance en cas d’accident.
Le fait est que, tout en éliminant cette interdiction spécifique, le Code n’a pas laissé de vide : il a déplacé l’attention vers contrôle du véhicule, ce qui est responsabilité du conducteur. Et c’est là qu’interviennent les articles 141 et 169.
Que disent les articles 141 et 169 et quand la sanction pourrait être déclenchée
Selon learticle 141, paragraphe 2«Le conducteur doit toujours garder le contrôle de votre véhicule et être capable de effectuer toutes les manœuvres nécessaires dans des conditions de sécurité, notamment l’arrêt opportun du véhicule dans les limites de son champ de vision et face à tout obstacle prévisible ».
Autrement dit, le conducteur doit également se discipliner dans le choix des vêtements et accessoires, de manière à garantir une action de conduite efficace avec les pieds pour garder le contrôle total du véhicule en cas d’événement inattendu.
À cela s’ajoute learticle 169qui paragraphe 1 impose une règle tout aussi claire : dans tous les véhicules, le conducteur doit avoir le « une plus grande liberté de mouvement effectuer les manœuvres nécessaires à la conduite ».
Bref, si une tong trop grande ou un talon qui reste coincé dans la pédale nous empêche de freiner à temps ou de bouger librementnous ne sommes plus en ordre. À ce stade, si la police devait certifier que la conduite imprudente était également causée par le type de chaussures, alors le sanctions prévues par ces deux règles.
La violation de l’article 141 entraîne une sanction de 42 à 173 eurosauquel peut s’ajouter celui prévu à l’article 169, qui arrive jusqu’à 344 euros.
Entre autres choses, comme nous l’avons mentionné, il existe également un deuxième niveau de risque, peut-être le plus concret. Dans le cas où un accident de la route surviendrait alors que nous conduisons avec des pantoufles, des sandales, des pantoufles, des tongs ou pieds nus, nous pourrions être obligés de contribuer à l’indemnisation de l’assuranceavec des chiffres allant jusqu’à dizaines de milliers d’euros.
Comme le rapporte l’ACI, en effet, le conducteur pourrait être accusé de imprudence, absence ou attention insuffisante et évaluation de la situation. Dans ce cas, il est possible que dans le rapport établi par les forces de police impliquées, il soit indiqué que le type de chaussures utilisées par le conducteur était inapproprié.
Et, lorsque la compagnie d’assurance intervient pour indemniser la personne lésée, celle-ci pourra reconnaître un remboursement réduit s’il peut être démontré que la chaussure a empêché une manœuvre correcte.
En bref, le conseil est de laisser une paire de chaussures de rechange dans la voiture, afin de pouvoir les utiliser en cas de besoin et d’éviter d’éventuelles sanctions ou, pire encore, de risquer des accidents.