« Je suis trop jolie pour travailler » : la vidéo choc qui met le feu aux réseaux sociaux

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Il suffit parfois d’une phrase lancée sur TikTok, d’une gorgée de café Starbucks et d’un soupçon d’insouciance pour déclencher un raz-de-marée sur les réseaux sociaux. C’est précisément ce qui est arrivé à Lucy Welcher, jeune Américaine, qui ne se doutait sûrement pas de l’ampleur que prendraient ses propos : « Je suis trop jolie pour travailler et me réveiller à 6 heures du matin pendant 60 ans » ! Retour sur une vidéo qui allume la toile… et fait parler bien au-delà du simple scroll.

Lucy Welcher : du Starbucks à la tempête médiatique

Lucy Welcher, un nom qui commence à résonner dans les oreilles de nombreux accros à TikTok. Avec près de 80 000 abonnés, la jeune Américaine s’est fait une place dans l’univers ébouriffé du réseau social, publiant régulièrement des vidéos. Comme beaucoup de jeunes femmes de sa génération, ses sujets de prédilection tiennent en deux mots : cosmétiques et mode. Rien de bien révolutionnaire jusque-là.

Ses fans la retrouvent dans une mise en scène désormais presque rituelle : elle apparaît très souvent (trop souvent ?) au volant de sa voiture, un café glacé de chez Starbucks à portée de main. Mais loin de se cantonner aux conseils beautés ou aux essais de palettes de maquillage, Lucy a récemment fait parler d’elle pour tout autre chose. Dans une vidéo aussi brève que fracassante, elle a lancé, le regard franc : « Je suis trop jolie pour travailler et me réveiller à 6 heures du matin pendant 60 ans ». De quoi faire hurler le réveil de la décence virtuellement !

Indignation, avalanche de réactions et déferlement de critiques

La publication n’est restée en ligne que peu de temps, mais cela a suffi : des millions de personnes l’ont visionnée et, comme on pouvait s’y attendre, la réaction ne s’est pas fait attendre. L’affirmation de Lucy, perçue comme une apologie de l’oisiveté, a vivement choqué ceux qui se lèvent tous les matins pour aller « remplir le frigo et payer les factures » – bref, la majorité silencieuse… devenue ici très bruyante.

Sur les réseaux, c’est un festival – ou une curée. Les internautes se sont déchaînés :

  • Certains la taxant simplement « d’enfant gâtée » ou de « fille à papa » ;
  • D’autres, un brin moqueurs, soulignant que son physique est plutôt banal ;
  • Et une frange plus virulente, qui n’a pas hésité à s’attaquer violemment à son apparence.

On repassera pour la bienveillance en ligne : le tribunal du web n’a (encore une fois) pas montré grand sens de la nuance.

De la blague à la tornade : menace et retour de flamme

Face à la vague d’insultes et d’agressions (allant jusqu’aux menaces de mort, avec le tact toujours aussi légendaire de certains internautes), Lucy – alias Luluhasfun sur TikTok – a tenu à réagir. Dans une nouvelle vidéo, elle affirme avoir reçu une « quantité » de messages hostiles. Elle explique aussi que sa sortie était, en réalité, une blague, et qu’elle ne pensait pas sérieusement ce qu’elle déclarait sur la flemme, la beauté et la pénibilité du réveil matinal.

Seule elle connaît la vérité sur ce qui se tramait réellement derrière son téléphone au moment fatidique. Mais peut-on vraiment souhaiter un tel déferlement de haine à quelqu’un, même pour une provocation ? Peut-être la jeune femme ne cherchait-elle qu’à faire le buzz et à faire grimper ses followers. Si c’est le cas… objectif atteint !

Quand « ne pas travailler » devient une forme… de travail ?

Le débat ne s’arrête pas là ! Sur son profil TikTok, Lucy invite ses abonné(e)s à cliquer sur un lien menant à sa page Amazon Storefront. Elle y présente ses produits préférés, soigneusement sélectionnés sur le célèbre site webmarchand. Si ses fans achètent via ces liens, elle touche une commission. On est loin de la machine à café gratuite : être influenceuse, en 2024, c’est aussi savoir monétiser son audience.

D’ailleurs, on est en droit de se demander : n’est-ce pas, d’une certaine manière, un vrai travail ?

  • Construire une communauté,
  • Créer du contenu,
  • Faire de la promotion commerciale – avec, au passage, un buzz monumental !

Voilà de quoi interroger notre conception du « vrai » travail… et du pouvoir des réseaux, entre célébrité et tempête d’indignation.

En conclusion : si Lucy Welcher n’a sans doute pas fini de faire parler d’elle sur TikTok, sa mésaventure rappelle qu’une vidéo peut vite sortir du cadre du simple divertissement pour devenir une affaire d’opinion publique. À l’heure où l’on juge plus vite qu’on ne sourit à son café glacé, un conseil s’impose : ne prenez pas tout au sérieux sur internet. Et si vous êtes trop joli(se) pour travailler, n’oubliez pas qu’il faut parfois du cran… pour affronter les commentaires !