Accord conclu et représailles américaines évitées. L’Union européenne a donné son feu vert à la mise en œuvre de l’accord tarifaire signé l’été dernier avec les États-Unis. Le oui de l’UE est intervenu après des mois de pression de la part du président Donald Trump, qui avait menacé d’imposer de nouveaux droits de douane – notamment des droits de 15 à 25 % sur les voitures et camions européens – si le feu vert n’arrivait pas avant le 4 juillet.
L’accord tarifaire
L’annonce s’est accompagnée d’une note de la présidence de l’UE : « Le Conseil et le Parlement sont parvenus à un accord sur la mise en œuvre des dispositions tarifaires de la déclaration commune UE-États-Unis adoptée le 21 août 2025 ».
Les 27 avaient en effet signé l’été dernier un accord avec Washington fixant des droits de douane de 15 % sur la plupart des produits européens, mais en réalité l’UE n’a pas encore tenu sa promesse de supprimer les droits de douane sur la plupart des importations américaines en échange.
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Le Parlement a accepté de revoir à la baisse certaines exigences et, notamment, le texte final a donné aux États-Unis jusqu’à la fin de l’année pour éliminer les surtaxes supérieures à 15 % sur les composants en acier, plutôt que de l’exiger comme condition préalable. Le texte final autorise toutefois la Commission européenne à activer le mécanisme de suspension si les États-Unis ne respectent pas leurs engagements ou interrompent les échanges et les investissements avec l’UE, y compris « en discriminant ou en ciblant les opérateurs économiques de l’UE ».
Les colégislateurs ont également convenu d’établir un mécanisme de sauvegarde au cas où les préférences tarifaires accordées aux États-Unis entraîneraient une augmentation des importations qui nuirait à l’industrie de l’UE, y compris au secteur agricole. La Commission peut lancer une enquête de sa propre initiative ou sur la base d’informations fournies par un ou plusieurs États membres ou par le Parlement européen. La Commission fera également rapport au Parlement et au Conseil sur une base trimestrielle sur l’évolution des volumes et de la valeur commerciale des exportations américaines de biens couverts par cette législation.
Sur le papier, le feu vert de l’UE devrait permettre de tourner la page, après plus d’un an de batailles commerciales transatlantiques. « Maintenir un partenariat transatlantique stable, prévisible et équilibré est dans l’intérêt des deux parties », a souligné Michael Damianos, ministre de l’Énergie, du Commerce et de l’Industrie de Chypre, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE.
Un accord est un accord, et l’UE honore ses engagements.
Je salue l’accord conclu par le Parlement européen et le Conseil sur la réduction des droits de douane sur les exportations industrielles américaines vers l’UE.
Cela signifie que nous respecterons bientôt notre part de la déclaration commune UE-États-Unis, comme promis. LE…
– Ursula von der Leyen (@vonderleyen) 20 mai 2026
« L’UE honore ses engagements »
« Un accord est un accord, et l’UE honore ses engagements. Je salue l’accord conclu par le Parlement européen et le Conseil sur la réduction des droits de douane sur les exportations industrielles américaines vers l’UE. Cela signifie que nous remplirons bientôt notre part de la déclaration commune UE-États-Unis, comme promis. » Ursula von der Leyen écrit ceci sur
« L’Europe fait preuve de sérieux et de fiabilité, en respectant les engagements pris et en visant ainsi à renforcer la solidité économique du partenariat transatlantique. Un pas important pour donner stabilité et sécurité économiques à nos entreprises qui exportent vers les États-Unis. Il est maintenant important de continuer à travailler pour l’entrée en vigueur rapide de l’accord », a commenté le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani.