Après le thème italien, le cours a officiellement commencé deuxième épreuve écrite de laExamen de maturité 2026celui dédié à questions d’orientation: au lycée scientifique, les bacheliers sont confrontés à l’épreuve de mathématiques qui comprend cette année des problèmes liés à des épisodes réels, du tremblement de terre du Frioul en 1976 au niveau de l’eau du Lac de Braccianositué dans le Latium, près de Rome.
En effet, les élèves sont invités à reconstruire le modèle mathématique qu’il décrit la tendance du niveau d’eau de Lac de Bracciano au fil du temps, à partir des retraits de 2016-2017 et de leur suspension ultérieure. Mais derrière cette trace se cache une crise de l’eau réelle et complexe à gérer, provoquée par le changement climatique et l’exploitation humaine de ce bassin, dont les eaux en 2017 étaient tombées à -180cm par rapport à « zéro hydrométrique ».
Actuellement, le niveau d’eau de Bracciano monte lentement : selon l’Observatoire de l’Autorité de Bassin du District de l’Apennin Central (AUBAC), le lac reste dans une situation de équilibre fragile.
Les caractéristiques du lac de Bracciano : comment il s’est formé
Pour comprendre pourquoi le lac de Bracciano est si fragile, il faut d’abord analyser comment il s’est formé. À propos Il y a 600 000 anscette zone était caractérisée par une activité intense dans la zone volcanique des Monts Sabatini (au nord de Rome) : il n’y avait pas un seul grand volcan, mais de nombreux centres éruptifs dispersés (comme ceux de Sacrofano, Baccano, Trevignano, Vigna di Valle, Bracciano, Martignano, Polline, Lagusiello et Monterosi). Parmi ceux-ci, le plus important était celui de Sacrofano, qui produisait d’énormes quantités de matière pyroclastique.
Comme le rapporte le rapport réalisé par l’ISPRA, la vidange progressive de la grande chambre magmatique qui alimentait l’activité des nombreux centres éruptifs du complexe volcanique de Sabatino (conjuguée à l’activité d’un système de failles régionales), a provoqué la effondrement de la partie supérieure de la structure, survenue il y a environ 300 000 ans, avec la formation d’un grand dépression volcano-tectonique que progressivement il est rempli d’eau donnant naissance au lac de Bracciano.
Le résultat est donc un lac extrêmement profond (entre 160 Hé 165 mètres), d’une superficie d’environ 57 km² et un volume d’eau estimé dans 5 milliards de mètres cubes: déjà exploité depuis l’Antiquité, le lac, propice à la baignade, est devenu au XXe siècle une réserve d’eau stratégique pour la Capitale.
Étant un lac d’origine volcanique, celui de Bracciano il n’y a pas de grandes rivières qui l’alimentent. L’eau provient presque entièrement de grandes sources souterraines et de la pluie qui tombe directement en surface (ou sur le bassin environnant), tandis que l’eau Rivière Arrone c’est le seul émissaire naturel.
En pratique, le lac de Bracciano est donc un système « presque fermé » qui se recharge lentement grâce aux eaux souterraines et aux pluies : lorsque ces apports sont réduits (en raison de la sécheresse ou de la surexploitation), le lac n’a aucun moyen de compenser les pertes de vitesse. Le lac, entre autres, constitue une zone de haute valeur naturaliste et biodiversité, étant l’habitat d’espèces endémiques.
Bref, le lac de Bracciano est à la fois un réserve d’eau stratégique pour Rome et un écosystème de premier intérêt.
La crise de l’eau de 2017 et ses causes
Pendant des décennies, le niveau de Bracciano est resté globalement en bonne santé. Puis, en 2017, les choses ont empiré. L’Institut de Recherche sur l’Eau du CNR (IRSA-CNR) surveille le lac depuis plus de 15 ans, collectant des données à la fois sur montant tous deux sur le qualité d’eau. Les données de cet été ont montré que le rivage avait reculé considérablement, révélant des roches et du sable, et qu’en juillet 2017, le niveau était tombé à -163 cm par rapport au « zéro hydrométrique » (l’altitude de référence du lac).
