Tajani contre Ben Gvir : "J’ai demandé des sanctions à l’UE"

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le cas des violences contre les militants de la flottille Global Sumud pourrait se retrouver à l’ordre du jour de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne et entraîner l’imposition de sanctions au ministre israélien Itamar Ben Gvir, protagoniste des abus documentés par du matériel vidéo. C’est Antonio Tajani, chef de la Farnesina, qui poursuit le dossier. La nouvelle vient des réseaux sociaux du ministre Meloni : « L’Italie a demandé à l’Union européenne de sanctionner le ministre israélien de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, après les abus contre les militants de la Flottille de la Liberté ».

Post d’Antonio Tajani sur X

« Au nom du gouvernement italien, je viens de demander formellement à la Haute Représentante Kaja Kallas d’inclure dans la prochaine discussion des ministres des Affaires étrangères de l’UE l’adoption de sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité nationale Ben-Gvir pour les actes inacceptables commis contre la flottille, en emmenant des militants dans les eaux internationales et en les soumettant au harcèlement et à l’humiliation, en violant les droits de l’homme les plus fondamentaux », a-t-il écrit sur X.

Ce que le gouvernement et Mattarella ont dit à propos de la violence contre les militants de la Flottille

Auparavant, le président de la République, Sergio Mattarella, avait qualifié de « non civilisé » le traitement réservé « aux personnes illégalement arrêtées dans les eaux internationales et qui atteint un niveau très bas ». Palazzo Chigi a jugé les images « inacceptables » en raison du « mépris total manifesté à l’égard des demandes explicites du gouvernement italien », exigeant « des excuses immédiates » d’Israël.

Puis, par la bouche du ministre Tajani, l’annonce d’une « ligne dure » du gouvernement avec des initiatives qui seront cependant évaluées, d’un commun accord avec l’ensemble de l’exécutif, lorsque ce dossier sera conclu. « Mais nous les accepterons certainement – a assuré le chef des Affaires étrangères – parce que nous ne pouvons plus continuer avec cette attitude: aller emmener hors des eaux territoriales des personnes qui ne sont pas des terroristes, les traiter comme des terroristes, non-respect de la dignité humaine, violation du droit international, violation de toute règle du monde civilisé ».