La crise politique en France se déroule rapidement: le président Emmanuel Macron a accepté la démission du Premier ministre François Bayrou en début d’après-midi aujourd’hui, a démissionné après la défaite claire enregistrée hier à l’Assemblée nationale sur le vote de la confiance. Hier soir, Eliseo avait fait savoir que Macron n’attendrait pas beaucoup pour nommer un successeur. 24 heures après la démission de Bayrou, le président français a choisi Sébastien LeCornu, ministre de la Défense, 39 ans, l’un de ses loyaux, en tant que nouveau premier ministre. Il est le cinquième Premier ministre depuis le début du deuxième mandat de Macron en 2022.
Le gouvernement français tombe: Bayrou ne dépasse pas le vote de confiance
Contrairement à ce qui s’est passé en 2024 pour Attal, Barnier et Bayrou, cette fois Macron n’a pas commencé « consultations formelles », pour raccourcir les temps. Selon les sources de l’ISO, LeCornu est en charge de « consulter » les parties afin de « construire les accords essentiels pour les décisions des prochains mois ». Le Premier ministre aura probablement la première tâche négociant un programme minimum, qui comprend un projet de budget pour 2026, priorité absolue. « Il lui a confié la tâche de consulter les forces politiques représentées au Parlement afin d’adopter un budget pour la nation et de construire les accords indispensables pour les décisions des prochains mois », a indiqué la présidence française. « Après ces discussions, il appartiendra au nouveau Premier ministre de proposer un gouvernement au président de la République », a ajouté l’élisée.
Qui est Sébastien Lecornu, le favori de Macron
Les indiscrétions des commentateurs politiques lui ont donné à l’avance. Quelques heures plus tard, la confirmation est venue: Sébastien Lecornu est le nouveau premier ministre français. Le fidèle Macron, le ministre des Forces armées, 39 ans, était déjà au nom des noms en décembre dernier, avant que Bayrou ne s’impose à lui pour Matignon. Sa nomination en tant que Premier ministre couronnerait une ascension de foudre, similaire à celle de Gabriel Attal. Parfaitement aligné avec le président en termes de politique économique et jouit de sa confiance, il pourrait se démarquer si ce dernier décide de prendre parti de son côté.
Macron était pressé de nommer un nouveau chef de l’exécutif. Le spectre d’un jugement de Fitch s’approche de Paris qui pourrait réduire la note de France vendredi, aggravant la tension des marchés financiers. D’où l’urgence de confier d’urgence un mandat exploratoire en peu de temps.
Les manifestations de masse « nous bloquons tout »
Cependant, un choix n’est pas rapide pour aider Macron à retourner la crise politique et la méfiance envers les Français. Le pays se prépare à une nouvelle vague de mécontentement populaire qui, demain, devrait conduire à plusieurs grèves et manifestations contre le gouvernement, tandis qu’une autre mobilisation de l’union est attendue pour le 18 septembre. Le ministre français de l’intérieur, Bruno Retailleau, avait déclaré que les heures précédentes avaient déclaré que le pays « a besoin très rapidement d’un Premier ministre » devant « le risque d’agitation » dans le programme d’événements en septembre, en commençant par le « WOST WORKED pour le fait de s’établir en septembre. Retailleau, qui est également président des Républicains, estime « urgent » la nomination d’un premier ministre car « il doit y avoir un pouvoir vacant » à la veille de la manifestation et devant « dans un mois de septembre propice à tout type de trouble ».