Dans les semaines suivantes, en réalité, la situation s’est encore aggravée : à la fin du mois de juillet, elle a atteint environ -167 cm et pendant l’été, le minimum a atteint des valeurs encore plus basses, avec certains résultats faisant état jusqu’à -180cm.
Ces niveaux représentaient un problème important : les chercheurs de l’IRSA-CNR avaient en effet reconstitué un modèle numérique du « bassin » du lac et a calculé que l’excursion maximale durable du système était de -150cm. Au-delà de ce seuil, une réduction significative des superficies impliquées dans les processus naturels d’auto-épuration a été observée dans le lac.
Le lac de Bracciano fonctionne en effet comme une sorte de gigantesque écosystème filtrant : à -150 cm perd Déjà 13,4% de la surface des fonds marins dédié à ces procédés de purification et à la pires scénarios indiqué que, en descendant vers -200cm, la perte aurait atteint le 22,5%.
Ces chutes, qui endommageaient également la nappe phréatique autour du lac, étaient provoquées par une combinaison de facteurs : changement climatique et le surexploitation du lac.
Un groupe de chercheurs, dans une étude publiée en 2021 dans la revue Journal d’hydrologie : études régionalesa analysé les données sur une période de un siècle, démontrant que, à partir de fin des années 90, là variation le niveau mensuel du lac est doublé par rapport aux décennies précédentes. Et, en parallèle, c’est doublé aussi la variation de retraits mensuellement par Acea, tandis que le précipitation les annuelles sont devenues plus irrégulier et la température moyenne a augmenté.
En pratique, le lac s’est trouvé simultanément soumis à un climat plus extrême et à une exploitation plus intense.
Une revue scientifique de 2023, publiée dans la revue scientifique Eaua présenté le lac Bracciano comme un exemple de écosystème de valeur mis en danger par pressions humaines croissantes. Au cours des vingt dernières années, divers problèmes environnementaux (outre l’exploitation humaine) ont considérablement réduit sa capacité à fournir des « services écosystémiques », c’est-à-dire tout ce que le lac offre : eau potable, pêche, loisirs.
La situation actuelle
Après les mesures de 2017, je retraits ils étaient progressivement interrompu: à ce moment-là, le niveau d’eau du lac a recommencé à monter, mais beaucoup lentement. Selon les données rapportées dans une étude de 2026 également publiée dans le magazine EauDans le 2018 le niveau n’avait que légèrement augmenté 40 cm par rapport au plus bas historique de 2017, alors qu’en avril 2023, la reprise globale était 98 cm. Entre-temps, la rivière Arrone (connue comme l’émissaire historique du lac) est restée coupée, car le niveau de l’eau est resté inférieur au seuil de débordement.
Mais quelle est la situation actuelle ? Les mises à jour les plus récentes font état d’un lac en équilibre précaire, mais en léger rétablissement. Selon le bulletin de l’Observatoire de l’Autorité du Bassin de l’Apennin Central (AUBAC), relatif à la période novembre-décembre 2025, après les fortes baisses de niveaux typiques de l’été, au cours des mois de novembre et décembre, on a observé un arrêt de la descente pour tous les principaux lacs naturels du district.
Dans le cas spécifique du lac de Bracciano, le niveau Et ascensionné allez 161,69 m au-dessus du niveau de la mer octobre 2025 au 161,8 m inscrit dans le premier jours de 2026. C’est une valeur comparable à celle de la même période en 2023 et supérieure à celle de décembre 2024 : de petits signes de reprise, portés surtout par les pluies intenses de fin 2025 et début 2026.
Le même bulletin rapporte cependant que 2025 était globalement une année année en dessous de la moyenne climatologique: dans le Latium, les précipitations en novembre et décembre différaient de la moyenne de -36% et -17% et au niveau des districts les La recharge des eaux souterraines en 2025 était inférieure aux valeurs historiquesavec des écarts supérieurs à -30% dans la plupart des régions.
Pour un lac qui dépend justement des précipitations et des eaux souterraines, ce n’est pas un mince détail : c’est pourquoi l’Observatoire a classé les gravité de l’eau de l’ATO 2 (qui couvre la zone de Rome et du lac de Bracciano), comme « moyenne», dans un cadre défini comme équilibre fragile.
Les données les plus récentes, relatives à mai 2026, montrent un niveau du lac stable autour 162,39 m d’altitude.