la carte du danger hydrogéologique en Italie

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Alors que le Glissement de terrain à Niscemi continue, avec de nouveaux glissements de terrain enregistrés au cours des nuits précédentes, l’attention des médias reste forte sur risques hydrogéologiques de notre territoire: selon le dernier rapport de l’ISPRA (Institut Supérieur de Protection et de Recherche de l’Environnement), 94,5% des communes italiennes sont exposées à risque de glissements de terrain, d’inondations, d’avalanches et/ou d’érosion côtière.

Au total, environ 8 millions d’habitants résider dans des territoires considérés comme vulnérables d’un point de vue hydrogéologique : en l’espace de seulement 3 ans, les surface il y a un risque de glissement de terrain augmenté de 15% (un fait qui doit être lu en examinant également les meilleures capacités de cartographie), avec 742 000 bâtiments Et 75 000 entreprises désormais exposé aux glissements de terrain ou aux inondations. Voyons donc en détail les résultats du Rapport sur l’instabilité hydrogéologique en Italie.

La carte du risque hydrogéologique en Italie

Aujourd’hui en Italie, environ 8 millions d’habitants (Le 13,6% de la population total) vivent dans territoires vulnérables d’un point de vue hydrogéologique. Parmi ceux-ci, en outre 6,8 millions de personnes ils vivent dans des zones risque d’inondation avec un danger hydraulique moyen, tandis que 1,28 millions vivent dans des zones à risque de glissement de terrain élevé ou très élevé.

A tout cela il faut alors ajouter 742 000 bâtiments Et 75 000 entreprises exposés à des risques élevés, en plus des 14 000 biens culturels situés dans des zones à risque élevé ou très élevé de glissements de terrain.

Comme le souligne également la carte ci-dessous, le risque de glissements de terrain et d’inondations est divisé en différents niveaux: dans le cas d’événements de glissements de terrain, on part des zones de Attention (AA), puis s’élève jusqu’au risque de glissement de terrain modéré (P1), moyenne (P2), haut (P3)e très élevé (P4). Pour vous faire une idée, la ville de Niscemi il est situé dans une zone dangereuse P4, le maximum.

Si nous regardons plutôt le risque inondationsle danger est divisé en faible, moyen et élevé.

risque de glissement de terrain-ispra-carte

Pour comprendre dans quelle zone de danger se situe la zone où nous vivons, ISPRA met à disposition sa plateforme nationale IdroGEOgrâce auquel les utilisateurs peuvent rechercher un e identifier le niveau de danger pour les glissements de terrain et les inondations dans un rayon de 500 mètres du point d’intérêt, qu’il s’agisse d’une habitation ou du siège d’une activité économique.

Ce que révèle le rapport de l’ISPRA sur l’instabilité hydrogéologique

Selon le « Rapport sur l’instabilité hydrogéologique en Italie » de l’ISPRA, 94,5% des communes Les Italiens (soit 7.463 administrations locales sur un total de 7.896) se situent dans des zones à risque Pour glissements de terrain, inondations, érosion côtière ou avalanches. La catastrophe survenue à Niscemi, en Sicile, ne représente donc pas un phénomène isolé, mais le problème concerne presque toute la péninsule.

L’une des données les plus pertinentes qui ressortent du rapport est l’expansion des zones classé un risque de glissement de terrain. Par rapport aux conclusions de 2021 (le rapport ISPRA est en effet publié tous les trois ans), la surface nationale considérée comme dangereuse pour les glissements de terrain est augmenté de presque le 15%. Si l’on considère également les « domaines d’attention », aujourd’hui environ 69 500 km2 — égal à 23% de l’ensemble du territoire national — sont potentiellement sujets à des glissements de terrain. Il faut cependant dire que cette augmentation n’est pas seulement due à de nouveaux glissements de terrain, mais surtout à une amélioration de la capacité de cartographie par les autorités qui ont actualisé les Plans de Gestion Hydrogéologique (PAI).

Pour entrer dans les détails, le régions avec le plus grand nombre d’habitants à risque glissement de terrain je suis là Campaniele Toscanele Ligurie el’Émilie-Romagneavec les augmentations de danger les plus significatives (classées P3 et P4) enregistrées dans la Province Autonome de Bolzano (+61,2%), en Toscane (+52,8%), en Sardaigne (+29,4%) et plus Sicile (+20,2%).

En pratique, cela signifie que les zones à risque de glissement de terrain haut (P3)e très élevé (P4) représentent maintenant le 9,5% du territoire national.

L’Italie se confirme ainsi parmi les pays européens les plus exposés à ces risques, avec plus 636 000 glissements de terrain enregistrés dans l’Inventaire des phénomènes de glissements de terrain en Italie (IFFI), créé par l’ISPRA en collaboration avec les régions, les provinces autonomes et l’ARPA. Parmi ceux-ci, le 28% ce sont des phénomènes extrêmement rapides avec haute destructivité, ce qui entraîne malheureusement souvent de graves conséquences en termes de pertes de vies humaines.

Regarder plutôt le risque inondationsceux qui ressortent encore une fois sont lesÉmilie-Romagnele ToscaneLe Vénétie et le Lombardie.

Mais donc, du point de vue de l’atténuation des risques, que fait-on ? Selon le bilan des interventions suivi par la plateforme RenDiS, au cours des 25 dernières années, en Italie, ils ont presque été financés 26 000 projets pour la sécurité du territoire, pour un total de plus de 19,2 milliards d’euros.