Gaius Julius Caesar, le non-empereur de Rome, craignait tellement qu’il fut assassiné

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Gaius Jules César (100-44 avant JC) fut l’un des généraux et hommes politiques les plus importants et les plus influents de l’histoire de Rome (et au-delà). Dans le Res Publica le pouvoir était disputé entre deux factions principales : i populaire, qui a défendu les intérêts de la population la plus humble, et le optimisé, partisans de l’aristocratie. César commença très jeune sa carrière politique dans la république et appartenait au premier des deux groupes. Sa carrière prend un tournant dans les années 60, lorsqu’il forme une alliance, connue sous le nom de premier triumviratavec deux hommes politiques puissants : Pompée et Crassus. César a été élu console et plus tard, après avoir pris le commandement de quelques légions, il conquit le territoire de Gaule.

L’énorme pouvoir qu’il avait acquis effraya le Sénat et en 49 une guerre commença guerre civile, dans lequel les légions de César vainquirent celles de Pompée, devenu son ennemi. Le triomphe du leader était désormais complet, mais un groupe de sénateurs, craignant qu’il ne veuille devenir roi de Rome et restaurer ainsi la monarchie, décidèrent de l’éliminer. En 44 avant JC, lors des Ides de Mars, César fut tué traîtreusement lors d’une séance du Sénat. Parmi les assaillants se trouvaient également les célèbres Brutus et Cassius.

La jeunesse de César

Gaius (ou Gaius) Jules César est né à Rome en 100 avant JC. Il appartenait au Julia, l’une des familles les plus illustres de la ville. Dans sa jeunesse, il fut impliqué dans la guerre civile entre les populaire Guidé par Gaïus Marioson oncle, et les optimates dirigés par Lucius Cornelius Sylla. La guerre fut gagnée par Sylla et en 86 César a décidé de s’éloigner de Rome, se réfugiant d’abord en Sabine puis à l’Est. D’un point de vue physique, il était grand, avait un teint clair et des yeux foncés.

Le début de la carrière politique et le triumvirat

En 78, après la mort de Sylla, César revint à Rome et commença la carrière d' »avocat »accusant certains représentants de Silla devant le tribunal et s’accréditant comme l’un des hommes politiques les plus éminents de la faction populaire. Il perd les causes principales, mais, après un nouveau voyage en Méditerranée orientale, il entame une rapide ascension politique et est élu député. des postes de plus en plus prestigieux.

Statue de César
Statue de César

Dans ces années-là, les figures émergentes de la politique romaine étaient Gnaeus Pompéele commandant militaire le plus éminent de la ville, et le très riche Marcus Licinius Crassus. En 60, César conclut un accord avec les deux hommes, qui restera dans l’histoire comme premier triumviratet en 59 c’était consul élu, le bureau le plus important de la République. A la fin de son mandat, qui a duré un an, il a été nommé proconsul (une sorte de gouverneur) de la Gaule cisalpine (c’est-à-dire la vallée du Pô), de la Gaule narbonnaise (sud de la France) et de l’Illyrie (côte croate), territoires déjà conquis par Rome.

La conquête de la Gaule

César partit pour ses provinces en 58 et bientôt commença le conquête du reste de la Gaulesoumettant, avec un mélange de force et de diplomatie, le territoire de France il est né en Belgique, ainsi que certaines parties de la Suisse et de l’Allemagne. Entre 55 et 54 ans, il a atterri deux fois Bretagne (aujourd’hui l’Angleterre), sans occuper définitivement l’île.

Les populations des Gaules se révoltèrent cependant et un chef du peuple arverne, Vercingétorix, réussit à unir de nombreuses tribus contre la domination romaine. César dut donc faire face à une nouvelle guerre. L’affrontement décisif a eu lieu près de la ville de Alésia, dans le nord-est de la France, en l’an 52. Les légions de Rome assiégèrent la ville et vainquirent les armées gauloises venues au secours des assiégés. Vercingétorix est contraint de se rendre.

