Depuis quelques semaines, un nouveau visage du Covid-19 hante nos conversations et nos chaussettes mouillées : le variant « Frankenstein » (XFG). Si son nom fait trembler les amateurs de films d’horreur mais aussi les plus terre-à-terre d’entre nous, c’est parce qu’il circule vite et qu’il sait, le malin, se camoufler derrière les symptômes d’une grosse grippe banale. Pourtant, selon un médecin britannique, il y a quatre signaux précis à ne surtout pas ignorer. Vous avez dit vigilance ? On fait le point, sans panique inutile mais avec sérieux… et un zeste d’humour, parce qu’on est humains, nous aussi !
Variant Frankenstein : pourquoi fait-il autant parler de lui ?
Le variant XFG, alias Frankenstein, fait fureur dans l’actualité depuis la rentrée. Petit-fils d’Omicron et fruit d’une mutation hybride de deux souches du SARS-CoV-2, il a un super-pouvoir bien embêtant : il est beaucoup plus contagieux et passe d’une famille à l’autre avec une facilité déconcertante. Son secret ? Il parvient à contourner partiellement notre immunité, soit celle due à la vaccination, soit celle acquise via une précédente infection. La bonne nouvelle, ouf, c’est qu’il ne causerait pas plus de formes graves que ses prédécesseurs. La moins bonne : ses symptômes peuvent passer inaperçus… et c’est là que le Dr Roger Henderson entre en scène.
Quadrilogie de l’alerte : 4 signes à ne pas négliger
Selon ce généraliste britannique, interrogé par MyLondon News, les manifestations du variant Frankenstein sont souvent « très similaires à une mauvaise grippe ou un gros rhume ». Mais il insiste : il existe quatre symptômes qui doivent déclencher illico presto un appel au médecin ou une visite aux urgences. Voici la liste :
- Difficultés à respirer
Le Dr Henderson est formel : « Si vous avez du mal à respirer, consultez sans tarder. » Ce symptôme peut révéler une atteinte des voies respiratoires, aggravée rapidement par le virus. Il évoque la toux persistante, la gorge irritée, la voix enrouée, mais souligne que l’essoufflement inhabituel reste le signal d’alarme numéro un. Vous montez quelques marches et votre souffle manque ? Respirez difficilement ou ressentez une douleur quand l’air passe ? N’attendez pas, appelez un professionnel ! Ce signe peut indiquer une évolution préoccupante, surtout chez les personnes fragiles ou déjà malades. - Impossibilité de s’hydrater ou de s’alimenter correctement
Perte d’appétit majeure, fatigue écrasante, incapacité à garder des liquides ou à manger… Ces symptômes sont parfois négligés et pourtant, ils peuvent signifier une déshydratation rapide et aggraver l’infection. Le médecin alerte : « Si vous ne pouvez pas garder les liquides ou manger normalement, il faut demander de l’aide. » Surveillez nausées, étourdissements ou bouche sèche. Chez les aînés, les femmes enceintes ou les personnes fragiles, la difficulté à boire devient vite critique. Si ces soucis persistent plus de 24 heures, mieux vaut consulter sans attendre. - Confusion ou troubles cognitifs
Le variant Frankenstein peut aussi titiller votre cerveau : faiblesse intense, impression d’être perdu, difficulté à rester éveillé ou à se concentrer… Si ce fog mental s’invite après quelques jours de symptômes légers, méfiance ! Le Dr Henderson précise : cela peut être causé par un déséquilibre du corps (forte fièvre, déshydratation, manque d’oxygène). Il recommande d’alerter un médecin en cas de confusion soudaine, surtout chez les personnes âgées, les enfants ou celles souffrant de maladies chroniques. - Aggravation brutale après amélioration
On pense s’en sortir, et soudain tout recommence — fièvre qui revient, toux qui évolue mal, fatigue extrême, douleurs thoraciques. Selon le Dr Henderson, « si les symptômes s’aggravent après une phase où vous vous sentiez mieux, il faut consulter rapidement ». Cette rechute peut révéler une réaction inflammatoire ou une surinfection. Ne vous isolez pas, surveillez l’évolution et sollicitez un avis médical le cas échéant.
Un rhume déguisé… mais imprévisible
Ce variant a beau souvent ressembler à un « gros rhume », selon le médecin, il sait brouiller les pistes et surprendre, parfois avec brusquerie. Il le rappelle : « Il peut être difficile de faire la différence avec un simple rhume sans passer de test. » Même si les autotests détectent bien ce nouveau variant, un résultat négatif n’exclut pas l’infection. Vigilance donc, et surtout, écoute de son corps et de ses signaux. Habitués aux symptômes saisonniers, nous aurions tort de sous-estimer l’intrus…
Un conseil simple : au moindre doute, faites-vous tester et demandez conseil
Le message du Dr Henderson est clair et sans détour : ne minimisez pas les signaux inhabituels, et n’attendez pas pour consulter si l’un de ces quatre symptômes apparaît. Mieux vaut vérifier l’évolution de votre état, même à la maison, et solliciter l’avis d’un professionnel que de regretter plus tard. Rappelons-le, l’humour ne guérit pas tout… mais entendre les alertes et prendre soin de soi reste la meilleure parade, surtout face à un variant aussi imprévisible que Frankenstein.