« Belve » et toutes les limites d’un programme allergique en direct
« Vous voyez un bon hôte se lever et vivre ». Antonella Clerici aime le répéter, elle a emprunté la règle au grand Pippo Baudo. Ce qui manque à « Belve », ce sont ces deux aspects, pour un programme perpétuellement joué assis, sur des tabourets très hauts, et surtout en version enregistrée.
Dans le premier cas, il n’y a pas grand-chose à redire. D’un autre côté, nous parlons d’un format qui fait du face-à-face son sens d’existence. Cependant, la situation est différente en raison de l’absence de diffusion en direct, ce qui fait de la diffusion quelque chose d’isolé, d’isolement et de terriblement pré-emballé.
Le renoncement au spectacle vivant est presque ostentatoire et revendiqué. A cet égard, il suffirait de noter la gestion des avant-premières, avec les déclarations des invités qui sont stratégiquement diffusées quarante-huit heures à l’avance, sans crainte de brûler le produit ou d’annuler l’attente.
Reste cependant la question sous-jacente, à savoir les limites d’un management qui agit en cas d’urgence et qui n’est pas appelé à gérer l’imprévu, car tout au plus le contrôle-t-il.
Les sorties
Prenez l’historique des versions non signées. Elettra Lamborghini a commencé, Massimo Ferrero a poursuivi. Généralement, les obstacles surgissent à cause de questions importunes, ou à cause d’une performance non conforme à ce qui a été imaginé et espéré. Voilà donc la demande de coupures, d’omissions et de négociations épuisantes pour se mettre d’accord sur ce qu’il faut diffuser.
Sans parler des invités organisés et écartés car les invités n’étaient pas considérés comme performants. Celles qui en ont subi les conséquences sont Anna Pettinelli et Federica Brignone, qui enregistraient régulièrement, étaient évidemment payées, mais qui n’ont jamais admiré le résultat en vidéo.
L’affaire Brignone
En ce qui concerne le skieur, selon la reconstitution de Fanpage, l’interview aurait été ennuyeuse pendant de longues périodes: « La championne – a écrit Andrea Parrella ces derniers jours – aurait demandé à la présentatrice des coupes concernant des passages qui ne l’auraient pas satisfaite, elle et son équipe. Une demande immédiatement rejetée par Fagnani et sa production. Ce n’est qu’à ce moment-là, d’un commun accord, que les parties ont décidé de parvenir à un accord: pas de signature du communiqué et interview annulée ».
Un événement inattendu qui ne se serait pas produit en direct où ce que vous cuisinez finit à table, sans possibilité de tout jeter à la poubelle. Si, il y a quelque temps, nous définissions « Belve » comme un « dimanche avec de l’argent », au moins un aspect devrait être corrigé, étant donné que Mara Venier discute en direct tous les dimanches, risquant bien plus que Fagnani.
La gaffe avec Shiva
Bref, les ciseaux et le montage ad hoc, où tout moment mort disparaît, n’existeraient pas si « Belve » s’adaptait au frisson du feu rouge. Et il n’y aurait même pas de gaffes sensationnelles comme celle impliquant Shiva, condamné en première instance à 3 ans et 6 mois pour une bagarre survenue en 2023 à San Benedetto del Tronto. La sentence est arrivée quelques heures avant la diffusion de l’interview (évidemment enregistrée), qui faisait pourtant référence à une affaire connue depuis trois ans et dont Fagnani n’avait pas du tout évoqué.
Un « Belve » en direct permettrait donc de mieux peser la qualité de l’interviewé, de l’intervieweur et de l’entretien lui-même. Certes, le thème pourrait s’étendre à « La Confessione », « Verissimo », « Ciao Maschio », mais il est également indéniable qu’à ce jour, il n’y a pas d’expériences live de Fagnani. En effet, oui, une : « Seconda Linea », un flop sensationnel pour Rai 2 qu’il a animé en 2020 pendant quelques épisodes avec Alessandro Giuli. Et cela, pour d’étranges raisons, n’est imputé qu’au ministre actuel.