Là langue italienne c’est plein de mots qui viennent de très loin et certains sont comme ça municipalités pour passer inaperçu : café, alcool et même des expressions comme « un en abondance » ils ont en fait une origine arabeainsi que des dizaines de termes liés à la cuisine, au commerce et à la vie quotidienne. Parmi ceux-ci, il y a aussi des mots que nous utilisons dans notre vie quotidienne, comme garçon, tasse et sucre.
Des siècles d’échanges méditerranéendu La Sicile islamique aux routes marchandes entre l’Orient et l’Occidentont laissé des traces profondes dans notre vocabulaire. Certains sont encore parfaitement reconnaissables, d’autres ont changé de forme et de sens au fil du voyage.
Les 7 mots arabes que nous utilisons le plus
Entrepôt
Quand on parle d’un entrepôton pense immédiatement à un lieu destiné au stockage de marchandises, de matériaux et de produits. L’étymologie est rapportée à la fois par Treccani et des principaux dictionnaires étymologiques italiens. Ce serait:
makhzan (مخزن) avec le sens de « endroit pour garder ou stocker quelque chose ».
Le mot vient du verbe Khazanac’est-à-dire « garder » ou « stocker », et au pluriel makhazin il est arrivé dans les langues européennes sous des formes telles que magazzeno, magazino et enfin entrepôt. Il existe également une curieuse évolution sémantique : dans le Maroc historique, le terme makhzen il indiquait même le pouvoir central et l’administration du sultan, précisément parce que les biens publics et les impôts étaient conservés dans les dépôts du gouvernement.
Tasse
Là tasse accompagne le quotidien de millions de personnes, notamment le matin autour d’un café ou d’un thé. Son nom vient aussi du monde arabe. L’origine remonte en fait à l’arabe ṭāsaavec le sens de « bol », « bol » ou « récipient ». De là, le terme est passé à l’espagnol tazapuis en français impôts et enfin en italien tasse.
Le parcours linguistique raconte aussi une histoire d’échanges commerciaux et culturels : des boissons comme le café et le thétous deux répandus en Europe par les routes orientales, finissent par être consommés dans un objet qui a lui-même une origine étymologique moyen-orientale. D’après les reconstitutions rapportées par Treccanila langue et la culture matérielle voyagent souvent ensemble, laissant des traces parallèles dans les habitudes quotidiennes.
Garçon
L’étymologie de garçon c’est l’un des plus discutés et fascinants de la langue italienne. Pendant longtemps, l’idée était répandue que le mot dérivait de Asasiyyinle célèbre ordre de guerriers connu en Occident sous le nom d’« Assassins ». Comme l’explique l’Institut euro-arabe, cette explication est cependant aujourd’hui considérée comme l’une des étymologie populairec’est-à-dire une étymologie populaire sans fondements linguistiques solides. L’hypothèse considérée comme la plus fiable relie plutôt le terme à l’arabe :
raqqas avec le sens de « messager rapide », « courrier » ou « relais ».
Dans le Maghreb médiéval, ce mot désignait les jeunes chargés de transporter les lettres et les communications entre les bureaux et les villes, appréciés pour leur rapidité et leur agilité dans les déplacements. Au fil du temps, le sens s’est élargi pour désigner de manière générique un jeune ou un adolescent. La reconstruction apparaît dans plusieurs études étymologiques, même si elle reste une question encore débattue par les spécialistes.
Sucre
Le sucre c’est aujourd’hui l’un des ingrédients les plus courants dans les cuisines européennes, mais pendant des siècles, c’était un produit rare et précieux. Le mot vient de l’arabe :
soukkar (سُكر) qui vient du persan Shakar.
Grâce au commerce méditerranéen, le terme s’est répandu dans les langues européennes, prenant des formes très proches : espagnol bleuFrançais sucre et enfin italien sucre. Avant sa diffusion par les Arabes, le sucre était connu en Europe presque exclusivement comme substance médicinale ou épice de luxe. Ce sont précisément les cultures et les réseaux commerciaux du monde islamique qui l’ont transformé en un produit de consommation beaucoup plus répandu.
Carafe
Là carafe c’est le récipient utilisé pour servir de l’eau, du vin et d’autres boissons, caractérisé par une base large et un col plus étroit. Son origine remonte à l’arabe :
gharrafa (غرفة) ou « conteneur liquide » ou « conteneur verseur ».
Grâce aux échanges en Méditerranée le terme est entré dans les langues européennes jusqu’à l’italien moderne. Il ne s’agit pas seulement d’un emprunt linguistique : d’élégants récipients destinés à servir des boissons étaient en effet très répandus dans la culture matérielle du Proche-Orient et du monde islamique, où le rituel de l’hospitalité avait et continue d’avoir un rôle central.
Baldaquin
Le baldaquin c’est la structure décorative qui domine les lits, les trônes, les autels ou les chaises et qui représente traditionnellement le prestige et l’autorité. Le nom est directement lié à la ville de Bagdad (une fois appelé Baldacco). Cette ville fut l’un des plus importants centres de production de tissus fins du Moyen Âge islamique, célèbre dans toute l’Europe pour la qualité et la richesse des décorations. Le soi-disant « Tissus Bagdad » ils ont ainsi fini par identifier d’abord le tissu lui-même, puis la structure créée avec ces précieux rideaux.
Par le français baldaquin le terme est arrivé en italien en se transformant en baldaquin. C’est l’un des cas les plus curieux de l’histoire de la langue : le nom d’une ville qui, grâce au commerce international, se transforme en nom d’un objet d’usage courant.
Salaam
Faire un Salam cela signifie faire preuve d’une courtoisie exagérée, cérémonieuse et souvent intéressée, avec une touche de flatterie ou de flatterie. Le mot vient de l’expression arabe :
al-salāmu ʿalaykoum
c’est à dire « la paix soit sur toi ».
C’est la salutation traditionnelle du monde islamique, encore répandue aujourd’hui et comparable à notre « bonjour » ou « bonjour ». Cependant, lors du passage à l’italien, le terme a subi un changement de sens : dans les relations commerciales entre la Méditerranée et le Levant, ces salutations très formelles et répétées ont fini par être associées à une courtoisie perçue comme excessive ou intéressée. C’est de là que vient le sens moderne de Salamcompris comme un compliment trop catégorique ou un comportement trop obséquieux. Comme le Treccanic’est l’un des exemples les plus intéressants de la façon dont le contact entre les cultures peut profondément modifier la valeur originelle d’un mot.