combien y a-t-il d’accidents mortels selon les dernières données de l’INAIL

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

«L’Italie est une république démocratique fondée sur le travail» : pourtant, encore aujourd’hui, trop de travailleurs meurent dans l’exercice de leurs fonctions. Le cas de Octay Stroici – l’ouvrier de 66 ans décédé à Rome après avoir été coincé pendant 11 heures sous les décombres de la Torre dei Conti effondrée – est une nouvelle triste démonstration du fait que, dans notre pays, la sécurité des travailleurs doit encore faire des pas de géant.

D’après les données INAIL (Institut National d’Assurance contre les Accidents du Travail), au cours des 9 premiers mois de 2025 ont été enregistrés 777 décès liés au travailavec une moyenne de 2,85 accidents mortels par jour. Même s’il est en constante diminution depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui, ce chiffre reste inquiétant. L’Italie, en fait, est le pays tiers de l’UE en termes de nombre de décès au travail pour 100 000 salariés, derrière la France et la Bulgarie.

Données sur les accidents mortels en Italie au cours des 9 premiers mois de 2025

Dans l’ensemble, du 1er janvier au 30 septembre 2025L’INAIL a reçu 310 726 rapports de blessures (mortelles et non mortelles), soit une diminution de 0,2% par rapport à la même période de 2024 et marquant un -28% par rapport à 2022. Au cours de ces 9 premiers mois de l’année, bien 777 blessés (étudiants exclus) ils étaient mortels, dont 570 survenu sur place Travail Et 207 « en cours »c’est-à-dire sur le trajet vers et depuis le lieu de travail. C’est un fait extrêmement inquiétant : pour être clair, cela signifie 2,85 ouvriers sont morts par jour.

Les données, entre autres, sont en hausse de 1,2% par rapport à la même période de 2024 : en les comparant aux données sur les salariés publiées par l’ISTAT, au cours des 9 premiers mois de l’année, l’incidence des accidents mortels du travail a été 2,35 décès pour 100 000 travailleurs.

Il convient cependant de rappeler qu’il s’agit de données officielles publiées par l’INAIL et qui se réfèrent exclusivement aux déclarations des travailleurs régulièrement enregistrés : en réalité, le nombre de blessés et de décès pourrait donc être encore plus élevé.

Toutefois, du point de vue de la répartition géographique, incidence plus élevée de cas est confirmé dans Nord-Ouest et Sudsuivi du Nord-Est, du Centre et des Îles.

Parmi les secteurs où il y a le plus d’accidents survenant lors de l’exercice des fonctions de travail, les secteurs du constructions (+2,9%), de commerce (+2,6%), de santé et assistance sociale (+2,1 %) et les activités d’hébergement et de restauration (+1,5 %). A l’inverse, les secteurs du transport et de l’entreposage (-1,9%) et le secteur manufacturier (-1,2%) se sont légèrement améliorés.

Accidents du travail mortels au cours des années précédentes

Il faut cependant reconnaître qu’au cours des dix dernières années, la situation s’est améliorée, comme le montre également le graphique ci-dessous. Si dans le années 60 ils sont morts au travail 20,6 personnes pour 100 000 employésen 2024, cette valeur a chuté de façon spectaculaire à 3,1 pour 100 000avec une diminution progressive au cours des 60 dernières années, à l’exception de la période biennale 2020-2021, où les décès causés par le Covid-19 ont également été comptabilisés).

Bref, s’il est vrai qu’au fil des décennies la question de la sécurité au travail a acquis une importance toujours plus grande, il est clair qu’en 2025 le problème reste toujours présent. tangible.

Comparaison avec d’autres pays de l’UE

Même en comparaison avec d’autres États européens, leL’Italie n’est pas bien positionnée: selon les données les plus récentes d’Eurostat, se référant à 2023, notre pays occupe la première place troisième place au classement en nombre d’accidents du travail mortels. En premier lieu vient le France (avec 3,6 blessés pour 100 000 habitants), suivi par Bulgarie (3,5), contre un Moyenne européenne de 1,6 accident mortel pour 100 000 habitants. Parmi les meilleurs restent toutefois l’Allemagne (0,7) et les Pays-Bas (0,4).