5 curiosités sur la Corsa Rosa

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le vendredi 8 mai 2026 partira de Nessebar, IN Bulgariela 109e édition du Giro d’Italia : 21 étapes, 3 468 km et près de 50 000 mètres de dénivelé à parcourir jusqu’au 31 mai, date à laquelle la caravane rose défilera dans les rues de Rome. Le parcours comprend 7 arrivées en côte, un seul contre-la-montre individuel de 42 km et « l’étape reine » qui se dispute sur les rampes du col de Giau, point culminant de ce Giro à 2 233 mètres d’altitude. Le grand favori est le danois Jonas Vingegaarddéjà vainqueur de deux Tours de France et de la Vuelta 2025. Parmi les prétendants au podium figurent également l’Italien Giulio Pellizzari (6e l’an dernier, récent vainqueur du Tour des Alpes), Jai Hindley (vainqueur du Giro 2022) et Egan Bernal (vainqueur en 2021).

Pourquoi le Giro d’Italia part-il de Bulgarie ?

Ce n’est pas la première fois que Course rose traverse les frontières italiennes : le départ de cette année est en fait 16ème à l’étranger absolument. La raison est plus économique et géographique : le Giro d’Italia est un événement médiatique très convoité et faire voyager la « Grande Partenza » à l’étranger, c’est exporter visibilité touristique et prestige international. En retour, la Bulgarie se montre au monde dans le cadre de l’un des événements sportifs les plus suivis d’Europe.

Combien de calories les coureurs brûlent-ils ?

Une course de trois semaines comme le Giro d’Italia en est une défi physiologique notable. Sur une étape de montagne, un coureur professionnel peut brûler entre 6 000 et 7 000 kcalsoit presque le triple de ce qu’un adulte moyen consomme en une journée. En multipliant les données par 21 niveaux, nous arrivons à plus de 100 000 kilocalories brûlées, soit plus ou moins ce qu’une personne moyenne brûle en un mois et demi. C’est pourquoi les coureurs se nourrissent en permanence : petit-déjeuner copieux avant le départ, barres énergétiques, gels, boissons isotoniques, suppléments pendant l’étape. Le tout planifié au gramme près par les nutritionnistes et les médecins d’équipe, car manger trop peu peut coûter à la course jusqu’à une chute.

La chemise rose est rose à cause de la « faute » d’un journal

Symbole le plus emblématique du Giro, le Chemise rose porté par le leader du classement général, il n’est pas rose en raison d’un choix esthétique ou d’une tradition ancienne. Il est rose parce que le Giro d’Italia a été inventé en 1909 par la Gazzetta dello Sport, organisée comme un outil de promotion et de diffusion du journal lui-même. Depuis 1931, le leader de la course porte une chemise de couleur immédiatement reconnaissable : rose, évidemment, comme les pages du journal sportif.

Disqualifié pour avoir pris le train

Lors de la toute première édition du Giro, celle de 1909, quatre cyclistes furent disqualifiés pour avoir voyagé en train le tronçon entre Bologne et Chieti. Une grande économie d’efforts, si personne ne les avait remarqués. Cette édition a été remportée par Luigi Gannamaçon de Varèse, devenu également célèbre pour sa première déclaration aux journalistes après la victoire: «I brüsa tanto el cü». En revanche, les selles de l’époque n’étaient pas vraiment ergonomiques.

Un cycliste payé pour ne pas participer

Dans la seconde moitié des années 1920, il y avait un cycliste italien qui dominait la discipline : Alfredo Binda il remporte 3 titres mondiaux et 5 éditions du Giro entre 1925 et 1933, son record de 41 victoires d’étapes sur la Corsa Rosa ne sera battu qu’en 2003 par Mario Cipollini. Après avoir dominé trois éditions consécutives du Giro, les organisateurs lui ont payé 22.500 lires, environ 15 mille euros aujourd’hui, pour ne pas participer à l’édition 1930, de peur que la course ne devienne trop ennuyeuse avec une telle domination écrasante du coureur varais.