Ciel de juillet 2026, de la comète 10P/Tempel aux Delta Aquarides : les événements astronomiques à ne pas manquer

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

juillet 2026 ce sera un mois riche en événements astronomiques, même s’ils ne sont pas toujours faciles à observer. Parmi les protagonistes du ciel nous aurons la comète périodique 10P/Tempelqui se rapproche du périhélie de 2 août et sera dans une position favorable pour l’observation tout au long de la nuit. À la fin du mois, deux pluies de météores actives en même temps arriveront : la Aquarides du delta du sud et alpha-capricornesles deux culminant autour 30 juilletmalheureusement perturbé par la lumière de la pleine lune.

Il convient également de mentionner 6 juillet avec la Terre, il atteindra l’aphéliec’est-à-dire le point de son orbite le plus éloigné du Soleil, tandis que Mercure et Jupiter seront respectivement en conjonction inférieur et en conjonction avec le Soleil le 12 et 29 juillet.

Pour ceux qui aiment les configurations célestes, la rencontre très rapprochée entreMars et Uranusdans la nuit entre 3 et 4 juilletle Lune près de Saturne le 8 juillet, la superbe composition entre Lune décroissante, Pléiades et Mars le 11 juillet et le mince croissant de Lune croissant à côté de Vénus le soir du 16 juillet.

Les spectacles astronomiques du mois de juillet

L’un des objets les plus intéressants du mois sera le comète périodique 10P/Tempelégalement connue sous le nom de Tempel 2. C’est une comète de Famille Jupiterc’est-à-dire un groupe de comètes à courte période dont l’orbite est fortement influencée par la gravité de la géante gazeuse. 10P/Tempel effectue une révolution autour du Soleil en environ 5,4 ans et c’était découvert le 4 juillet 1873 par l’astronome Wilhelm Tempel.

La comète atteindra le périhéliec’est-à-dire le point le plus proche du Soleil, le 2 août 2026mais ce sera déjà le cas observable tout au long du mois de juillet. La position sera favorable car 10P/Tempel sera situé pas trop loin deantihéliec’est-à-dire la zone du ciel opposée au Soleil : un objet proche de cette région se lève plus ou moins lorsque le Soleil se couche, reste visible la majeure partie de la nuit et se couche le matin. Cela représente donc une configuration très pratique pour l’observation.

A partir des coordonnées de Rome, le 1er juillet la comète il se lèvera vers 22h Et il se couchera vers 8 heures du matin. Au milieu du mois, il augmentera légèrement plus tôt, vers 21h40 et se couchera peu après 7h00. fin juillet surgira plutôt autour 21h30 et ça restera visible jusqu’à 6 heures à propos de.

10P/Tempel ce ne sera pas mais une comète visible à l’oeil nu. Les estimations de luminosité les plus prudentes la situent autour magnitude 10nécessitant donc au minimum de bonnes jumelles ou, mieux encore, une paire de jumelles pour l’observer petit télescope. Curieusement, dans le ciel 10P/Tempel sera dans la même zone que les radians de deux pluies de météores actives en juilletles Aquarides du Delta Sud et les Alpha Capricornides. Il n’y a aucune relation physique entre la comète et ces averses, mais pour les observateurs, cela représentera un « attroupement » céleste dans le ciel de juillet.

Les Aquarides du Delta Sud et les Alpha Capricornides culminent le 30 juillet

La nuit entre 30 et 31 juillet ce sera le meilleur moment pour observer deux pluies de météores actif en même temps : le Aquarides du delta du sud et alpha-capricornes. Malheureusement, en 2026, les conditions ne seront pas idéales car la Lune sera pratiquement pleine et sa lumière dominera celle générée par la plupart des météores les plus faibles.

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Le Aquarides du Delta Sud ils constituent l’essaim le plus important des deux. Ils sont actifs entre juillet et août, avec une culminer autour du 30 juillet et un blaireau théorique maximum d’environ 25 météores par heure en parfait état. Le radiantc’est-à-dire que le point du ciel d’où semblent provenir les météores, est situé dans le constellation du Verseau. Pour cette raison, la douche est mieux observée après minuit, lorsque le radiant s’élève assez haut au-dessus de l’horizon sud. Ces météores sont probablement produits par débris laissés par la comète 96P/Machholz. Lorsque la Terre traverse ce flux de particules, les petits fragments pénètrent dans l’atmosphère à grande vitesse, se réchauffent et produisent les classiques « étoiles filantes ». Les Aquarides du Delta Sud sont cependant des météores souvent faibles, ainsi en 2026 la pleine Lune compliquera les plans d’observation.

