toutes les traditions en Italie et dans le monde

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

soirée du 31 décembre le script fournit généralement le lentilles sur le feu, une table dressée pour saluer l’année qui passe, un toasts à minuit et souvent un vêtement rouge. Tout cela constitue un rituel social pour porter chance avant la nouvelle année.

Derrière cette habitude apparemment superficielle se cache cependant un monde complexe de symboles, de croyances et de rites qui traversent différentes époques et cultures liés à la couleur rouge et aux significations qui lui ont été attribuées au fil des siècles.

Symbolisme de la couleur rouge : origine et signification

Au fil des siècles et à travers les différentes civilisations, la couleur rouge a acquis une forte signification symbolique. Dans le’Grèce antique ce pigment était lié au sang et au feu; tandis que le Égyptiens anciens – considéré comme extrêmement habile dans les techniques de teinture – attribué au rouge a connotation double: d’une part il symbolisait la vie, la force et l’énergie, tandis que d’autre part il symbolisait la mort, la violence et la destruction.

Pour mieux comprendre la tradition actuelle du port de sous-vêtements rouges, Nouvel Ancependant, il est nécessaire de connaître les coutumes deRome antiquequi sont probablement les plus proches de nous. À l’époque romaine, le rouge était considéré comme une couleur apotropaïquec’est-à-dire capable de conjurer le mal et de protéger des influences négatives, et ses différentes nuances ont pris significations spécifiques. C’était surtout la couleur de la victoirequi colorait les manteaux portés par les généraux triomphants après les campagnes militaires.

Ensuite, habillez-vous entièrement violet (précieuse variante de la teinture rouge) devint l’apanage exclusif de l’aristocratie et de l’empereur. Les amulettes et les tissus de cette couleur étaient utilisés comme formes de protection symbolique et superstitieuse. Dans ce contexte, la figure du prêtre revêt un rôle central, également vêtu d’une toge à rayures violettes, chargé de pratiquer lemeilleurs vœuxou l’observation du vol des oiseaux pour interpréter signaux divins et dessiner présages sur l’avenir. En fait, même aujourd’hui, « je te souhaite bonne chance» conserve le sens originel de formuler une prédiction positive contre l’incertitude, à travers un langage né comme outil d’interprétation du destin.

Enfin, une autre valeur attribuée au rouge était celle liée au sang et à la viecompris non pas comme des éléments de violence mais comme un élément vital et une continuité familiale, un sens partagé par de nombreuses cultures lointaines, de l’Afrique à l’Asie. C’est là que se situe le lien entre le rouge et des concepts comme fortune, prospérité Et renaissance. On comprend donc le désir de le porter dans le moment de transition par excellence, celui entre une année et l’autre, comme un geste symbolique de protection contre les malheurs et bon présage vers l’inconnu cela viendra.

Superstitions italiennes du Nouvel An : des lentilles au cotechino

A côté des sous-vêtements rouges, le Nouvel An italien c’est plein d’autres rites alimentaires et gestes apotropaïques qui rappellent l’idée de prospérité fortuite. Les célèbres lentillesconsommés aux coups de minuit, sont associés à argent à la fois pour leur forme semblable à celle des pièces de monnaie et pour une métaphore très ancienne, qui les relie à l’abondance matérielle et à la nourriture. Alors que le cotechino ou ça trotteurqui les accompagne souvent, sont des aliments riches et caloriques, qui communiquent l’espoir de prospérité Et satiété pour la nouvelle année. Cependant, la coutume est régionale casser des bouteilles ou des objets de bon augure, tandis que s’embrasser à minuit cela devient un souhait symbolique de stabilité et de continuité émotionnelle avec l’autre personne.

Ce sont des pratiques qui, même si elles ont en partie perdu leur dimension ouvertement superstitieuse et magique, continuent de fonctionner comme rituels sociaux partagés. Leur persistance démontre à quel point ces gestes influencent encore la façon dont est vécu le réveillon du Nouvel An, au point que leur absence pourrait être perçue comme la rupture d’un code partagé, soutenu par des siècles de significations implicites.

Quelques traditions du Nouvel An à travers le monde

Évidemment, les rituels du Nouvel An ne concernent pas seulement l’Italie. Dans Espagne et dans de nombreux paysl’Amérique latinesur le coup de minuit ils sont mangés douze raisinsun pour chaque carillon de l’horloge, comme souhait pour chaque mois de l’année.

Dans Brésilen particulier dans les zones côtières, est traditionnel sauter sept vagues au bord de la mer, un geste lié à la purification et au renouveau.

Dans Danemark c’est habituel casser les plaques devant les portes des amis et des parents en signe d’affection, portant chance à ceux qui reçoivent les pièces.

Ou encore, dans Japon le rituel de joya non kane implique la sonnerie des temples bouddhistes 108 cloches sonnentun pour chaque envie négative de se libérer avant le début de la nouvelle année.

Malgré leur diversité, ces coutumes partagent la même fonction : celle de transformer le passage du temps en un événement symbolique pouvant être influencé par un rituel. Porter des sous-vêtements rouges, manger des aliments particuliers ou faire des gestes superstitieux répondent au besoin humain de donner forme et sens à l’incertitude de l’avenir. Le réveillon du Nouvel An, en tant que début de la nouvelle année, est la célébration idéale pour concentrer les croyances et les rituels dans un compte à rebours vers ce qui est à venir.