Sydney Sweeney peut faire ce qu’elle veut de son corps
La polémique qui a embrasé l’actrice Sydney Sweeney ces derniers jours a pris des connotations grotesques. L’actrice américaine a été accusée de sexualiser le corps féminin parce qu’elle avait décidé de poser à moitié nue dans une publicité publiée sur son profil Instagram.
Une entrepreneure qui peut faire ce qu’elle veut
Pourtant, nous ne parlons pas ici d’une femme obligée de se vendre pour survivre, ni d’une femme dont le corps est dépersonnalisé et exploité par des tiers à des fins lucratives, comme cela se produit (et cela se produit encore parfois aujourd’hui) sur les panneaux publicitaires ou dans les programmes télévisés. Le contexte, dans ce cas, est complètement différent : nous sommes face à une entrepreneure qui a consciemment décidé d’utiliser son image et son identité pour attirer l’attention sur les produits qu’elle vend.
Sydney Sweeney n’est pas un simple témoignage, mais plutôt un partenaire et actionnaire de Novig : une société de paris sportifs que personne ne connaissait jusqu’à il y a quelques jours et dont tout le monde parle aujourd’hui, grâce à la publicité très critiquée. La controverse soulevée par certains athlètes professionnels est certainement plus fondée, car ils craignent que le choix de Sydney Sweeney ne constitue une incitation supplémentaire à sexualiser le corps des femmes dans le sport. Une question importante que nous essayons de gérer depuis un certain temps et sur laquelle des mesures concrètes ont également été prises récemment, comme les lignes directrices émises par l’UER sur les tournages télévisés lors des compétitions féminines.
Une actrice et mannequin
Mais la publicité de Sydney Sweeney ne semble pas très bien correspondre à ce thème. Tout d’abord parce qu’elle n’est pas une athlète, mais une actrice et un mannequin, donc elle ne représente pas la catégorie ; et deuxièmement, parce que la publicité ne parle pas spécifiquement du sport féminin, mais est une publicité pour un site de paris. Par conséquent, si vous souhaitez trouver un problème critique, il faudrait peut-être l’identifier précisément dans le produit annoncé, plutôt que dans les méthodes.
Sydney Sweeney est donc libre de s’autodéterminer, ce qui signifie pouvoir disposer de son corps comme elle l’entend. Certes, on peut ne pas apprécier ses choix et préférer d’autres types de campagnes marketing qui se concentrent davantage sur le produit plutôt que sur le corps de ceux qui le sponsorisent (une évaluation qui s’applique également aux hommes), mais c’est une autre affaire.
Hypocrisie sociale
Peut-être que le problème de Sydney Sweeney est davantage lié au personnage qu’elle s’est construit qu’à la publicité elle-même. Si elle s’était définie politiquement comme une icône progressiste, elle aurait facilement pu vendre ses actions comme un outil d’autonomisation des femmes (un peu comme ce qu’a fait Elodie lorsqu’elle a posé nue pour le calendrier Pirelli en 2025). Peut-être préférez-vous cependant ne pas tomber dans l’hypocrisie des médias sociaux, selon lesquels tous les aspects de notre existence, même les plus égoïstes, doivent toujours être vendus publiquement par les influenceurs comme un acte prosocial.