La nouvelle s’est récemment répandue de la prétendue découverte d’un batterie de tofu auquel est attribuée une autonomie d’environ 300 ans. Il reste cependant légitime de se demander s’il s’agit d’une véritable innovation technologique ou d’une fausses nouvelles. En fait, les nouvelles trouvent un retour d’expérience concret – même si tu l’appelles batterie de tofu C’est assez trompeur. Une équipe de recherche conjointe de la City University de Hong Kong et de la Southern University of Science and Technology a en effet développé un prototype de batterie basé sur l’utilisation de composés similaires à ceux utilisés dans processus de production de tofu. Les tests expérimentaux, publiés le Natureils ont souligné haute stabilité électrochimiqueouvrant des perspectives de développement intéressantes dans le domaine des systèmes de stockage durables. L’étude s’inscrit dans le contexte du besoin croissant d’identification du marché de l’énergie alternatives technologiquement valable par rapport aux traditionnels batteries lithium-ionqui, bien que largement répandus, présentent différents criticité liés à leur durée de vie opérationnelle limitée, à leur propension à surchauffer et à l’impact environnemental important associé à leur cycle de vie.
Comment est fabriquée la « batterie de tofu » ?
Les chercheurs se sont fixé pour objectif ne pas employer substances très polluantes, couramment présentes dans les accumulateurs électrochimiques classiques. Dans cette optique, ils ont développé une nouvelle typologie de électrolytecomposant qui permet le transfert de charge entre les électrodes, dans lequel les acides et bases traditionnels ont été remplacés par sels neutres De magnésium Et footballminéraux présents dans la saumure utilisée dans le processus de production du tofu. Ce faisant, il a été possible de développer une solution électrolytique pH neutre (égal à 7), capable de réduire les réactions corrosives normalement induites par les métaux lourds et de minimiser le risque de rejet de substances contaminants pendant les phases de fonctionnement et d’élimination de la batterie.
De plus, l’électrode négative était constituée d’un alliage spécial à base de polymères organiques covalents (FLIC), un matériau composite qui possède des propriétés similaires à celles des plastiques à haute conductivité électrique, tandis que le positif (cathode) en Bleu de Prusseun composé inorganique couramment utilisé comme pigment dans les peintures.
D’après les tests, les résultats semblent prometteurs
Des tests en laboratoire ont montré que la batterie expérimentale est capable de supporter jusqu’à 120 000 cycles de chargeéquivalent, dans des conditions de fonctionnement standards similaires à une recharge quotidienne d’un smartphone, à une autonomie d’environ 300 ans. Ce résultat, en plus de confirmer l’exceptionnel stabilité assuré à long terme par un fonctionnement dans des conditions électrolytiques neutres, est associé à l’utilisation de liquides et de matériaux non toxiques et conformes aux réglementations internationales de sécurité.
Avantages et durabilité : où peut-il être utilisé
La « batterie tofu » a une densité énergétique inférieur par rapport aux cellules lithium-ion. Cette caractéristique, bien que constituant une possible limite dans les applications qui nécessitent une puissance élevée dans de petits espaces, il est avantageux dans contextes stationnairesoù la stabilité opérationnelle et la fiabilité représentent des exigences prioritaires, comme dans systèmes de stockage pour les énergies renouvelables ou dans des infrastructures destinées à fonctionner en continu pendant de longues périodes. Le projet est encore en phase d’évolution, et le passage du prototype expérimental au produit destiné à une production à grande échelle implique différents défisy compris l’optimisation des processus de production et la réduction des coûts.