Chaque fois qu’un conflit éclate, les pompes à essence deviennent le thermomètre plus immédiat de la crise. Cela s’est produit en 1973 avec l’embargo arabe, en 1990 avec la guerre du Golfe, en 2022 avec l’invasion russe de l’Ukraine. Et cela se produit maintenant, avec la guerre en Iran. Depuis que les États-Unis et Israël ont attaqué Téhéran, les prix du carburant en Italie n’ont cessé d’augmenter. Le Le carburant diesel atteint le chiffre le plus élevé depuis mars 2022lorsque le gouvernement Draghi a été contraint de réduire les droits d’accises pour endiguer les augmentations. Là l’essence est au plus haut depuis août 2024. Le taux de change pousse également les prix encore plus loin : l’euro est à son plus bas niveau par rapport au dollar depuis août 2025, et comme le pétrole est acheté en dollars, chaque centime perdu dans la monnaie unique est directement répercuté sur le prix à la pompe. Le Gouvernement Meloni Le pays évalue des contre-mesures, mais une réduction générale des droits d’accises semble exclue : l’hypothèse la plus probable est une prime sur le carburant pour les revenus les plus faibles.
Augmentation du coût du carburant en Italie
Pour comprendre l’ampleur des augmentations, vous devez examiner les marques individuelles. Selon l’enquête Staffetta Quotidiana, Eni a de nouveau dépassé les 2 euros le litre sur le diesel, après quelques semaines en dessous : sur l’essence, il reste environ 4 centimes en dessous de la concurrence, et entre six et sept en dessous par rapport aux autres grandes marques. IP a augmenté les prix recommandés de l’essence et du diesel de 2 centimes par litre. Q8 a enregistré une hausse de 5 centimes sur les deux carburants. La retouche la plus significative est celle de Tamoul: +4 centimes sur l’essence et même +8 sur le diesel.
Traduit en coûts concrets, selon les estimations de Codacons, un seul plein de diesel coûte aujourd’hui 17,3 euros de plus qu’avant le déclenchement du conflit en Iran – le diesel a connu une hausse de 32,3 cents le litre. Sur une base annuelle, en calculant une moyenne de deux ravitaillements par mois, la charge totale pour chaque automobiliste atteint 415 euros. Une nette soustraction de pouvoir d’achat qui, à travers les coûts de transport, risque d’alimenter une nouvelle spirale inflationniste.
Prix de l’essence et du diesel aujourd’hui par région
Les données mises à jour pour 17 mars 2026élaboré par les enquêtes régionales de Ministère des Transportsmontrez cette image sur le réseau routier national.
Dans autoroute les prix continuent d’augmenter. Selon les données du ministère mises à jour au 17 mars :
- Essence en libre service: 1 941 €/litre (servi 2 178)
- Diesel en libre service: 2 148 €/litre (servi 2 385)
- GPL servi: 0,836 €/litre
- Méthane servi: 1 537 €/kg
Accises et primes sur les carburants : ce que décide le gouvernement
La réponse du gouvernement part d’un choix de domaine : pas de réduction générale des droits d’accises. Le ministre des Affaires Adolfo Urso il a motivé cette position par un précédent inconfortable. En 2022, le gouvernement Draghi a essayé la même voie et a maintenu la réduction des droits d’accises pendant des mois, avec des dépenses approchant milliards d’euros par mois: l’inflation ne s’est pas arrêtée, et selon le House Budget Office, ce sont surtout les familles les plus riches qui en ont profité, celles qui consomment le plus de carburant. Le gouvernement construit plutôt un système de protection sur mesure.
- Le premier pilier est un bonus essence pour les familles avec ISEE de moins de 15 000 euros.
- La seconde où je suis crédits d’impôt pour les transporteurs et les entreprises plus exposées aux prix de l’énergie, afin d’éviter que les hausses ne se répercutent sur les prix des marchandises.
- Le troisième instrument, techniquement plus complexe, est ledroit d’accise mobile: un mécanisme qui réduit les droits d’accises en utilisant comme couverture l’augmentation des recettes de TVA que l’État perçoit automatiquement lorsque les prix augmentent. Le vice-premier ministre Antonio Tajani a laissé cette porte ouverte, mais avec une contrainte pratique : les recettes supplémentaires de TVA ne seront comptabilisées qu’à la fin du mois, ce qui rend difficile une intervention immédiate.
A l’opposé, l’opposition comme les associations de consommateurs contestent la lenteur de la réponse. Le Codacons il a calculé qu’avec les prix aux niveaux actuels, l’État collecte chaque jour 9,5 millions d’euros de plus par rapport à fin février, alors que les automobilistes le dépensent 16,5 millions de plus. L’association considère les primes comme un remède insuffisant, rappelant que la réduction des droits d’accises de 2022 – ce qu’Urso qualifie d’échec – a en réalité permis une économie globale d’environ 4 milliards d’euros pour les consommateurs et a contribué à réduire l’inflation d’un demi-point de pourcentage. Elly Schlein il attaque au niveau politique, exigeant que les revenus supplémentaires soient immédiatement restitués aux citoyens.
Le dossier est toujours ouvert. Une étape décisive sera la Conseil européen des 19 et 20 marsd’où pourrait émerger une réponse coordonnée entre les pays membres pour contenir les prix de l’énergie. Si rien de concret n’arrive, la pression sur l’exécutif italien est vouée à augmenter : le carburant diesel ne tombant pas en dessous de 2 euros, chaque semaine qui passe a un coût politique autant qu’économique.