Les glissements de terrain dans les Alpes sont plus fréquents en raison de la chaleur : cela favorise la fonte accélérée des glaces

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Les canicules qui se sont succédées tout au long de l’été ont rendu le Des Alpes de plus en plus fragiles et potentiellement dangereuses pour les randonneurs. Les températures très élevées dues à le réchauffement climatique déterminer le fonte accélérée des glaciers alpins et du pergélisolle sol gelé en permanence qui en haute montagne a une fonction stabilisatrice sur les pentes rocheuses. La fonte des glaciers produit de grandes quantités d’eau qui, sans présence de pergélisol, s’infiltre en profondeur dans les fissures. Le résultat est que les pentes les plus raides deviennent instables et augmentent la glissements de terrain. Départ à partir de mi-juillet 2026 d’importants glissements de terrain se sont produits sur les pentes de Cervindel Mont Pelmo dans les Dolomites et au-delà Mont-Blancqu’ils ont impliqué des milliers de mètres cubes de roche. Dans certains cas, les guides de montagne ont suspendu les ascensions et même les randonneurs indépendants sont invités à y prêter une attention particulière.

Les grands glissements de terrain de l’été 2026 dans les Alpes : que s’est-il passé

A partir du mois de juillet, le Mont Pelmodans les Dolomites de Belluno, a été touchée par de nombreux effondrements rocheux sur le côté nord-ouest. Parmi les épisodes les plus marquants figurent ceux du 23 juillet, du 2 et du 8 août. Les détachements ont été accompagnés d’explosions et de nuages ​​de poussière et n’ont heureusement fait aucun blessé. Même du côté français du Mont-Blanc un effondrement majeur s’est produit le 12 juillet, suivi d’un autre le 15 juillet dans le secteur du couloir du Goûter, au cours duquel deux grimpeurs ont perdu la vie. De nouveaux effondrements ont été signalés dans la région le 7 août. Un autre glissement de terrain important s’est produit le 5 août. Cervin le long de la crête des Deffeyes en face sud à 3900 m d’altitude. L’événement n’a pas impliqué de personnes mais a quand même amené les guides de montagne à suspendre les ascensions jusqu’à Gran Becca.

Passage alpin

Parce que la chaleur provoque encore plus d’effondrements en montagne

Ces phénomènes sont le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs. Parmi les causes qui prédisposent le territoire alpin aux glissements de terrain figurent lesforte pente des pistes, ledegré élevé de fracturation des rochers et des présence d’eau à l’intérieur des fractures. Durant les canicules qui ont caractérisé l’été 2026, je le point de congélation a dépassé 4000 m. Les températures élevées en altitude, ainsi que pluies intenses au sommet des montagnes, ont entraîné une fonte de plus en plus rapide des glaciers.

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En présence de ces conditions, la neige déjà rare qui s’est accumulée durant l’hiver a tendance à disparaître très rapidement sans avoir le temps de se transformer en glace. L’eau produite par la fusion s’infiltre très facilement dans les fractures des roches car celles-ci ne sont plus scellées par le pergélisolqui est également dégradée par le réchauffement climatique. Le pergélisol est le terrain gelé en permanence (constitué de terre, de débris et de roches) que l’on trouve en hauteur dans les montagnes et qui maintient une température égale ou inférieure à 0 °C pendant deux années consécutives ou plus. Seule sa couche superficielle (calque actif), qui dans les Alpes a une épaisseur variant entre 0,5 et 8-10 m, dégèle en été, puis regèle en hiver. Mais aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, la couche active s’approfondit de plus en plus, conduisant à une fusion accélérée de ce précieux « scellant ». Le pergélisol, s’il est intact, a une fonction imperméabilisante qui empêche l’infiltration de l’eau en profondeur dans les fractures, où celle-ci exerce une pression considérable surtout lorsqu’elle pénètre et gèle très profondément. Les pentes les plus faibles deviennent ainsi de plus en plus instables, jusqu’à générer des effondrements de roches même les plus grands.

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Précautions pour les randonneurs

La fonte des glaciers et du permafrost dans les Alpes constitue un danger potentiel pour les randonneurs et les alpinistes. C’est pour cette raison qu’à la suite de glissements de terrain survenus ces derniers mois, diverses associations de guides de montagne ont suspendu les ascensions, recommandant également aux randonneurs indépendants de grimper avec prudence et, dans certains cas, éviter les zones à risque. En fait, on sait que ces phénomènes sont favorisés par des températures élevées et des précipitations intenses, mais il n’est pas possible de prédire le lieu et le moment exacts où se produiront les effondrements. Le danger ne concerne pas seulement les itinéraires les plus difficiles, mais aussi les itinéraires simples. Avant de se lancer dans une excursion il faut donc vérifier non seulement les conditions météorologiques, mais aussi si elles existent rapports sur l’état des pistes et des sentiers par les autorités locales ou les guides de montagne. Dans l’ensemble, c’est bien partir tôt le matin du jourlorsque le risque d’instabilité des pentes est moindre (mais non nul). En haute altitude, il est également conseillé ne vous arrêtez pas sous les murs les plus raides et faites attention à bruits et chutes de pierres ce qui peut anticiper des effondrements plus importants.