Pourquoi sommes-nous plus enclins à prendre des risques à l’adolescence ? L’explication neuroscientifique

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

LE’adolescence elle est universellement reconnue comme une période d’exploration, d’intensité émotionnelle et, souvent, de comportement impulsif. Le statistiques confirmer les prémonitions, montrant un pic dramatique dans comportements dangereux et imprudents, comme la conduite dangereuse, la toxicomanie et l’activité sexuelle non protégée. Pourquoi choisissez-vous consciemment le « charme » du risque ? Une partie de la réponse réside dans un « fenêtre de temps » de développement du cerveau. Les neurosciences expliquent ce phénomène à travers modèle « deux systèmes » ou de déséquilibre de maturation: pendant la puberté, le système cérébral qui traite les récompenses et les émotions mûrit beaucoup plus rapidement que le système responsable du contrôle cognitif et de l’inhibition, qui achève son développement seulement quelques années plus tard. Ce désalignement temporelle crée une vulnérabilité spécifique, dans laquelle le la pulsion biologique vers la gratification immédiate est puissantealors que les mécanismes de freinage sont encore en rodage.

L’émotion et l’actualité au premier plan

L’ennemi numéro un des parents inquiets est le « système socio-émotionnel« , situé dans des zones profondes du cerveau comme le striatum ventral et l’amygdale. Avec le début de la puberté, le cerveau de l’adolescent subit un remodelage drastique de système dopaminergiquece qui modifie radicalement la sensibilité aux récompenses. Les adolescents vivent une réelle hypersensibilité aux stimuli enrichissantsce qui les amène à rechercher activement des sensations fortes et des nouveautés.

Les études de neuroimagerie confirment que, lors de l’attente ou de la réception d’une récompense, le régions du cerveau associées au plaisir ils sont activés beaucoup plus intensément chez les adolescents que chez les enfants ou les adultes. Cette réactivité fait suite à un trajectoire en « U inversé »: Augmente rapidement au début de l’adolescence, culmine au milieu de l’adolescence et diminue à l’âge adulte. C’est comme si le cerveau disposait d’un accélérateur émotionnel sous pression, biologiquement conçu pour pousser les jeunes hors de leur zone de confort familière à la recherche de nouvelles expériences et de récompenses. Cependant, cette quête de récompense n’est pas constante, mais s’enflamme de manière explosive dans des contextes spécifiques, en particulier lorsque des émotions fortes ou la possibilité d’un gain immédiat sont en jeu.

système de récompense

Le système de contrôle : un chantier en cours

Tandis que le moteur émotionnel tourne au maximum, le « frein » du cerveau, c’est-à-dire le système de contrôle cognitif situé dans le cortex préfrontal, suit un processus de maturation complètement différent. Contrairement au pic rapide de sensibilité aux récompenses, la capacité de autorégulationplanification et inhibition des impulsions se développe progressivement et linéairementen continuant à améliorer bien dans la vingtaine. Ce lent développement est dû à des processus physiques de maturation cérébrale : élagage synaptique (qui élimine les connexions neuronales superflues rendant le cerveau plus efficace) et le myélinisation (qui isole les fibres nerveuses accélérant la transmission des signaux) dans le cortex préfrontal sont toujours se développer à l’adolescence.

Par conséquent, dans situations « froides » (sans forte activation émotionnelle), un adolescent peut raisonner aussi bien qu’un adulte. Cependant, dans situations « chaudes » caractérisé par l’excitation, la pression du temps ou un retour immédiat sur les victoires et les défaites, le système socio-émotionnel hyperactif peut facilement submerger le système de contrôle encore immature. C’est cette interaction entre un système impulsif précoce et système réflexif tardif pour expliquer pourquoi les adolescents peuvent parfaitement connaître les risques sur le plan théorique, mais les ignorer complètement au moment de l’action.

Le facteur social et psychologique du risque

Un élément crucial qui distingue le risque chez les adolescents du risque chez les adultes est le contexte social. La recherche montre que la simple présence de pairs (ou même simplement la croyance d’être observé par eux) active les circuits de récompense dans le cerveau des adolescents, beaucoup plus intensément que chez les adultes. Ce phénomène est également lié à changements hormonauxcomme l’augmentation des récepteurs de l’ocytocine, qui rendent les jeunes hypersensible au signaux sociaux et auapprobation des pairs.

Même si, en laboratoire, les adolescents peuvent présenter des niveaux de risque similaires à ceux des adultes vivant dans des conditions neutres, l’introduction d’éléments sociaux ou émotionnels déplace radicalement la situation vers des choix plus risqués. Il est intéressant de noter que, d’un point de vue évolutionniste, propension des adolescents au risque il ne s’agit pas à proprement parler d’un « défaut », mais d’une adaptation fonctionnelle. Dans notre histoire évolutive, le conduire pour explorer, rivaliser pour le statut e chercher des partenaires (comportements intrinsèquement risqués) étaient tous des traits nécessaires pour quitter le nid parental et assurer la reproduction.

Sources

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