« The Summer Legacy », un échec né de mille erreurs. Du manque de courage de Rai au contexte défavorable
« The Legacy » fonctionne, mais pas à tout moment. Si le jeu Rai 1 brille et domine en début de soirée, obtenant des audiences explosives, il n’en va pas de même en access prime time, où la chaîne a décidé de placer le programme pour suivre « La Ruota della Fortuna ».
Une décision dictée par la nécessité de ne pas laisser le champ libre à Canale 5 et de ne pas répéter la même erreur d’il y a douze mois, lorsqu’en continuant à diffuser « Techetecheté », elle contribuait à renforcer la force de Gerry Scotti.
Il est donc nécessaire de l’endiguer, de freiner, d’être prêt. Et la réflexion, en ce sens, était très paresseuse, basée sur la simple évaluation de produits sûrs, établis et réussis, renonçant à toute possibilité d’expérimentation ou de pari.
Bref, la Rai ne s’est pas comportée comme en 2002. Cet été-là, deux tout nouveaux jeux ont été testés – cette fois en début de soirée – et diffusés pendant un mois chacun. L’une s’appelait « Azzardo », l’autre « L’Eredità », qui, dans la courte période de test, a montré tout son potentiel, s’imposant dans la future programmation du réseau.
Pourtant, se lancer dans l’inconnu aurait été trop pour une télévision prise en otage par le peu de certitudes dont elle dispose. « L’Eredità » est donc devenue « L’Eredità Summer », en déménageant dans le bloc qui jusqu’à samedi dernier était « Affari Tui ».
La comparaison « lourde »
Et c’est peut-être ce changement qui a trahi Rai 1 et s’est avéré fatal. Dans le cas de « La Ruota », en effet, le test a été réalisé au détriment de « Paperissima Sprint », qui a à peine atteint 13% de part, et avec un rival – le « Techetecheté » susmentionné – stable à 18%. Les attentes étaient donc faibles et il était assez facile de franchir la barre fixée.
Le scénario est totalement inverse pour Marco Liorni qui, en plus de se retrouver adversaire à 25%, a pris le relais d’un De Martino qui circulait à peu près sur les mêmes chiffres que la « Roue ». Une double comparaison négative qui a détruit d’emblée tout jugement sur la nouvelle version de « L’Eredità ».
Tous les groupes ne sont pas identiques
Ensuite, il y a un problème exclusivement télévisuel qui est lié à la singularité des tranches horaires : il n’est pas certain qu’un programme qui marche à un moment donné fonctionnera automatiquement à un autre. Même si à des distances temporelles relativement proches, l’audience d’avant-soirée est différente de celle de l’accès, qui s’élargit avec l’ajout de téléspectateurs qui n’étaient pas rentrés chez eux auparavant. À cela s’ajoute l’idée qu’un certain climat et certaines dynamiques ne peuvent être reproduits à tout moment de la journée.
Depuis près de cinq décennies, « L’Eredità » est identifiée à la pré-soirée. Le quiz est structuré et conforme à un emploi du temps précis et les jeux sont organisés et liés à un emploi du temps clair. Renverser cet ordre mental, traduire le jeu et le modifier pour l’occasion, a généré un inévitable détachement, notamment de la part des passionnés d’histoire. Sans oublier le risque de saturation, toujours prêt à surgir.
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