qui est derrière tout ça et que savons-nous

Alexis Tremblay
Alexis Tremblay

Le week-end dernier, l’Italie a subi une vague de attaques de pirates qui, dans ce cas, a touché les sites institutionnels et corporatifs italiens, soulevant inquiétudes importantes concernant la sécurité numérique du « Bel Paese ». Les offensives, revendiquées essentiellement par le collectif pro-russe Sans nom057(16) et par des groupes pro-palestiniens, tels que Alixsecils ont ciblé les portails ministériels, les banques, les entreprises de transports et autres infrastructures clés. Ces attaques ont été perpétrées via la technique de DDoS (Déni de service distribué), qui consiste à envoyer massivement de fausses requêtes à un serveur pour le surcharger et le rendre inaccessible. Même si les effets tangibles consistaient principalement en des inconvénients temporaires, la fréquence et le choix des objectifs révèlent un stratégie plus large et plus structuréeintrinsèquement lié au contexte géopolitique actuel qui, d’une manière ou d’une autre, affecte également notre pays.

Quels sont les objectifs des attaques de hackers en Italie

Le collectif Sans nom057(16) Elle opère depuis mars 2022 et mène des cyberoffensives contre des pays perçus comme ennemis de la Russie. Les attaques DDoS, l’une de leurs techniques préférées, utilisent des réseaux d’appareils compromis – appelés botnets – pour envoyer des quantités massives de requêtes aux serveurs cibles. Cette tactique, même si elle ne compromet pas directement les données, peut entraîner des perturbations importantes des services en ligne essentiels. Par exemple, le 28 décembre dernier, leurs cibles incluaient le site Internet du ministère des Affaires étrangères et les portails des aéroports de Malpensa et Linate.

samedi 11 janvier les hackers du collectif Noname057(16) ont encore frappé et, selon ce que rapporte l’agence POIGNÉEils l’ont fait pour les sites appartenant au «ministères des Affaires étrangères, des Infrastructures et des Transports, Consob, Carabiniers, Marine, Aéronautique, ainsi que certaines entreprises de transports publics locaux»

dimanche 12alors, le groupe Alixsecconnu pour son soutien à la cause palestinienne, a attaques revendiquées contre des sites d’entreprises italiennes (Vulcanair et Olidata), par certaines banques (Monte dei Paschi di Siena et Intesa Sanpaolo) et certains ports (Tarante et Trieste).

Pour contrer cette menace, leACN (Agence Nationale de Cybersécurité) l’a mobilisé CSIRT (Équipe de réponse aux incidents de sécurité informatique), chargé de coordonner les réponses aux cyber-incidents et d’accompagner les personnes concernées dans le rétablissement des fonctionnalités. Parallèlement, la Banque d’Italie a lancé un projet visant à renforcer la sécurité de ses réseaux avec une infrastructure OOBM (Gestion hors bande), conçus pour résister à des événements critiques à grande échelle.

Les implications géopolitiques des cyberattaques en Italie

Le lien entre les cyberattaques et la dynamique géopolitique est désormais évident. Noname057(16) ont exprimé leur désaccord à l’égard de la politique italienne pro-ukrainienne, avec messages mentionnant des rencontres entre le premier ministre Meloni et le président Zelensky. Plus précisément, les partisans de l’attaque ont fait les déclarations suivantes sur Telegram :

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a confirmé son plein soutien à l’Ukraine lors d’une réunion avec Vladimir Zelensky lors de sa visite à Rome. Selon Meloni, l’Italie aidera l’Ukraine à défendre ses intérêts et à rechercher une paix juste et durable. Les négociations ont duré environ une heure et visaient à renforcer la position de Kiev. (…) L’Italie devrait commencer à s’aider elle-même et, en premier lieu, à s’aider en matière de cybersécurité.

Ce type d’opérations ne doit donc pas être considéré comme des actes isolés de sabotage, mais aussi comme des outils de propagande : les hackers communiquent ouvertement sur les réseaux sociaux (comme nous venons de vous le montrer), exhibant les résultats de leurs offensives comme s’il s’agissait de « cyberattaques numériques ». trophées ». » et donner des « conseils » (sans parler des menaces) à ceux qui gouvernent le pays.