Nouveau Code de la route, la proposition du MIT : permis B à 17 ans et amendes en fonction de la vitesse

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le Ministère des Infrastructures et des Transports a envoyé du matériel de travail à plus d’une centaine d’associations et d’opérateurs du secteur réécriture du code de la route. Cela ouvre la phase finale de la consultation souhaitée par le ministre Matteo Salvini. Les personnes concernées auront jusqu’à 13 septembre 2026 de soumettre des observations et jusqu’à cinq propositions d’amendements ciblées, après quoi le Gouvernement définira le texte final par 14 octobremandat de la délégation, pour l’envoyer au Parlement à l’automne 2026 pour discussion et approbation finale.

Le permis B à 17 ans et la directive européenne

L’objectif affiché est de « rendre plus évident le lien entre les comportements adoptés par les usagers, l’exposition aux facteurs de risque et la prévention des accidents de la route ». Concernant la possibilité d’atteindre le permis déjà à 17 ansle projet MIT veut suivre le nouvelle législation européennedont la base juridique est la directive (UE) 2025/2205 relative au permis de conduire, approuvée en octobre 2025, qui a abaissé l’âge minimum pour conduire. La directive européenne donne aux États membres jusqu’au 26 novembre 2028 pour mettre en œuvre les nouvelles règles.

Actualités pour les personnes handicapées et le CUDE

Parmi les propositions contenues dans le texte figure un segment dédié aux personnes handicapées. Le nouveau Code de la route visera à « assurer une plus grande sécurité à la circulation des personnes utilisant des appareils et aides à la mobilité, notamment électriques, dotés d’équipements spécifiques, afin de faire tomber les barrières architecturales existantes qui les empêchent de circuler sur les trottoirs ». De plus, avec le nouveau Code de la route, il vise à rendre l’adhésion au CUDE contraignante pour les administrations communalesla carte de stationnement européenne pour les personnes handicapées. Les communes restées en dehors du système ne pouvaient plus compter sur des portails électroniques pour sanctionner à distance les infractions liées au stationnement réservé et aux zones à circulation limitée.

Moto sur autoroute et dépassement à droite

Pour les deux roues, « nous travaillons sur une plus grande protection sur autoroute et sur la possibilité, en cas d’accidents ou de ralentissements importants, de utiliser la voie d’urgencegarantissant toujours le passage des véhicules d’urgence », et en même temps la proposition qui suscite le plus de discussions est la règle de dépassement à droite sur autoroute. En effet, on lit dans le texte, « qu’il est prévu d’appliquer la circulation en files parallèles sur les autoroutes et voies rapides à trois voies, ce qui impliquerait la possibilité de dépasser par la droite ».

Répression contre les conducteurs sans assurance et sanctions progressives

Dans le texte, nous lisons un répression contre ceux qui voyagent sans assuranceavec notamment des contrôles renforcés grâce aux bases de données Motorisation et l’introduction de l’interdiction de conduire numérique. Si le propriétaire ne régularise pas la situation, le véhicule sera saisi directement lors du premier contrôle routier.

Concernant les sanctions, la réforme vise un système dans lequel le montant de l’amende reflète le poids réel de l’infraction commise. Le nouveau système abandonne le modèle à quatre bandes pour en adopter un progressivité linéaireoù le montant de l’amende augmente proportionnellement à km/h dépassé au-delà de la limite. « Toutes les sanctions, principales et accessoires (y compris la déduction de points), seront contenues dans un tableau facile à consulter, qui prévoira une réorganisation des sanctions principales de 82 à environ 21 tranches de sanctions ».

Recours et notifications : quels changements pour ceux qui reçoivent une amende

Un autre front concerne la protection de ceux qui reçoivent une amende. D’une part, le poids du recours devant le préfet et ça devient plus facileautodéfensede l’autre, oui les délais sont serrés et pour les enquêtes réalisées à distance, le créneau utile pour notifier l’acte passerait quatre-vingt-dix à trente jours. Se pose ensuite la question de savoir où finit le produit des amendes. La proposition du MIT est que le 70% des recettes soit « réinvestie dans des activités visant à renforcer les normes de sécurité routière, de la signalisation à l’entretien des routes, jusqu’à l’installation de barrières de confinement », et la partie restante, la 30% Une partie des recettes serait reversée à ceux qui effectuent l’évaluation, afin de financer les activités de contrôle et de notification.

Enfin, comme indiqué dans les diapositives du ministère, « le processus d’adaptation à la nouvelle réglementation européenne est anticipé, ce qu’il prévoit l’abaissement de la limite d’âge pour l’obtention du permis de conduire C1 à 17 ans. L’âge d’obtention du CQC, nécessaire à l’exercice du métier de transporteur routier, sera ainsi avancé d’un an ». En substance, parallèlement à la possibilité d’obtenir le permis B à 17 ans, le C1 pourrait également être obtenu à dix-sept ans et avec lui l’entrée dans le parcours de qualification professionnelle serait anticipée. Un choix destiné à répondre à la pénurie de transporteurs routiers. Pour l’instant, ce sont des hypothèses de travail, le texte définitif ne prendra forme qu’après la consultation, avec l’expiration de la délégation fixée au 14 octobre.