Le l’accaparement des terres, en italien, le « land grabbing » est le phénomène par lequel des gouvernements, des multinationales ou des investisseurs privés achètent ou s’approprient de grandes portions de terres dans les pays les plus pauvres, souvent au détriment des populations locales. La tendance des plus puissants à s’emparer des terres des autres n’est pas nouvelle, elle est aussi ancienne que l’être humain lui-même, ce qui différencie notre époque de celles du passé sont les dimensions disproportionnées du phénomène et l’implication d’un pluralité d’acteurs. Le caractère systématique de accaparement des terres cela met en danger les populations locales, qui sont privées du dernier bien de valeur qui leur reste : la terrevolées selon des pratiques souvent peu transparentes ou forcées, transformées en terres pour des cultures industrielles, l’exploitation minière ou la spéculation financière.

Qu’est-ce que ça veut dire accaparement des terres et comment ça se passe aujourd’hui
Tant d’un point de vue « quantitatif » que « qualitatif », le phénomène d’accaparement des terres Aujourd’hui C’est différent de ce qui s’est passé dans le passé. Pendant le Colonialisme (XVe-XVIIIe siècle) etImpérialisme (XIXe siècle) n’étaient que les puissances européennes de conquérir de vastes territoires à travers le globe, étouffant l’indépendance des populations locales, notamment en Afrique et en Asie. Mais aujourd’hui, la course à accaparement des terres est devenu généralisé et implique nouveaux pouvoirs comme Chine, Brésil, Arabie Saoudite et Émirats arabes unismais aussi des pays « insoupçonnés », dont le nom n’est pas habituellement (et à tort) associé à des phénomènes d’exploitation, comme Pays-Bas et le suisse.
Et ce n’est pas tout : alors qu’à l’époque coloniale les puissances européennes occupaient les territoires africains et asiatiques pendant exploiter ses ressources naturellesen particulier ceux souterrains, e conquérir de nouveaux marchés de débouché pour sa propre fabrication; aujourd’hui, les anciens et les nouveaux acteurs visent à s’emparer des zones fertiles, mais les convertir à la production alimentaire ou développement des cultures à vocation industriellecomme ceux liés aux carburants dits « verts » (biocarburant).
La nouvelle « course vers l’Afrique »
Bien que le accaparement des terres est maintenant devenu un problème dans tous les coins du monde, une fois de plus, ils sont les Pays africains d’en supporter le poids. Selon les données publiées par «Initiative Matrice Terrestre» depuis l’an 2000 jusqu’à aujourd’hui, ils ont été plus loin 1 000 accords signés par des Etats ou des sociétés étrangères avec des pays africains dont l’objet est l’exploitation des terres locales. Le pays le plus touché par ce phénomène était Mozambiqueavec 110 transactions foncières agricoles à grande échelle, mais aussi Ethiopie, Cameroun Et la République Démocratique du Congo ont stimulé l’attention étrangère. Il est important de rappeler qu’il y a aussi l’un des protagonistes de cette nouvelle « course vers l’Afrique ». ItalieQue a conclu des accords pour l’exploitation des terres avec onze pays: Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Mozambique, Madagascar, Gabon, Nigeria, Bénin, Ghana, Libéria et Sénégal.

Le triste sort des populations locales : les conséquences de l’accaparement des terres
Les grands perdants de cette variante moderne du « Ruée vers l’or » (dans ce cas « l’or agricole ») sont à nouveau les populations locales sans défense. Serré dans un étau formé par les effets de changement climatique, gouvernements autoritaires, intérêts des grandes puissances étrangères et des multinationales sans scrupulesles agriculteurs africains voient leur marge de manœuvre de plus en plus réduite et, souvent, ils sont contraints de abandonner leurs terres ancestrales et grossir le groupe déjà important des défavorisés, qui finissent par se concentrer dans les grandes zones urbaines à la recherche d’un travail rémunéré.
Si l’on considère que le environ la moitié des terres arables d’Afrique (1,2 milliard d’hectares de terres) a déjà été touché par phénomène d’appropriation décrit et que la tendance ne montre aucun signe de ralentissement, il n’est pas difficile de prédire qu’à l’avenir les communautés locales connaîtront une nouvelle compression de leurs espaces de vie (un phénomène qui a déjà acquis le nom de compression des terres) avec pour résultat d’accentuer les tensions sociales déjà marquées et lesinstabilité géopolitique général du continent.