Par automne chaud, nous entendons le cycle de luttes ouvrières qui a eu lieu en Italie entre les mois de septembre et novembre 1969, avec une saison extraordinaire de luttes syndicales, de grèves ouvrières et de revendications sociales. Les luttes, y compris les grèves et les occupations, se sont développées dans de nombreuses régions, mais ont été particulièrement intenses dans les grandes usines de la région. triangle industriel (Milan, Turin et Gênes). Le cycle de protestations a été déclenché par un certain nombre de raisonsy compris le radicalisation de certains secteurs de la classe ouvrièrequi réclamait des augmentations de salaire égales pour tous et la réduction de la durée du travail à 40 heures par semaine, le développement du mouvement de 1968 et l’atmosphère de protestation qui s’est répandue dans certains secteurs de l’opinion publique, l’expiration de certaines conventions collectives importantes. Les luttes de l’Automne chaud se sont terminées par améliorations contractuelles significatives pour les travailleurs. En outre, l’année suivante, le Parlement l’a approuvé Statut des travailleursqui reconnaît de nombreux droits et est toujours en vigueur aujourd’hui, même si certains articles ont été modifiés ces dernières années.
Quel a été l’automne chaud de 69
Warm Autumn est le nom sous lequel il est connu la saison des luttes ouvrières et syndicales intenses qui a eu lieu en Italie en 1969, plus précisément de septembre à novembre. L’automne chaud a été caractérisé par grèves de masse, manifestations, occupations d’usines et mobilisations qui a impliqué des millions de travailleurs, notamment dans les grands complexes industriels des régions du Nord, dans la revendication d’augmentations de salaires et de salaires plus équitables en général.

Les origines des luttes ouvrières : la nouvelle gauche et 1968
Les luttes de l’Automne Chaud ont pour origine divers facteurs, notamment la radicalisation politique de certains secteurs de la société, surtout les jeunes, qui étaient dans les années 60 prendre ses distances avec la gauche institutionnelle et avait adopté des idées plus extrémistes. Même dans la classe ouvrière, les jeunes suivaient souvent des idées radicales. Ainsi on est né nouvelle gauchemoins disposé à faire des compromis.
À la fin de la décennie, comme nous le savons, le vaste mouvement de 68c’est-à-dire une protestation qui a principalement impliqué les universités et les écoles, mais qui s’est également propagée en dehors du monde de l’éducation. Les étudiants et autres jeunes se sont rebellés contre le système politique et culturel, exigeant plus de liberté et moins d’autoritarisme.
L’année 1968, qui s’est propagée à l’échelle mondiale, a considérablement affecté les universités et les écoles italiennes. Dans notre pays, protestation étudiante était lié aux luttes ouvrières de 1969qui dans de nombreux cas ont été soutenus par les étudiants.

Un automne chaud est également né de raisons économiques: après le boom des années 1950, le bien-être s’est répandu dans de vastes secteurs de la société italienne, mais le attentes des classes les plus défavoriséesles travailleurs, en particulier, n’ont pas trouvé pleine satisfaction et la pauvreté continue de sévir.
Les principaux événements et réalisations historiques
Le cycle de luttes de 1969 ça a déjà commencé au printemps. Les travailleurs se sont mis en grève dans de nombreuses usines pour exiger des augmentations de salaires, des réductions des heures de travail et la reconnaissance de davantage de droits. De plus, en 1969 d’importantes conventions collectives ont expiré et le renouveau a rendu les tensions plus aiguës.
En septembre, ils ont commencé négociations pour le renouvellement du contrat des métallurgistesmais les employeurs se sont d’abord raidis et ont refusé d’accepter les revendications des non-syndiqués. Ainsi commença un cycle de grèves qui, bien qu’impliquant principalement les grandes usines du triangle industriel (Fiat, Alfa Romeo, Pirelli, Italsider et autres), s’étendit dans de nombreuses régions. Au fil du temps, les combats sont devenus plus intenses. À de nombreuses reprises, outre les grèves ordinaires, des grèves ont été déclenchées grèves internes (les ouvriers entraient dans l’usine mais ne travaillaient pas), des réunions furent convoquées et, dans certaines entreprises, je conseils d’usine. Les trois plus grands syndicats, CGIL, CISL et UILont agi de manière substantiellement unie pour soutenir les revendications des travailleurs, même s’ils n’ont pas toujours été en mesure de diriger les protestations, qui dans certains cas ont échappé à leur contrôle.

A plusieurs reprises, je les travailleurs se sont affrontés avec la police et le 19 novembre un événement tragique a eu lieu à Milan: un officier est mort lors des affrontements, Antonio Annarumma. Sa mort a exacerbé les tensions.
Toutefois, en décembre, le le cycle des luttes s’est estompé: de nombreux contrats nationaux ont été signés qui, en mettant en œuvre les demandes des travailleurs, ont garanti de nombreuses améliorations du point de vue des horaires de travail, des salaires et des droits.
Le statut des travailleurs est toujours en vigueur à ce jour
En plus des améliorations contractuelles, les luttes de l’Automne Chaud ont eu une autre conséquence importante et plus durable: la promulgation de la loi du 20 mai 1970 n. 300, mieux connu sous le nom de Statut des travailleurs.

Le Statut reconnaît les travailleurs de nombreux droitsnotamment la liberté d’association et d’opinion, la protection de la dignité, le droit de réunion, la répression des comportements antisyndicaux de la part des employeurs. Àarticle 18le statut prévoit également une protection contre les licenciements illégitimes dans les entreprises de plus de 15 salariés, obligeant l’employeur à réintégrer le salarié injustement licencié. La norme était cependant modifié ces derniers temps avec le Loi Fornero (2012) et avec moila loi sur l’emploi du gouvernement Renzi (2015), qui a limité le droit à la réintégration du travailleur injustement licencié.
Les autres dispositions du Statut de 1970 sont pour l’essentiel encore en vigueur.
https://www.geopop.it/cose-stato-il-movimento-del-68-breve-storia-delle-contestazioni-in-italia-e-nel-mondo/
Sources
Bruno Trentin, Automne chaud : le deuxième biennal rouge 1968-1969, entretien de Guido Liguori, Rome, Editori Riuniti, 1999
Gabriele Polo, Les tambours de Mirafiori, témoignages ouvriers autour de l’automne chaud, Turin, Cric Editore, 1989
Statut des travailleurs – Texte