Le Alpha Capricornidescependant, constituent un essaim moins intense, avec un pic d’environ 4 à 5 météores par heure. Ils sont actifs du début juillet à la mi-août et atteignent leur maximum en les mêmes jours des Aquarides du Delta Sud. Leur radiant se trouve dans le constellation du Capricorne et se lève un peu plus tôt que celui des Delta Aquarides, mais même dans ce cas, le clair de lune représentera un problème. Le côté intéressant des Alpha Capricornides est que, bien qu’ils soient peu nombreux, ils peuvent produire des météores lents et brillantsparfois de véritables voitures de course. Le corps parent de la douche est la comète 169P/NEAT.

La Terre atteint l’aphélie le 6 juillet

Le 6 juillet 2026, à 18h30 heure italienne, la Terre atteindra l’aphéliec’est-à-dire le point de son orbite le plus éloigné du Soleil. À ce moment-là, notre planète se trouvera à environ 152 millions de kilomètres de notre étoile. Cet événement est intéressant car il nous rappelle souvent un fait contre-intuitifc’est-à-dire que le saisons Pas ils dépendent de la distance de la Terre au Soleil, mais deinclinaison de l’axe de la Terre. En fait, dans l’hémisphère nord, l’aphélie se produit au milieu de l’été, tandis que le périhélie, c’est-à-dire le point le plus proche du Soleil, se produit en janvier, pendant l’hiver septentrional.

La différence entre périhélie et aphélie en termes de distance existe, mais elle est relativement faible par rapport à la distance moyenne Terre-Soleil. Ce qui détermine l’été et l’hiver, c’est l’angle avec lequel les rayons du soleil frappent la surface et la durée du jour.

La conjonction étroite entre Mars et Uranus

Dans le nuit du 3 au 4 juillet il y en aura un conjonction très étroite entre Mars et Uranus. Les deux planètes seront séparé au paradis à partir de seulement 0,1 degrés, c’est-à-dire environ un cinquième du diamètre apparent de la pleine Lune. A partir des coordonnées de Rome, Mars et Uranus s’élèveront autour de à 3 heures du matin dans le sens est/nord-estIls seront mieux observables environ une heure plus tard, lorsqu’ils seront un peu plus haut à l’horizon.

On les retrouvera au sud des Pléiades, dans une zone du ciel particulièrement suggestive. L’événement cependant il ne sera pas complètement visible à l’œil nu : Mars sera brillant, quoique pas très brillant, tandis que Uranus est trop faible à voir sans instruments sous le ciel de la ville. Il vous faudra donc au minimum des jumelles, ou mieux encore un petit télescope.

Mercure et Jupiter sont en conjonction avec le Soleil

En juillet, ils seront également là deux configurations planétaires pas directement observable, mais intéressant d’un point de vue astronomique. Le Le 12 juillet, Mercure sera en conjonction inférieure. Cela signifie que la planète sera entre la Terre et le Soleil, alignées le long de notre ligne de mire. Lorsque Mercure est dans cette configuration, elle est immergée dans l’éblouissement solaire et n’est donc pas observable. Cependant, après la conjonction inférieure, elle passera progressivement dans le ciel du matin.

Le 29 juilletPlutôt, Jupiter sera en conjonction avec le Soleil. Dans ce cas, la géante gazeuse sera potentiellement proche du Soleil dans le ciel, mais de l’autre côté de la Terre. Jupiter sera donc également inobservable pendant quelques jours, à l’abri du soleil, avant de réapparaître progressivement dans le ciel de l’aube.

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Les conjonctions entre la Lune, les planètes et les Pléiades

Juillet offrira également plusieurs rencontres apparentes entre la Lune, des planètes et certains objets du ciel profond. Le premier rendez-vous est8 juilletquand le Lune au dernier trimestre, ce sera angulairement proche de Saturne. Le couple sera visible à partir de 1h du matin environ et le restera jusqu’à l’aube. LE’11 juillet à la place, il y aura l’une des plus belles configurations du mois : une le mince croissant de la Lune décroissante tiendra compagnie aux Pléiades et à Mars dans le ciel du matin. L’événement sera visible vers 3h du matin, en direction est/nord-est.

Les Pléiades et la Lune seront séparées de quelques degrés, tandis que Mars complètera la scène juste en dessous. Ce sera un événement parfait à observer à l’œil nu et encore plus évocateur avec des jumelles à grand champ.

Enfin, le soir de 16 juilletpeu après le coucher du soleil, un un très fin croissant du croissant de Lune sera proche de Vénus dans une direction ouest. La Lune se couchera vers 22 heures, la fenêtre d’observation sera donc courte mais pratique : il suffit de regarder vers l’ouest après le coucher du soleil, avec l’horizon dégagé.