La société Musk poursuit Telecom pour les fréquences Starlink

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

EspaceXl'entreprise aérospatiale privée qui est responsable, entre autres, du développement du projet Lien étoilerapporté la semaine dernière TIM àAGCOM (Autorité de régulation des communications) et d'autres MIMITER (Ministère des Affaires et du Made in Italy). L'histoire a été rapportée par la célèbre agence de presse internationale Bloombergqui serait entré en possession du dossier de la plainte dans lequel il est indiqué que «Telecom Italia SpA n'a pas respecté pendant des mois les règles qui l'obligent à partager les données du spectre pour éviter les interférences de fréquence avec ses équipements». Le fournisseur italien a rejeté les accusations de la société fondée par Elon Musk, expliquant qu'elles sont toujours en cours «interlocutions» entre les deux entités. Les données sur le spectre de fréquences que Telecom Italia a décidé de ne pas partager avec SpaceX – toujours selon ce qui a été rapporté par Bloomberg – sont indispensables pour éviter les interférences et divers problèmes de communication. Sans ces informations, il pourrait être impossible d’assurer une connexion Internet par satellite ultra-haut débit stable et à faible latence.

Au cours des dernières heures, SpaceX – qui participe également au projet Starship – s'est mis en orbite 22 satellites Starlink: il s'agit du plus récent d'une série de lancements visant à peupler l'orbite terrestre basse d'une constellation de satellites capables de fournir un Internet rapide et à faible latence, même dans les régions du monde non accessibles par ce service. Dans la vidéo, vous pouvez voir le lancement filmé depuis Los Angeles (crédits : Federico Bertazzoni).

Selon SpaceX, le comportement de Telecom Italia risque d'avoir répercussions sur la qualité de l'Internet de Starlink non seulement en Italie, mais aussi dans d'autres pays d'Europe du Sud et d'Afrique du Nord. Pour assurer une continuité de service adéquate, l'entreprise d'Elon Musk réfléchit à déplacer une partie de ses infrastructures vers d'autres pays européens, ce qui pourrait avoir des répercussions loin d'être négligeables sur l'économie italienne.

D'après ce quePOIGNÉE dans une de ses notes, un porte-parole du TIM aurait rejeté toutes ces accusations, définissant « partiel » la reconstitution des faits dressés par SpaceX, et précisant également qu'il y a «des discussions toujours en cours ». La note en question rapporte également les déclarations du ministre du Commerce et du Made in Italy lui-même, Adolfo Ursoqui s'est exprimé sur le sujet en disant :

Le ministère participe immédiatement à une table de discussion et de coordination entre TIM et Starlink pour trouver une solution pouvant permettre aux deux technologies de cohabiter au mieux, comme l'exige la loi. Nous serons les acteurs à cette table de discussion de l'hypothèse que nous attribuons d'ailleurs déjà depuis quelques semaines aux travaux préparatoires menés par la fondation Bordoni et House au ministère. Nous devons en tant que ministère garantir aux partis et donc à TIM, les données et informations dont il dispose, et en même temps permettre à des acteurs comme Starlink et autres d'utiliser cette nouvelle technologie pour le bénéfice de tous. Le ministère sera le protagoniste de la médiation et de la discussion entre les acteurs et de l'identification d'une meilleure solution capable de garantir l'intérêt national.