Le Filorusso Georgescu ne pourra pas postuler pour les élections présidentielles: les affrontements avec la police

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le vainqueur du premier tour des élections présidentielles roumaines, puis annulées, Călin Georgescu ne pourra plus postuler aux élections. Ceci a été établi par le BEC, le bureau électoral central du pays, avec une peine annoncée hier 9 mars. Des milliers de manifestants sur la place à l’appui de Georgescu: des affrontements ont également eu lieu entre la police et certains supporters qui étaient en dehors des bâtiments BEC. Georgescu, qui fait l’objet d’une enquête entre autres pour de fausses états financiers et d’instigation aux actions contre l’ordonnance constitutionnelle, pourra faire appel à la Cour suprême de Bucarest dans les 24 heures.

La décision BEC

La décision du Bureau électoral central est liée à Double Wire à l’annulation des élections en décembre dernier par la Cour constitutionnelle. Selon une source, citée par le journal local AdevarulGeorgescu ne répond pas aux exigences de la légalité, car « ne respecte pas les règles de la procédure électorale, il a violé l’obligation de défendre la démocratie », qui est basée sur « les élections droites, honnêtes et impartiales ». Dans les raisons, le BEC explique qu’avec sa peine, la Cour constitutionnelle s’est exprimée d’une manière implicite et généralement contraignante concernant également le non-respect des conditions prévues par la loi pour l’enregistrement de la demande présentée par le candidat Georgescu Călin, rendant inadmissible qu’à la reprise du processus électoral.

Les enquêtes

Au centre du tremblement de terre électoral roumain, il y a aussi l’enquête qui implique Georgescu lui-même. Le 26 février, ce dernier avait été arrêté par la police et interrogé sur son rôle dans le financement de sa campagne électorale. Les procureurs roumains auraient trouvé des preuves significatives qui attesteraient de l’ingérence russe aux élections. Les autorités ont trouvé des armes, des billets pour la Russie et de l’argent avec une valeur d’un million d’euros. En tout, 27 personnes font l’objet d’une enquête. Georgescu doit répondre au moins six accusations: instigation aux actions contre l’ordre constitutionnel, communication de fausses informations, faux états financiers sous une forme continue, promotion en public du culte des personnes coupables de crimes de génocide et de crimes de guerre, constitution ou soutien à une organisation fasciste, raciste, xénophobe ou anti-sémitique.