La conquête de la Gaule (crédit Semhur)
La conquête de la Gaule (crédit Semhur)

La guerre civile

À Rome, Cesare commençait à faire peur, car le prestige acquis avec le triomphe sur les Gaulois laissait penser qu’il pouvait assumer une hégémonie complète sur la vie politique. La crainte venait également du fait que les institutions de la République, fondée en 509 avant JC, alors que Rome était une petite cité-État, étaient inadéquates pour un vaste empire comme celui du premier siècle.

Le le triumvirat s’était épuisé: Crassus était mort en 53 et Pompée se plaçait à la tête des adversaires de César. En 49, les sénateurs décidèrent de retirer le commandement proconsulaire au conquérant des Gaules, pour le forcer à rentrer à Rome sans ses soldats. César ne pouvait accepter cette solution et, une fois les tentatives de médiation échouées, la guerre devint inévitable. Les troupes césariennes, stationnées en Gaule cisalpine, avancent au sud du Rubicon, une rivière qui coule près de Cesena. C’était le point de non-retour : après le Rubicon, le territoire de l’Italie commençait et il était interdit à tout commandant d’y entrer avec ses légions.

Le monde romain au début de la guerre civile (crédit Cristiano64)
Le monde romain au début de la guerre civile (crédit Cristiano64)

En recevant la nouvelle, Pompée et sa faction quittèrent Rome et oui amené en Grèce, dans le but de rejoindre les légions stationnées dans la zone et de lancer la contre-offensive. César occupa Rome, mena une brève campagne militaire en Gaule et en Espagne contre les partisans de Pompée et, lorsque la flotte fut prête, atteignit l’ennemi en Grèce. Le 9 août 48 à proximité de Arangez-vous pour que cela arrive (Grèce du Nord), la bataille décisive fut livrée et les légions de César remportèrent une nette victoire.

César au sommet du pouvoir et sa relation avec Cléopâtre

Pompée se réfugie en Égypte, où une guerre civile fait rage entre deux membres de la dynastie régnante, Ptolémée XIII et sa soeur Cléopâtre. Les conseillers de Ptolémée firent tuer le général romain, mais César, arrivé peu de temps après, n’apprécia pas le geste (on dit qu’il pleura en voyant la tête coupée de son ennemi) et dans la guerre civile il prit le parti de Cléopâtre, qui devint aussi sa maîtresse et lui donna un fils, Césarion. César lui a assuré le trône d’Égypte et a ensuite mené des campagnes militaires en Asie, en Afrique du Nord et en Espagne. Il retourna à Rome en 45. Outre de solides compétences militaires, il démontra grande compétence politique, réintégrant de nombreux partisans de Pompeo dans la classe dirigeante : il était conscient qu’il fallait rechercher la réconciliation pour mettre fin aux conflits et pérenniser la victoire.

César et Cléopâtre
César et Cléopâtre

Son pouvoir, d’ailleurs, était désormais énorme. En 46, il assume le poste de dictateur, une magistrature que le Sénat a assignée dans des circonstances de danger et pour une courte période. César obtint cependant la dictature pour dix ans et, en février 44, même à vie.

Les Ides de Mars et l’assassinat de César

Le pouvoir de César inquiétait de nombreux membres de la classe dirigeante. On craignait que le leader je voulais être nommé roi, fondant une dynastie avec son fils de Cléopâtre. Les véritables intentions de César ne sont pas connues et, formellement, il n’a pas arrêté jamais de postes non prévus par la loi. Pour les Romains, cependant, la simple pensée d’avoir un roi était une abomination. Un groupe de sénateurs, comprenant de nombreux anciens partisans de César et des célèbres Brutus et Cassius, a organisé une conspire pour l’éliminer e le 15 mars 44 (le ides de mars selon le calendrier romain), lorsque le chef se rendit au Sénat, les conspirateurs le rencontrèrent et ils ont poignardé à mort. L’assassinat de César n’interrompt cependant pas les changements en cours et quelques années plus tard son fils adoptif, Octavese fit proclamer empereur.

La mort de César dans un tableau de V. Camuccini
La mort de César dans un tableau de V. Camuccini

Sources principales

Gaius Julius Caesar, La guerre des Gaules, Traduction d’Adriano Pennacini, Einaudi 2006

Luciano Canfora, Jules César. Le dictateur démocratique, Laterza 1999

Jérôme Carcopino, Jules César, Rusconi, 1981