Bitcoin perdu pour toujours ? Il obtient une seconde chance grâce une série événement : l’incroyable chasse au trésor au cœur d’une décharge relancée

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Imaginez perdre une petite clé… mais cette clé ouvre la porte à près de 737 millions d’euros. Bienvenue dans la quête acharnée de James Howells, l’ingénieur gallois que tout oppose à une décharge du Pays de Galles… et à la fatalité informatique. Le grand public s’apprête à découvrir son incroyable chasse au trésor grâce à une prochaine docu-série aussi haletante qu’un thriller hollywoodien !

La mésaventure d’un geek devenu chasseur de trésor

En 2013, James Howells n’était qu’un informaticien parmi tant d’autres. Son destin bascule le jour où son ex-compagne, par inadvertance, jette un disque dur à la décharge de Newport. Un disque pas comme les autres : il contenait la fameuse clé privée de 8 000 bitcoins. À l’époque, la crypto ne fait rêver que quelques initiés. Aujourd’hui, ce trésor virtuel vaut quasiment 737 millions d’euros ! De quoi voir son compost différemment, non ?

Depuis cette erreur aux conséquences inimaginables, Howells s’est transformé en véritable chercheur d’or moderne. Mais, à la différence des prospecteurs du Far West, son Eldorado à lui est recouvert de tonnes d’ordures et de refus administratifs.

Dix ans de refus et de démarches de la dernière chance

Dix ans. Dix ans à cogner à toutes les portes pour avoir le droit de fouiller la décharge municipale. Mais rien n’y a fait. Les autorités, inflexibles, rejettent ses requêtes les unes après les autres. Même la Haute Cour britannique, en janvier dernier, a jugé que sa demande « n’avait aucune perspective réaliste de succès ». Notre chasseur de bitcoins n’a pourtant pas manqué d’audace : il s’est représenté lui-même devant la Cour d’appel de Londres, armé – clin d’œil technologique oblige – de l’intelligence artificielle pour plaider sa cause. Et rebelote, c’est non.

Jamais à court de ressources, James Howells envisage désormais de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Il est convaincu, coûte que coûte, que ses bitcoins ne sont pas une lubie, mais bien une opportunité concrète.

Et comme tout bon stratège, il ne mise pas tout sur la justice. Il a même manifesté son intérêt pour le rachat pur et simple du fameux site, dont la municipalité prévoit la fermeture d’ici 2026.

The Buried Bitcoin : la série qui relance l’aventure

À défaut d’obtenir gain de cause devant les tribunaux, Howells vient de décrocher… une seconde chance télévisuelle ! Son épopée va faire l’objet d’une adaptation en docu-série, produite par la société américaine LEBUL. Le titre ? The Buried Bitcoin: The Real-Life Treasure Hunt of James Howells, soit « le bitcoin enterré : la vraie chasse au trésor de James Howells ». Un programme hybride, mêlant documentaire, fiction et images de synthèse : tout un cocktail pour faire vibrer aussi bien les néophytes que les mordus de crypto.

La série promet de retracer non seulement l’incroyable mésaventure de notre ingénieur, mais aussi les débuts du bitcoin, ses batailles interminables avec l’administration et son plan high-tech pour excavater le trésor numérique. On nous promet un « thriller technologique en live-action », avec, ne l’oublions pas, près d’un milliard de dollars virtuellement en jeu.

James Howells lui-même espère que la série servira de démonstration grandeur nature : « Une fois que les spectateurs auront vu le documentaire, ils comprendront que c’est réalisable » clame-t-il. Pas fou, le Gallois a longuement hésité avant de céder ses droits : il avait reçu près de 200 requêtes de producteurs (certains primés aux BAFTA et aux Emmy !), mais c’est la première fois qu’il dit oui, considérant que, cette fois, « le moment est venu » après tant d’années de luttes juridiques.

Selon la société LEBUL, ce projet suscite déjà de vifs intérêts : sponsors internationaux, leaders majeurs de l’écosystème crypto et plateformes de streaming sont dans les starting-blocks. L’équipe prévoit un tournage dès cet été, pour une diffusion attendue à l’automne 2025.

Un espoir fou… ou une foi à toute épreuve ?

Évidemment, l’enthousiasme général n’efface pas le scepticisme. Les experts, eux, ont la tête froide : après plus de dix ans passés sous la pluie, sous le poids des déchets et l’érosion, le disque dur serait vraisemblablement endommagé de façon irrémédiable. Mais pour Howells – qui voit sa quête comme son 9h-17h quotidien ! – l’aventure continue : « Je ne m’arrêterai pas tant que je n’aurai pas récupéré mes 8 000 bitcoins », déclare-t-il, prêt à retourner chaque sac poubelle s’il le faut.

  • Un disque dur perdu, 737 millions envolés… et peut-être bientôt retrouvés ?
  • De la justice locale à la scène européenne, Howells ne lâche rien
  • Bientôt, son histoire sur vos écrans : le compte à rebours est lancé

Morale de l’histoire ? Méfiez-vous de ce qui traîne au fond de votre sac poubelle. Et, qui sait, la prochaine chasse au trésor pourrait bien commencer… dans votre propre garage !