« Star Wars : Maul – Shadow Lord » sur Disney+ place la barre encore plus haut
« Star Wars Maul – Shadow Lord » plus qu’une surprise est une double confirmation : Dave Filoni sait ce qu’il fait et le monde de l’animation est sans aucun doute le meilleur écosystème pour faire avancer la franchise de George Lucas. Cette série spin-off qui lui est consacrée, à Dark Maul, l’ancien élève de Dark Sidious, l’un des méchants les plus originaux, iconiques et fascinants de la saga, ici laissé littéralement en roue libre, arrive aujourd’hui sur Disney+.
« Star Wars Maul – Shadow Lord » – L’intrigue
« Star Wars Maul – Shadow Lord » se déroule immédiatement après la Guerre des Clones, lorsque, avec le tristement célèbre Ordre 66, Palpatine avait détruit les Jedi, la République et pris le pouvoir suprême. Nous embrassons à nouveau Dark Maul, son ancien élève puis ennemi, maître de Mandalore pendant une courte période, finalement vaincu par son ancien maître, qui avait tué son frère, Savage Opress. ET
ccolo sur Janix, une planète qui jouit actuellement d’une certaine autonomie par rapport à l’Empire, et où il compte se venger des Boss locaux, qui l’ont abandonné en cas de besoin. Sur la planète, pour tenter de tenir les Mala à distance, il existe une sorte de police locale. Parmi eux, le meilleur est le détective Brander Lawson, qui avec son collègue droïde Two-Boots, lorsque Maul commence à semer des cadavres, tente tant bien que mal de retrouver la trace du coupable sans que l’Empire n’apparaisse sur la planète. Mais entre-temps, deux Jedi survivants sont également apparus sur Janix : Eeko-Dio-Daki et son jeune élève Devon Izara. Ils finiront tous au centre d’un labyrinthe compliqué de vengeance, de devoir et d’espoir.
C’était en 1999 lorsque, dans « Un nouvel espoir », le monde a rencontré Dark Maul. Comparé à Dark Vador et Dark Sidious, il se serait révélé être un méchant différent, plus féroce, instable, étroitement lié au genre oriental wuxia, à l’action hongkongaise. Au fil des années, son personnage a connu une évolution constante et fascinante, restant certes un méchant, mais constitué d’une ambiguïté que les séries animées Star Wars (The Clone Wars, Rebels et Tales of the Empire) ont rendue de plus en plus profonde, complexe et articulée.
Lumières et ombres, le Côté Obscur mais aussi l’amour fraternel, la vengeance et la violence, la souffrance et le sentiment de culpabilité pour cette folle variable, bien décidée à prendre le pouvoir, mais trop impétueuse pour y parvenir complètement. Sombre, mais armé d’un sens de l’honneur et d’un désir de liberté qui en faisait presque un pirate ou un ronin de l’espace, dans « Star Wars Maul – Shadow Lord » est évidemment la présence la plus significative, que Dave Filoni gère cependant avec beaucoup d’esprit, donnant de l’espace à d’autres personnages et créant un joli mélange de genres.
Une série au goût typiquement dur
« Star Wars Maul – Shadow Lord » fait un clin d’œil non seulement à l’action, mais aussi à l’aventure, notamment à l’auteur noir, avec le personnage du détective Lawson, exprimé par nul autre que Wagner Moura, qui semble clairement inspiré par ceux dont les stars du calibre d’Humphrey Bogart ou de Robert Mitchum ont fait des légendes du Hollywood du passé. Antihero, toujours obligé de marcher sur une ligne mince, est un personnage vraiment intéressant.
« Star Wars Maul – Shadow Lord » fait de lui un père divorcé, avec un fils adolescent compliqué, une ex-femme qui travaille pour l’Empire et un désir de faire le bien plutôt que le légal. Puis Dark Maul et Devon se croisent, renouvelant le désir du Sith de trouver une arme contre l’Empire, un élève à qui il puisse transmettre sa haine sans limite contre tout et contre tous. Fidèle en esthétique à l’univers animé le plus classique de Star Wars, la série de Filoni renouvelle le récit de la saga sur le concept de rébellion, de désobéissance, le contraste entre vengeance et sagesse, nous offrant un voyage passionnant, avec de belles scènes d’action et des duels qui restent imprimés.
D’autres personnages déjà vus par les fans par le passé ne manqueront pas d’apparaître, mais malgré cela, « Star Wars Maul – Shadow Lord » il n’y a rien de ce qui a déjà été vu ou entendu, c’est une histoire très mature, souvent sombre, qui nous emmène dans un coin inconnu de la Galaxie mais de laquelle dans le futur il sera facile d’attendre des surprises surprenantes. Les hommages à la franchise sont nombreux, mais aussi aux titres emblématiques du grand cinéma, avec le dangereux Sith qui ne cesse d’être quelque chose d’absolument atypique, d’imprévisible, porteur d’un tourment intérieur pour lequel il est difficile de ne pas éprouver de la pitié ou de l’empathie.
On ne sait pas encore ce qui sera sur grand écran de la saga, après la sortie de Kennedy, Dave Filoni est désormais le Deus ex Machina. Mais s’il parvient à apporter là aussi cette immense qualité qu’il a toujours garantie sur le petit écran, alors peut-être qu’il y a encore de l’espoir pour les fidèles de la Force, pour ceux qui espèrent pouvoir oublier l’horreur de la trilogie suite. Qui sait, peut-être qu’un jour nous pourrons enfin avoir un long métrage d’animation pour grand écran.
Note : 8,5